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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Toutes les rebellions du monde (pour ne pas dire révolutions) ont connu de hauts et des bas avant leur arrivée au pouvoir. Les rébellions des tchadiens ne feront pas l’exception.

La défection honteuse d’un certain nombre de chefs rebelles ne doit pas affecter le moral des citoyens tchadiens dans la cherche des solutions radicales à ses multiples problèmes. Les solutions radicales ont été toujours amères ; et ses amertumes, qui se résument en termes de victimes directes et collatérales, sont les prix forts à payer pour l’instauration d’un système de gouvernance globalement approuvé par le peuple.

Nous disons globalement approuvé parce que, il n’y aura jamais un système qui serait accepté par tous. Du moins par les populistes et autres renégats à l’image de ceux qui co-gouvernent avec le satrape du palais rose. Ceux-là vont bien sûr être mal à l’aise dans un système de gouvernance qui privilégie la créativité à la médiocrité au quelle ils se sont habituée.

Et donc, la mauvaise passe que traverse la résistance nationale n’est pas une fatalité. C’était d’ailleurs clairement visible dès les premiers jours de la formation forcée par les soudanais d’un conglomérat des mouvements dont tout oppose. Il n’y a jamais eu une prise de position commune ne serait-ce que sur la façon de renverser le régime en place. Il n’y a jamais eu un programme politique unique ; ou plutôt, il n’y a jamais un programme politique du tout.

Ce que les leaders des mouvements armés fabriqués par le Soudan présentaient comme programme n’était qu’un amas des déclarations d’intentions mal formées et même mal rédigées, qui ne correspondent en rien à ce que le groupe des citoyens éclairés attendaient.

Nous n’allons pas renter dans des détails qui relèvent de la dialectique politique et qui nous guideront tout droit vers un thème de discussion inopportune. Cependant, il faut relever que si sur le point de l’avancée militaire vers la capitale pour destituer le président Deby il y a eu des échecs, il faudrait admettre (remarquer) que nous avons quand même enregistré quelques développement positif de mentalité. Ce développement est mesurable, entre autres, par un relâchement du sentiment de consanguinité ambiant il y a quelque temps.

Les différentes interventions des uns et des autres à travers la toile nous enseignent que le sentiment du régionalisme est aussi sur le point d’être transcendé par beaucoup de compatriotes. Ce nouvel état d’esprit que nous appelons « progressiste » est engendré par l’accumulation des déceptions « empiriques » causées par les leaders des régions autoproclamés. N’est-ce pas à quelque chose malheur est bondit ? Sur cet état d’esprit nouvellement créé, nous y reviendrons par un nouveau article spécialement.

Pour revenir au but de cet article, il n’y rien de catastrophique à ce qu’une partie des leaders et/ou combattants se lassent de la lutte et choisissent le chemin du retour à la « légalité ». Sous d’autres cieux, il y a eu aussi ce mouvement inverse et bien pire.

Aujourd’hui, la presse nationale et internationale ne parle souvent que de ceux qui ont déserté, de ceux qui sont envoyés à Doha (Qatar) et aussi de l’accalmie sur le plan militaire. Très rarement on évoque ceux qui ont refusé d’être désarmer par les soudanais et qui bravent les menaces quotidiens de ces derniers. Et pourtant, ceux qui ont choisi de continuer la lutte, s’il est vrai qu’ils n’ont pas des moyens conséquents à la hauteur de ceux du régime, ils ont quand même un autre atout plus important que les moyens matériels. La détermination.
Lors d’une interview, en 1964, un journaliste posait la question à Che Guevara par rapport à l’efficacité de la lutte d’autres peuples de l’Amérique Latine. Ces derniers n’ont pas des moyens conséquents pour venir à bout de leurs régimes. La réponse du Che fut courte et instructive.

« Nous aussi, alors que nous sommes sur le terrain, personne ne parlait de nous pendant deux ans ». En d’autres termes, le Che voulait dire qu’il y aura un jour où non seulement on tiendra compte de ces rebelles latino-américains, mais ils finiront par avoir raison de leurs ennemis.

Et nous aussi (ceux qui sont restés encore sur le terrain), avec nos moyens que nous reconnaissons rudimentaires, nous allons finir par avoir raison du voyoutisme national.

A suivre.

A bas les traitres de la république !

Vive le Tchad-tout-puissant d’hommes intègres.

La rédaction.

La suite sur : http://www.alhifrig.com/EditorialDetail.asp?item_id=210