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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Dans un communiqué de presse daté du 19 juin 2012, on apprend toute la détresse dans laquelle se trouvent les journalistes d’Afrique de l’Est.

Regards d’Africains de France-Nabila Hamdani

« Préoccupant », voilà le terme qui semble le mieux pour qualifier la situation de la presse en Afrique de l’Est. Ce sont en effet des centaines de journalistes qui se voient contraints de quitter leur patrie. Un choix ? Pas vraiment. L’exil s’impose aux professionnels des médias, victimes d’agressions. Une crainte plus que réelle. En effet, il suffit de se pencher sur l’actualité pour se rendre compte des conditions de vie et de travail des agents des médias. Assassinats sommaires, agressions, emprisonnements… En Afrique de l’Est, la Somalie apparait comme le pays à éviter. Depuis juin 2011, on ne dénombre pas moins de 7 professionnels du journalisme qui ont tout simplement fui leur pays par peur d’être à nouveau la cible d’actes de violence. Sans compter ceux qui ont été exécutés (6 en 2012). Un acharnement devenu monnaie courante et qui malheureusement, mais réellement bénéficie d’une impunité sans limites. Ainsi, dans le rapport « Journalistes en exil en 2012 », le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) n’hésite pas à révéler des chiffres afin de souligner l’urgence de la situation. On peut dès lors lire que plus de la moitié des 450 journalistes exilés correspond aux travailleurs de l’information d’Afrique de l’Est. Un phénomène que l’on ne peut ignorer. Il ne s’agit plus de leur affaire exclusive, mais elle devient générale et commune à tous. « Il y a une crise des réfugiés journalistes en Afrique de l'Est qui a considérablement affaibli la capacité des  institutions médiatiques à fournir des informations fiables », a déclaré Maria Salazar-Ferro, coordonnatrice du programme d'assistance aux journalistes au CPJ. Les chasseurs des informations devenus réfugiés ne trouvent pas mieux ailleurs. Sans droit légal ni sentiment de sécurité, ces hommes et femmes vivent retranchés comme les parias de la société. Persécutés sur leur propre terre, seraient-ils condamnés à errer sur les routes de l’exil sans la promesse d’une terre ?