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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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  M.Senoussi Kosso,Orléans-France

SENOUSSI Kosso                                                                              Orléans, le 29/11/2010  

 1, Allée Alexis deTocqueville   45100                                                                                                                                 ORLEANS                                                                                                                                                                                Tél : 06 16 74 25 34                                                                                                                                                                                                                                                                               

                                           Monsieur Alain FOKA, Responsable de l’émission « Archives d’Afrique »

                                                        A RFI PARIS

Lors de votre émission « Archives d’Afrique », précisément, dans la tranche diffusée le 27 Novembre 2010, Goukouni Weddeye a, en parlant de moi nommément, a déclaré que j’étais « envoyé par Hissein Habré pour lui transmettre un message dans lequel je lui propose de récupérer les éléments d’Hissein Habré pour combattre Idriss Déby ». Je tiens à démentir catégoriquement cette assertion aussi  bien dans son esprit que dans sa forme.

Aussi, il importe de relater, ici, les circonstances et l’objet de ma rencontre avec Goukouni, et rétablir la vérité des faits avec clarté et précision.

J’ai rencontré Goukouni, à Alger  en 1991, à son initiative mais non à celle d’Hissein Habré.

Avant la rencontre d’Alger, Goukouni a chargé un ami à Paris pour me contacter à Ndjamena afin  que je transmette à Habré un message lui demandant de faire rallier les éléments de son armée présents dans le Nord tchadien à Goukouni en vue de constituer un front commun de lutte. J’ai reçu ce message, précisément, le 30 Novembre 1990, entre 21H30 et 22HOO à Ndjamena.

J’éprouvais beaucoup d’hésitation à transmettre ce message car, je pensais que les Libyens  s’empresseraient  de saisir une telle occasion pour réoccuper le Nord tchadien. Toutefois, j’ai décidé de dire à cet ami que Goukouni devait contacter l’Ambassadeur du Tchad auprès de la Libye à Tripoli. A la suite de quoi, l’ami m’a recontacté pour m’informer que l’Ambassadeur en question était en voyage au Tchad.

C’est alors que j’ai jugé convenable de rencontrer Habré  pour lui en parler. Mais, vu les circonstances du moment, c’est seulement le 3 Décembre 1990, à Maroua (Cameroun), que nous nous sommes rencontrés. Ainsi, je lui ai transmis la teneur du message de Goukouni, et ensuite, de ma propre initiative, je lui ai suggéré de se réconcilier avec son ancien compagnon pour réparer les dégâts faits à notre communauté ; une idée chère, largement partagée par les originaires du Borkou-Ennedi-Tibesti. Après bien d’hésitation, Habré m’a dit qu’il n’y voyait pas d’inconvénient, et qu’il n’est pas, par principe, opposé à la réconciliation.

Finalement, c’est bien plus tard, le 03/12/1991, que je m’étais déplacé en Algérie pour rencontrer Goukouni à qui j’ai répété ce qu’auparavant, j’avais dit à Habré. En fait, ce que voulait Goukouni, c’était tenter de récupérer les éléments de Habré réfugiés au Niger mais pas la réconciliation. Pour ma part, ce n’était pas l’objet de mon déplacement  et j’ai quitté Alger.

Tels sont les faits dans leur réalité. Je m’étais rendu en Algérie sur l’initiative de Goukouni. Habré n’a rien demandé à ce dernier, et ce n’était pas lui qui m’a envoyé comme messager auprès de  Goukouni.

 Aussi, ayant été nommément mis en cause dans l’émission précitée, je demande à M. Alain Foka et à RFI de bien vouloir diffuser ce démenti en guise de droit de réponse avec les soins de droit et d’usage en la matière.

 

Veuillez agréer, Monsieur,  l’expression de mes sentiments distingués.