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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

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Il faut aller au secours du Burundi et du Tchad

(AfriSCOOP) — A l’abri des regards des grands médias internationaux détenus par les Occidentaux et qui ne livrent souvent que les informations qui avantagent leurs gouvernements, le Burundi et le Tchad connaissent un bouillonnement négatif de leur vie sociale qui demande une attention urgente des organisations sous-régionales ou panafricaines dont ces deux Etats sont membres.

 

 Un commentaire de Achille Ngueti - La Rédaction © AfriSCOOP

C’est le lot des Etats en Afrique qui veulent demeurer des cancres de la démocratie. Le malaise social au Burundi et au Tchad a en partie pour origine la tenue récente de joutes électorales non consensuelles dans ces Etats. Tout simplement parce que les présidents Nkurunziza et Déby Itno n’ont pas voulu prêter une oreille plus attentive aux réclamations (de leurs compatriotes opposants) relatives au processus électoral.

A l’abri des grands titres de l’actualité panafricaine, le Burundi est plongé dans une insécurité criarde qui peut enlever la vie, à tout moment, à tout honnête citoyen qui n’aura commis que le crime de mettre le nez dehors. A l’insécurité, se greffent un délestage continu du courant électrique qui met le Burundi à des années-lumière de son Etat frère du Rwanda, en matière de développement. Pourtant, les deux Républiques ont connu les mêmes vicissitudes politiques ces deux dernières décennies et disposent presque des mêmes ressources humaines et naturelles. Le bout du tunnel semble éloigné pour les Burundais, en grande partie parce que le président Nkurunziza et son principal opposant, Agathon Rwasa, ne veulent pas regarder dans la même direction. Au nom des intransigeances qui semblent arriérées, des uns et des autres.

Les Tchadiens veulent du concret, c’est simple

Un Etat producteur de pétrole depuis 2003 (or noir de Doba) qui est à la merci d’une nouvelle crise alimentaire. C’est la situation que vit la terre de l’ancêtre de l’espèce humaine, Toumaï. Tout comme au Burundi, les différends politiques profonds de ces derniers mois oblitèrent les perspectives de réalisations d’infrastructures socio-économiques urgentes. Aéroport et immeubles flambants neufs relookent certes le visage d’une ville, d’un pays mais ne permettent pas à la population qui y vit d’être définitivement à l’abri des coupures du courant électrique, de la vie chère, etc. En gros de mettre un Etat sur le chemin d’une croissance certaine. Pourtant, c’est l’Ue (Union européenne) qui a cautionné les élections générales de début d’année au Tchad qui n’ont été démocratiques que pour le gouvernement et les observateurs étrangers.

« Quand on veut, on peut », souligne l’adage. Les présidents Déby Itno et Nkurunziza ont l’obligation de redonner une nouvelle orientation urgente à leur politique sociale. Un peuple affamé a vite fait de faire remonter dans le lot de ses rancœurs quotidiennes des réclamations démocratiques.