Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

abdou.JPG

 

Dr Ali ABDOU MDAHOMA

******

Abdelaziz RIZIKI MOHAMED,de nouveau Docteur en Science politique

De «La diplomatie en terre d’Islam» à la «Sociologie de la diplomatie marocaine»

 

   Après 7 années de recherche, c’est la consécration. Ce mardi 5 février 2013, Abdelaziz RIZIKI MOHAMED, l’enfant de Djoiezi, Mohéli, a soutenu une Thèse de Doctorat en Science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, et le jury lui décerna la Mention «Très Honorable». À l’issue de la délibération, puis d’un vote à bulletins secrets, Abdelaziz RIZIKI MOHAMED s’est vu décerner par le jury la Mention «Très Honorable», la plus haute, donc. Mme Johanna SIMÉANT, Professeur de Science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne et Présidente du Jury, a, dans son intervention, considéré cette Thèse «d’une très grande érudition, la densité de la pagination et le maniement de la langue française m’ont agréablement surprise». Force est de constater que chaque membre du jury a reconnu le caractère instructif de ce travail, qui était pourtant très difficile à réaliser, dans la mesure où il relève d’un domaine très sensible et hermétique. L’esprit d’analyse de l’auteur et son sens aigu de l’argumentation ont atteint leur paroxysme quant à la manière de répondre aux observations et aux suggestions des membres du jury.

 

   La salle Jean-Baptiste Duroselle, dans laquelle s’est déroulée la soutenance a été archicomble, plus d’une centaine de personnes ayant honoré de leur présence ce moment inoubliable. Des hommes, des femmes de tous bords ont été là pour soutenir Aziz, comme on l’appelle affectueusement. M. Gilles DORRONSORO, son Directeur de recherche, s’était même demandé s’il était possible d’accueillir toute cette assistance enthousiaste.

 

   Les membres du jury, à l’unanimité, ont reconnu l’importance du travail effectué par Abdelaziz RIZIKI MOHAMED du 21 juin 2005 à ce 5 février 2013. Il est nécessaire de signaler au passage qu’à l’Université de Rabat, au Maroc, le 27 septembre 2003, Abdelaziz RIZIKI MOHAMED avait déjà soutenu une Thèse de Doctorat d’État portant sur «La diplomatie en terre d’Islam», Thèse publiée par l’Harmattan en 2005.

 

   Son travail, vivant, fort complexe et très documenté, porte donc sur la «Sociologie de la diplomatie marocaine», en hommage au pays où il a vécu de 1986 à 2005, dans le cadre de ses études supérieures (École nationale d’Administration publique et Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales) et d’une expérience professionnelle en communication.

 

   En travaillant sur la «Sociologie de la diplomatie marocaine», celui qui est affectueusement qualifié d’«auteur sulfureux du livre: “Comores: Les Institutions d’un État mort-né”» par Salim Himidi, ex-ministre comorien de l’Intérieur et par la suite des Affaires étrangères, est, une fois de plus, sorti des sentiers battus, en procédant à une prosopographie (étude comparée de biographies de personnes appartenant à l’élite sociale, politique et économique) basée sur le parcours intellectuel et professionnel de 278 diplomates marocains ayant rang de ministres des Affaires étrangères, ministres délégués aux Affaires étrangères, secrétaires d’État aux Affaires étrangères, ambassadeurs et Marocains dirigeant une organisation internationale. C’est une sociologie des élites.

 

   Le maestro Abdelaziz RIZIKI MOHAMED devait répondre à une question apparemment simple mais d’une grande délicatesse, en raison de la complexité de la société marocaine: qui sont les diplomates marocains? Pour répondre à la question posée, notre intellectuel aux opinions politiques explosives a étudié les origines sociales et géographiques des diplomates, mais aussi leurs relations avec le Palais royal, leurs relations et solidarités sociales ou tribales, leurs études supérieures, leur capital culturel, les langues étrangères qu’ils pratiquent, le déroulement de leur carrière, leur éventuelle appartenance à un parti politique, qu’il soit d’opposition ou qu’il soit un «parti cocotte-minute» ou «parti de l’Administration», leur éventuelle affiliation à une entité à caractère scientifique et culturel, proche de l’État ou non, la place de la femme et des Juifs Marocains dans la diplomatie, les relations matrimoniales des diplomates, donc, les éléments objectifs du profil du diplomate marocain. Les éléments d’information recueillis font l’objet d’un traitement statistique destiné à dégager les grandes tendances de ce profil.

 

   Bien au-delà de tous les aspects techniques de la thématique abordée, le Docteur Abdelaziz RIZIKI MOHAMED a réussi la gageure de réunir dans la salle de soutenance de nombreux amis marocains (dont le Conseiller culturel de l’Ambassade du Maroc à Paris, condisciple d’Aziz à l’ÉNAP de Rabat en 1986-1990), français (on y a vu Philippe Leymarie, ancien de RFI), ivoiriens, béninois, congolais et guinéens, des Comoriens des quatre îles (absolument authentique), des diplomates, sa famille, et a eu l’immense honneur d’avoir dans son jury, M. Mohamed LAMOURI, une sommité mondialement connue du Droit international public, qui lui a enseigné cette discipline à l’Université Mohammed V de Rabat en 1991-1992, et qui a été un des suffragants lors de la soutenance de son Mémoire de DÉSet de sa Thèse précédente, respectivement en octobre 1994 et en septembre 2003. Rien n’aurait pu lui faire plus plaisir. Il dit que c’est sa «Légion d’Honneur». Outre M. Gilles DORRONSORO, son Directeur de recherche, et Madame Johanna SIMÉANT, tous deux professeurs de Science politique à la Sorbonne, le jury comprenait également M. Zalmai HAQUANI, Professeur de Droit à l’Université de Caen et ancien ambassadeur d’Afghanistan en France et au Maroc, entre autres pays.

 

   On ne saurait parler de cette soutenance qui restera dans les annales de la Sorbonne, où on n’a pas l’habitude de voir autant de monde assister à une soutenance, sans évoquer le buffet mémorable préparé par quatre familles très chères à Abdelaziz RIZIKI MOHAMED. De l’avis de tous, l’excellente cuisine comorienne a reçu une consécration internationale ce 5 février 2013.

 

   Quand on lui pose la question de savoir pourquoi il a «esquivé» la diplomatie comorienne, le Docteur Abdelaziz RIZIKI MOHAMED, qu’un avocat parisien qualifie de «fabricant de Docteurs», déplore le manque d’informations sur le profil des diplomates comoriens, leurs biographies ne faisant l’objet d’aucune publication, d’aucun collationnement, dans un pays où n’existe pas encore un Who’s Who. Ceci est regrettable, car une étude sur la sociologie de la diplomatie comorienne est une nécessité pour notre pays, à un moment où le Président Ikililou Dhoinine souhaite une renaissance de notre diplomatie.

 

Par le Docteur Ali ABDOU MDAHOMA