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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

assemblee_nationale_ext_432.jpgPlus de deux ans après les faits, des députés français entendent toujours faire la lumière sur le rôle de la France lors de l'offensive rebelle de février 2008 sur Ndjamena et sur la disparition de l'opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh. Pour cela, la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française a auditionné mardi 23 mars 2010 deux diplomates français: François Zimeray, ambassadeur pour les droits de l'homme, et Bruno Foucher, ambassadeur de France à Ndjamena.

Quel a été le rôle de la France lors de l'attaque rebelle sur Ndjamena début février 2008 ? Quel a été le degré d'implication de l'armée française aux côtés des forces gouvernementales tchadiennes ? Que savaient les diplomates français de l'enlèvement des trois opposants Lol Mahamat Choua, Ngarlejy Yorongar et surtout Ibni Oumar Mahamat Saleh qui n'est jamais réapparu ?

Telles sont les principales questions que les députés de la commission des Affaires étrangères ont posé à François Zimeray, l'ambassadeur pour les droits de l'homme, et plus encore à Bruno Foucher, l'ambassadeur de France à Ndjamena.

La faute au secret défense, les députés n'ont pas obtenu l'audition des militaires français cités dans le rapport de la Commission d'enquête sur les évènements de février 2008 mais pour eux cette double audition est déjà une première victoire.

« Après deux ans de silence, on commence enfin à s'intéresser à cette affaire. Il faudrait maintenant que le Parlement se penche sur les accords de défense signés avec des pays africains, comment ils sont appliqués et quelles en sont les clauses secrètes », explique Gaëtan Gorce, un législateur français très impliqué dans ce dossier.

Après ce premier acte, les députés veulent enfoncer le clou. Jeudi 25 mars, ils entendent déposer une résolution à l'Assemblée pour demander au gouvernement français de veiller à ce que le comité de suivi de la Commission d'enquête fonctionne enfin et que, comme convenu, des observateurs internationaux y participent.