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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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M.Abdelmanane Khatab,
opposant tchadien
Paris-France

La visite, lundi dernier du  Président  tchadien à Khartoum au soudan après des années de froid, scelle un rapprochement susceptible de débloquer des contentieux dans la sous-région en proie à des conflits armés transfrontaliers.


Le dictateur tchadien à la tête d’une importante délégation de plusieurs personnalités politiques de son régime dont des ministres, a été accueilli à l'aéroport de Khartoum par son homologue soudanais Oumar Hassan El-Béchir, avec des honneurs réservés.

 
La France,  les Etats unies et plusieurs autres pays ont encouragé cette visite qui témoigne de la volonté de deux Etats d’améliorer leurs relations exécrables, car ces pays espéraient d’eux une stabilité politique  au niveau sous-régional.

Il faut rappeler que les rapports entre le Tchad et le soudan s'étaient détériorés après l’éclatement du  conflit du Darfour en 2003, car les pays s’accusent réciproquement de soutenir des groupes armés hostiles à l’un ou l’autre des régimes respectifs ce qui explique que  Khartoum reprochant à Ndjamena  son alignement systématique derrière le rebelles darfouris et vis-versa.


Pour Idriss Deby, la paix est devenue un simple slogan. C'est triste. Car l’homme est connu pour son non respect à tous ses engagements pris devant la communauté internationale.

 La paix est quelque chose qu'il faut bâtir. Pour ce fait, le régime de N’djamena  sans mémoire, sans conscience doit reconnaitre qu’il ne pourra pas continuer à prendre des mesures dont la finalité directe est d'empêcher l'arrivée du règne de la paix.


Par contre, ce qui est loin d'être clair, c'est la position du régime de Ndjamena envers les groupes armés tchadiens.


Du point de vue de l’opposition, tout le monde est convaincu que l’accord entre les deux pays  est cousu de fil blanc, qu'il est plein d'hypocrisie et de mépris et qu’il ne conduira qu'à une légitimation de fait de tout ce qui s'est passé  entre Khartoum et N’Djamena.


Du côté de Khartoum, tout laisse penser qu’au niveau officiel, les autorités ont le même sentiment et  savent très bien  qu’elles ne peuvent espérer grand-chose d’une déclaration du dictateur tchadien en quête d’une virginité.


En claire,  le régime tchadien agite l’épouvantail pour  faire une guerre psychologique afin de  décourager ses  adversaires politiques civiles  comme armés. Comme le dit un proverbe : « on n’apprend pas à un orphelin de pleurer ! »


A partir de ce moment donc, le pouvoir mafieux et assassin est revenu à ses arguments répressifs à travers  des arrestations, des harcèlements et violences à l’endroit de la population, des opposants et prisonniers de guerre désormais catalogués comme des « mercenaires ».  


Pour de nombreuses personnes c’est une trêve de futilités. Le plus important est le résultat de cet événement. Après le baiser imposé, Deby avait besoin d’un geste Soudanais important pour justifier la rencontre aux yeux des occidentaux.  Par exemple, décapiter  les « mercenaires »  ou bien le virer du territoire soudanais.


Je voudrai tout d’abord au nom de tous les résistants, rendre hommage à ceux de mes compatriotes, ici et là-bas, qui continuent de défier l’arbitraire en payant un lourd tribut, pour que le Tchad et son peuple recouvrent la liberté et la dignité bafouées.


Comble du paradoxe dans le Tchad des Itnonland. Ce régime qui hante la vie des Tchadiens doit être combattu et banni pour crime contre la dignité et  crime contre la liberté.


Mes chers compatriotes la tâche est immense, elle ne fait que commencer, alors raison de plus pour commencer maintenant et commencer vite. Nous n’avons plus le temps. Chacun doit être conscient de ce qui se passerait si nous devions continuer à défendre la dignité de notre peuple.


Nous espérons que les Résistants s’efforceraient de faire disparaître les malentendus et les animosités entre eux, pour développer des actions communes afin qu’ils parviendront à l’unité sans laquelle la chute du régime ne peut se faire.


Traditionnellement, il est prouvé que les luttes contre les dictatures sont longues et coriaces, mais elles finissent toujours par le triomphe des Résistants. Nous demandons à tous les patriotes de s’armer de patience et de poursuivre la lutte.

 

Abdelmanane Khatab