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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

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L’arrestation depuis quelques jours par imprudence, à l’aéroport d’Adis Abeba, du colonel Adouma Hassaballah, dirigeant de l’UFCD et 1er vice-président de l’UFR, occupe  l’actualité tchadienne et inquiète les responsables politiques et militaires  de l’opposition au régime d’Idriss Deby, obligés de sortir de leur réserve pour dénoncer et appeler aux secours.

En effet, par la voix de son porte-parole, l’Union des Forces de la Résistance (UFR), a appelé  sur Rfi, l’Ethiopie à la libération le colonel Adouma Hassaballah  et fonde son argumentaire sur le fait que ce pays abrite le siège de l’Union Africaine.

Mais le constat que fait tout observateur est que l’Ethiopie bien qu’en domiciliant le siège de l’institution panafricaine, reste un pays peu respectueux des droits de l’homme.

Il convient de rappeler que lors des élections générales de  2005, en Ethiopie, plusieurs opposants au régime du Président Meles Zenawi, y compris des étudiants ont été arrêtés par la police alors qu’ils protestaient contre une mascarade électorale organisée par le parti au pouvoir.

 Aussi, faut-il ajouter l’arrestation en 2008 de Mme Birtukan, 36 ans, figure charismatique de l'opposition éthiopienne et  présidente de l'Union pour la démocratie et la justice (UDJ). Elle  était emprisonnée en  2008 puis libérée deux ans après.

C’est bien donc en présence des diplomates africains accrédités sur place à Adis Abeba que l’opposition éthiopienne est malmenée par le régime du président Meles Zenawi.

 Il est démontré que la plupart de pays des cornes de l'Afrique, sont connus pour leurs violations massives et répétées des droits de l'homme et que toute aventure dans ces zones, est risquée.

Le problème de certains membres de la rébellion tchadienne, réside au niveau de leur approche erronée du contexte international.

 Au lieu de miser sur un rapport de partenariat avec des organisations de défense des droits de l’homme, les leaders de l’opposition armée, occultent certaines réalités. C’est lorsqu’ils sont en difficultés, qu’ils lancent des appels aux secours à ces mêmes mouvements de défense des droits de l’homme.

 Il est temps que ceux qui restent encore dans l’opposition tchadienne, ouvrent les yeux et comprennent, le rôle vital des organisations de défense des droits de l’homme qui sont de nos jours, incontournables dans le processus démocratique et le respect des libertés fondamentales dans nos pays.

 

Il faut encourager une culture des droits de l’homme pour assurer une protection de soi.

La rédaction du blog de makaila