Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

BLOG-MAK-2011-6259.JPG

BLOG-MAK-2011-6250.JPG

 

                                          AFFAIRE MATTA- LERE OU AFFAIRE KEBZABO : LES MASQUES TOMBENT !

 


Que de dénégations enregistrées depuis le début de cette affaire qui demeurera l’un des plus grands scandales de la République ? Le juge d’instance de N’Djamena venait de libérer le sieur Daniel Deuzoumbé, président de l’ONG “Droits de l’Homme Sans Frontières“ de ses chaines de « criminel improvisé », au bénéfice du doute et après une grève de la faim de 7 jours. Le président de l’Assemblée Nationale venait de mettre en congé la commission parlementaire chargée d’examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Saleh Kebzabo, chef de file de l’opposition politique, poursuivi pour diffamation lui aussi, le dossier ayant été considéré « complexe et nécessitant d’autres investigations ». Cette trêve de raison, on le croyait, devait permettre aux uns et aux autres d’enterrer cette sinistre affaire en allant à l’apaisement et au bon sens, mais que nenni ?
La désormais célèbre dame Lahr-Idi Rachel, l’une des veuves de Matta-Léré et la plus inspirée au cœur de cette cabale politico-judiciaire, revient à la charge en passant à une vitesse supérieure inattendue. En effet, cette femme paysanne quasi-analphabète mais lectrice attentive et avertie de N’Djamena Bi-hebdo et auditrice de RFI, se tourne vers le journal L’Observateur pour jeter un nouveau pavé dans la marre (N° 640 du 04 janvier 2012, “L’épouse du chef de village défunt parle“)!
Acte 1 : D’abord d’entrée de jeu, le journal annonce : « Nous l’avons rencontrée dans un lieu tenu secret ». N’est-ce pas que le président de DHSF le sieur Daniel Deuzoumbé avait été enchaîné et jeté en prison à Moussoro pour avoir prétendu sur RFI que Mme Lahr-Idi aurait été enlevée de Léré ? D’où vient que cette femme invisible donne une interview dans un lieu tenu secret ? Qui menace Lahr-Idi ? L’intéressée déclare elle-même ceci : « Après leur forfait (les présumés assassins de son mari Massamba, ndlr), ils sont revenus, certains se sont mis à me frapper et nous interdire d’organiser les funérailles. C’est à ce moment que Saleh Kebzabo a appelé la brigade de Léré et les autorités administratives et traditionnelles pour leur dire qu’un évènement douloureux vient de se passer à Matta… Pour ma sécurité, j’ai été conduite chez le Gon à Léré où j’ai résidé à partir de ce jour ». Aucune menace nouvelle n’a jamais été signalée contre Lahr-Idi circulant librement vers son village de Matta et où sa coépouse est restée jusqu’à ce jour, comme l’exige la tradition et le deuil.


Dans les traditions Moundang-Guidar, la veuve reste sous la protection de sa belle-famille, tant que les liens et effets du mariage ne sont pas révoqués. Mais aujourd’hui, Lahr-Idi ne répond plus de cette tradition d’adoption et déclare ouvertement vouloir porter plainte contre sa belle-famille (lire l’itw), le clan Ban-Djou qui avait déjà porté plainte contre X pour retrouver l’assassin de leur frère Massamba tué le 13 septembre 2011. Nous, les membres et répondants de cette tradition, prenons acte de cette rupture annoncée par voie de presse. Cependant, nous demandons à ceux qui cachent cette pauvre femme – peut-être veulent-ils l’épouser ? – d’être élégants et de venir se présenter à son ex belle-famille pour officialiser en bons termes ce changement de statut de Lahr-Idi. Cette formalité accomplie, ils n’auront plus besoin de la cacher, puisqu’en ce moment elle est portée disparue pour sa famille d’adoption !


 Les lois tchadiennes et internationales la considèrent comme “disparue“ ou “otage“ jusqu’à preuve du contraire. Cette preuve consistant en la production d’un acte du procureur de la république, seul habilité à la garder au secret pour raison de sécurité, ce qui aura le mérite de la clarté. A défaut, les « receleurs » de Lahr-Idi auront tôt ou tard à répondre de leur forfait !
En attendant, nous demandons aux parents naturels de Lahr-Idi de réagir en exigeant que leur fille soit libérée et placée sous leur protection directe, dès lors que sa belle-famille Moundang et Guidar se trouve dans l’impossibilité de le faire, en attendant que les autres règlements suivent.
Acte 2 : Mme Lahr-Idi, consciemment ou non, est sujette ou instrument d’une grave crise politico-juridique et sociale (communautaire). Elle (ou ses mentors cachés) avait accusé deux personnalités de l’avoir diffamé. Aujourd’hui, elle change subitement de chef d’accusation pour viser carrément le crime, en accusant noir sur blanc le député Saleh Kebzabo d’être la tête du gang qui aurait assassiné son mari. « C’est lui (Saleh Kebzabo, ndlr) qui a tué mon mari et c’est pourquoi j’ai porté plainte contre lui. Pourquoi est-ce lui qui est le premier à être informé de l’évènement pour en informer les autorités ? C’est qu’il a préparé cet acte avec les assassins de mon mari… Je veux que Saleh Kebzabo soit arrêté, car c’est lui l’auteur de la mort de mon mari. A ce titre, il doit prendre la charge de mes enfants ». Toute les procédures actuellement en cours tombent caduques, car il y a désormais plus grave : le chef de file de l’opposition tchadienne mériterait le peloton d’exécution pour avoir planifié un meurtre odieux, celui du mari de cette femme qui venait de reconnaître avoir la vie sauve grâce à la prompte alerte de ce même Saleh Kebzabo ? On tombe des nues !


Nous ne pensons pas qu’il y ait une accusation plus grave que celle-ci dans notre grande communauté Moundang-Guidar, comme ailleurs à Iriba, Faya ou Mao ! Et comme tous ceux qui s’investissent pour dénouer ce dossier macabre tiennent le même langage, c’est sa communauté d’adoption que Lahr-Idi vient d’accuser de complicité d’homicide ! Mais avant d’aller plus loin, nous voulons nous assurer auprès de ses parents naturels que Lahr-Idi jouirait actuellement de toutes ses facultés et de sa liberté pour assumer la nouvelle tournure que risquerait de prendre ce feuilleton ? Nous avons du respect pour les parents naturels de Lahr-Idi et nous souhaitons leur implication à ce stade de dérives aux conséquences inimaginables.


Jusqu’ici, nous avions tous considéré, Moundang et Guidar, avoir affaire à une femme perturbée, prisonnière de personnes odieuses et sans moralité ni mesure, mais cette sortie dans un journal respectable de la place nous choque, au moment où nous étions en train de vouloir profiter de la « trêve » pour  réconcilier les familles et traiter équitablement les cas de la vingtaine de veuves et des dizaines d’orphelins laissés par ces bourdes criminelles. Nous considérons que c’est la dignité de notre communauté qui est atteinte de plein fouet et que cela dépasse maintenant le seul contexte de règlement de comptes politiques.
Le journal L’Observateur a oublié de signaler en quelle langue Lahr-Idi aurait donné son interview et qui ferait foi le moment venu, puisque qu’elle a au moins deux langues d’adoption en plus de sa langue maternelle ?
Nous sommes conscients du péril qui plane sur notre communauté actuellement et c’est pour cela que nous nous retrouvons tous solidaires dans nos liens les plus sacrés, quoiqu’il arrive ! Mais pourquoi c’est une pauvre fille du Tchad profond que le destin a uni à notre communauté qu’ils (ses kidnappeurs et manipulateurs) ont choisi cyniquement comme combustible pour ce complot odieux ? Trop c’est trop !
Enoch DJONDANG
Membre de la communauté d’adoption de Lahr-Idi Rachel