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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Suite à la publication dans la presse tunisienne et sur le blog de makaila, de plusieurs communiqués de presse signés,  par son Président , Nabil Montasser, le Collectif pour la Défense des Libertés Fondamentales en Afrique (CDLFA), a attiré l’attention de l’opinion publique tunisienne et internationale sur les arrestations arbitraires,  depuis une semaine,  de trente un (31) responsables politiques du Front du Salut de la République (FSR), parmi lesquels, figure le Dr Adam Youssouf Moussa, conseiller en communication du capitaine Ismail Moussa, leader du mouvement.


Curieusement, ces arrestations des militants et sympathisants du FSR, interviennent juste après une série d’accords signés à Ndjaména,  la semaine dernière entre une délégation tunisienne conduite par M.Rafik Abdessalem, ministère des affaires étrangères et son homologue Moussa Faki Mahamat,chef de la diplomatie tchadienne.

Il convient de souligner, que les arrestations sans motif apparent à Tunis des membres du FSR, rappellent, celles intervenues à Khartoum entre 2010, après  la normalisation des relations politiques et diplomatique entre  le Tchad et le Soudan. Plusieurs opposants tchadiens ont été arrêtés arbitrairement, détenus par les services de renseignements  soudanais puis  livrés au régime d’Idriss Deby.

 

Assiste-t-on alors au même cas de figure ?


La particularité est, qu’ici, la période post Ben Ali et depuis la révolution du Jasmin, la Tunisie est, considérée comme un modèle et une référence, pour tous les peuples opprimés d’Afrique et du monde arabe en quête d’émancipation et de justice sociale.


Par la voix de son Président, Nabil Montassar, le Collectif pour la Défense des Libertés Fondamentales en Afrique, (CDLFA), a exprimé son inquiétude et son indignation dans son dernier communiqué de presse face à ces arrestations d’opposants tchadiens. Il  a été rejoint par plusieurs responsables politiques et de la société civile tunisienne qui envisagent de faire prévaloir le respect du Droit International humanitaire afin de préserver l’image de la révolution tunisienne qui risque d’être atteinte au cas où les autorités persistent dans leur logique d’extrader vers le Tchad les membres du FSR.


La Tunisie doit rompre avec  les pratiques liberticides du régime Ben Ali où la classe politique, les membres de la société civile et les journalistes ont fait l’objet de féroce répression.

La Tunisie nouvelle est celle qui a tourné définitivement le dos à l’oppression, à la répression et aux violations des droits de l’homme les plus élémentaires.


Toute déportation ou extradition vers le Tchad, des membres de l’opposition tchadienne en exil, nous fera rappeler des mauvais souvenirs  de la  Tunisie que nous avons crue,  naïvement  débarrassée de ces tares.


Ce  cas d’arrestation d’opposant tchadiens est un test majeur qui place les autorités Tunisiennes devant une lourde responsabilité morale et face à l’histoire.


Que vont-elles faire ?


Makaila Nguebla