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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

ABOUD

Abdelwahid Aboud, (UFR/UFDD/F)

Depuis quelques semaines, les rumeurs qui circulent et nous parviennent, semblent se confirmées à propos de la rébellion tchadienne dont l’avenir devient de plus en plus incertain.

Aujourd’hui,   selon  une dépêche intitulée : « La  rébellion tchadienne, quel avenir ? », publiée dans  un site tchadien proche de l’opposition armée, les choses apparaissent sous un angle de perception compliquée pour les mouvements armés tchadiens  pris en otage par le régime de Khartoum, après l’accord de normalisation des relations avec  le Tchad.

Ainsi, le contenu de l’article du  site, soulève entre autres questions :  le  désarmement des groupes armés tchadiens, exigé et imposé par Deby sur  le pouvoir central de Khartoum,  à cela s’ajoute la pression internationale soutenue de la communauté internationale que subie El-béchir, qui ont accéléré le processus  qui contraint les  autorités soudanaises à lâcher la rébellion tchadienne au profit de leurs intérêts propres pour la sauvegarde  de leur Etat, désormais en perdition.

Par ailleurs, quelques  détails saisissants, ont capté notre attention, dans l’article du site, celui lié  à la défection dans les rangs du Général Mahamat  Nouri, président fondateur de l’UFDD, dont les éléments ont regagné massivement la prétendue « légalité » et l’obligeant à « déposer les armes » pour paraphraser  les termes de l’auteur en question.

Le cas de l’UFCD d’Adouma Hassaballah, effritée par le désarmement des combattants qui seraient « redéployés »  pour appuyer l’armée soudanaise à combattre le sud soudan, qui se prépare à se séparer du nord.

Et enfin, l’affaire Abdelwahid Aboud, leader de l’UFDD/F, taxé d’avoir  donné comme disent les Anglais un «  death blow » à la rébellion tchadienne, en vendant ses éléments à l’armée soudanaise du fait du lien sociologique  avec une communauté arabe soudanaise qui porte le nom des Missiryés, qui vit dans la région pétrolifère d’Abiyé, à laquelle,  il appartiendrait.

On peut retenir à travers cet article que l’UFR, en tant que structure politico-militaire n’existe plus, car, Abdelwahid Aboud, qui assume le rôle du Président par intérim de la coalition, apparaît en  rupture avec son Président Timan Erdimi, qui, lui, est en exil dans un pays du golf. Son mouvement,  le Rfc, serait entrain de se reconstituer dans un environnement politique et militaire difficile, appuyé par quelques factions armées dissidentes qui refusent de désarmer et  de rallier le régime en place.

Il est vrai que le paysage  sociopolitique tchadien dans son ensemble est souffrant, l’option militaire qui devrait servir  comme moyen de lutte et de pression sur le régime en place, a fait défaut, l’opposition démocratique est anéantie, les organisations de la société civile (osc), font preuve d’un déficit de mobilisation citoyenne et républicaine.

Il est urgent que les gens prennent conscience de la pleine mesure de la  gravité de la situation qui prévaut au Tchad, pour privilégier l’intérêt général en lieu et place de l’intérêt particulier.

 

Makaila Nguebla