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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Gaetan-Gorce-critique-la-mise-en-place-houleuse-et-chere-duQuestion écrite déposée le 2 juin 2010

Monsieur Gaëtan Gorce demande au Ministre des Affaires étrangères et européennes, quelles suites il compte donner à la résolution votée le 25 mars dernier par l'Assemblée nationale. Cette résolution demande en effet au Gouvernement français de tout mettre en oeuvre pour que le Tchad tienne ses engagements, et notamment que l'enquête relative à la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh  soit supervisée par une commission incluant des représentants de la communauté internationale. En visite en France voici quelques semaines, le Président Déby a écarté cette demande d'un revers de la main, invoquant la souveraineté du Tchad. Il convient de rappeler que la demande formulée par la représentation nationale n'était que la conséquence directe des conclusions de la commission d'enquête internationale mise en place à l'été 2008 et acceptées alors par le Gouvernement tchadien.

La désinvolture manifestée par Idriss Déby a l'égard du Parlement de la République est, pour des raisons  à la fois  politiques, juridiques et morales, inacceptable. Dans ces conditions Monsieur Gaëtan Gorce s'étonne du silence persistant du Ministre des Affaires étrangères qui n'a pas jugé utile, à cette date, de réagir officiellement. Dans sa réponse à la question qui lui a été posée par Monsieur Gaëtan Gorce lors de la Séance du 2 juin 2010, Monsieur le Ministre de la Coopération n'a d'ailleurs fait aucune allusion aux propos de la plus haute autorité tchadienne.

Cette attitude est de nature à jeter un doute sur la détermination du Gouvernement français à faire émerger la vérité dans une affaire qui semble l'embarrasser pour des raisons qui restent à déterminer. Monsieur Gaëtan Gorce demande par conséquent au Ministre des Affaires étrangères, les raisons de son inertie ou à défaut, les actions qu'il compte entreprendre, conformément aux voeux exprimés unanimement par l'Assemblée nationale.