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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar serait à l’origine des attentats meurtriers commis jeudi au Niger contre l’armée nigérienne et le groupe français Areva. Focus sur un terroriste dont le Tchad avait annoncé la mort.

Né à Gardaïa en Algérie, il s’envole à 17 ans pour l’Arabie Saoudite pour aller s’entraîner dans les camps. Puis, il part en Afghanistan combattre les Soviétiques. C’est là qu’un éclat d’obus lui arrache son œil gauche, d’où son surnom « Le Borgne ».

En 1993, il rentre en Algérie et rejoint les groupes islamiques armés où il devient rapidement émir de la région Sahara-Sahel du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), aujourd’hui appelé Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Un spécialiste des rapts occidentaux

Surnommé «Monsieur Marlboro» en référence aux activités de contrebande de cigarettes dans la région, il établit des liens avec les tribus qui le préviennent des mouvements des forces de l'ordre.

Pour financer ses activités, notamment l’achat d’armes, Belmokhtar se spécialise alors dans le rapt d’occidentaux, qu’il a l’habitude d’échanger contre d’importantes rançons.

De nombreux enlèvements lui sont attribués, dont celui de deux jeunes Français à Niamey, au Niger en janvier 2011, tués au cours d’une tentative ratée de libération par l’armée française.

La rupture avec AQMI et la prise d’otage d’In Amenas

En décembre 2012, Belmokhtar annonce, dans un enregistrement vidéo, sa rupture avec Aqmi et la mise sur pied d’un nouveau groupe islamiste armé dénommé les Signataires par le sang. Ce groupe, qui compterait entre 200 et 300 personnes, a revendiqué la prise d’otages du 16 janvier qui a fait 40 victimes sur le site gazier de Tiguentourine, à In Amenas, en Algérie.

Depuis, Mokhtar Belmokhtar se fait médiatiquement très discret. Il est devenu l’ennemi public le plus recherché par les services occidentaux et algériens.

La France n’a pas confirmé sa mort, au contraire du Tchad

Le président tchadien Idriss Déby Itno, dont l’armée intervient au Mali avec l’armée française, avait affirmé en avril que Belmokhtar s’était « fait exploser » peu après la mort d’Abou Zeïd, autre terroriste alors recherché a l’époque. La France avait confirmé le 23 mars la mort d’Abou Zeid, mais pas celle de Mokhtar Belmokhtar.

Condamné à la prison à plusieurs reprises par différents tribunaux en Algérie, il reste cependant introuvable, d’où son surnom « L’insaisissable ». On ignore aujourd’hui s’il est encore en vie

 

Source: http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Attentats-au-Niger.-Qui-est-Mokhtar-Belmokhtar-_55257-2195579_actu.Htm