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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

LA CONVERGENCE DEMOCRATIQUE DU CHANGEMENT/PARTI DE LA RENAISSANCE

 

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A CES MEDIOCRES COALISES, CORROMPUS DU REGIME QUI GOUVERNENT LE TCHAD

L’expérience est un de grand enseignement au monde. Les leçons apprises valent mieux que jamais du tout. Il ne serait autrement du sort de ceux du régime actuel au Tchad, qui hier étaient réprimés, torturés, traités des renégats et, rejetés hors du territoire national. Ils avaient, en effet oublié ! S’il n’y avait l’appel à la démocratisation des nos régimes en Afrique suite aux démantèlements des régimes odieux de l’Europe de l’Est, s’il n’y avait eu les vagues des mobilisations pour des changements en faveur du multipartisme démocratique dans la suite de la destitution de Bourguiba en Tunisie et de la reconnaissance du multipartisme en Algérie, les régimes autoritaires dont celui de Habré auraient eus davantage des beaux jours. Au nom de la démocratie et de la liberté promis à cor et à cris, ils ont été accompagnés jusqu’à N’Djamena renversant un de régime dictatorial installé au Tchad huit (8) ans auparavant. Certains d’entre les libérateurs, y compris le chef d’Etat actuel, ont été les architectes de l’appareil dominant et répressif. Les tchadiens de tout bord, du Nord au Sud ont payé le plus fort prix de la lutte pour la liberté et la démocratie. Au moins chaque famille tchadienne a été endeuillée. Il n’y a pas d’ethnie et/ou de clan dominant, guerrier qui avait payé tout seul le tribut à la liberté pour la nation.

L’histoire bégaye ! Nous en serons à un éternel recommencement car, les diagnostics du système actuel établissent un tableau sombre, triste de vingt-un (21) ans de pouvoir d’Idriss Deby Itno au Tchad. Le discours du 04 Décembre 1990, beaucoup applaudi est passé pour être de verbiage, de propos de duperie, incompris in fine par celui là-même qui le lisait. Il avait peut être le peu de conscience des sens et des portés des mots employés. A juger les turpitudes et les tâtonnements pour les emprunts des nouveaux concepts pour un ordre de gouvernance politique au Tchad. Ceux-ci sont dommages et méritent réprobation qu’il s’agisse d’un chef d’Etat. La liberté et la démocratie ne sauraient être une offre gratuite ou un cadeau à un peuple. De mémoire d’hommes, il n’a été nulle part fait mention de cadeau dans le discours de la Baule et/ou à un autre peuple vivace qu’aux tchadiens. Cela aurait dû être digne par une invite à l’effort de la démocratisation des institutions et des sociétés, à la revendication des libertés des individus et des collectivités. A rebours, les libérateurs ont exposé leurs médiocrités et leurs incapacités à s’essayer à la démocratie multipartiste politique, même deux décennies après leurs prises de pouvoir. Où ont-ils jeté la définition de la démocratie ? Comprennent t-ils réellement que, seulement quand on se sent libre qu’on peut offrir l’espace des libertés ? Les tchadiens continuent t-ils toujours à croire à la volonté du régime Deby de démocratiser les institutions de la République aux dimensions des libertés fondamentales ? Il ne peut pas y avoir un développement durable, un Etat moderne et prospère sous ce siècle sans libertés des peuples et, sans la reconnaissance à la citoyenneté. En vingt-un (21) ans, le régime Deby ne maitrise pas ou feint d’ignorer les contours de la liberté d’un peuple, le sens réel de la démocratie politique, englué dans la corruption, le clientélisme, la concussion donnant peu de crédit à la morale et à l’éthique à l’administration tchadienne.

A MES CONCITOYENS TCHADIENS, les concepts galvaudés, siphonnés par les patriotes libérateurs pour s’emparer du pouvoir sont menacés que, chacun doit d’exiger des explications, des comptes à rendre aux noms des valeurs républicaines et des principes universels. L’Etat a l’obligation et la responsabilité d’éduquer, de former, d’informer ses citoyens, de défendre leurs intérêts privés et collectives sur le temps historique de leur vie. La démocratie est plus qu’un travail qu’une idée. Elle est le respect des droits fondamentaux, la citoyenneté, la représentativité, trois dimensions considérées comme concepts piliers des peuples démocratiques. La démocratie se veut le laboratoire de production d’un Etat de droit, d’une société civile, et d’une société politique lesquels instaurent un ordre politique juste. Les règles de jeux démocratiques se veulent d’un large espace de liberté et, des respects des principes universalistes dont les droits de l’homme. La démocratie doit reconnaissance à la majorité, aux minorités, aux communautés et aux individualités. Le sujet, unité nucléaire (en dehors de la famille) est la construction de l’individu (ou du groupe) comme acteur, par l’association de sa liberté affirmée et de son expérience vécue assumée et interprétée. Le sujet est à l’effort de transformation vécue en acteur libre ; il introduit de la liberté dans ce qui apparait d’abord comme déterminants sociaux et un héritage culturel. Alors, la citoyenneté proclame la responsabilité politique de chacun et défend donc l’organisation volontariste à une vie sociale contre les logiques non politique, que certains prétendent «naturelles» du marché et, de l’intérêt national. L’idée de la citoyenneté donne à celle de démocratie un sens concret. La construction d’un espace proprement politique, ni étatique, ni marchand. Pour souligner l’universalité des principes des sociétés modernes (parfois anciennes), l’idée des droits fondamentaux qu’on appelle naturels apparait comme un principe de résistance absolu à un pouvoir étatique qui devient lui-même de plus en plus total.

De ce qui précède, considérant l’état de précarité, et de paupérisation, l’état liberticide et répressif qu’y vivent les tchadiens jours après jours depuis deux décennies, il y a peu à espérer avec le présent régime absolutiste et obscurantiste. Les manifestations publiques des acteurs sociaux, des chômeurs et des sans emplois, des étudiants et des élèves, des femmes et, des politiques pour la satisfaction des besoins de survie, pour la liberté, la démocratie, le changement sont les conséquences logiques de la marchandisation de la citoyenneté, du déficit démocratique, des détournements et du gaspillage des biens publics, de la corruption à tous les étages, de la concussion et, de la confiscation du pouvoir. Les non respects ou l’absence des valeurs et des principes exposent à la confusion et aux chaos. Ils conduisent inexorablement à l’affaiblissement de la santé, à la pauvreté, à l’effondrement des sociétés et de la civilisation. Tout régime qui foule au pied les valeurs et permet la prolifération des mauvaises mœurs doit être combattu. Et, le peuple tchadien doit d’affirmer une opposition totale.

Au lieu d’attendre uniquement dans les salons les libérateurs, le peuple doit apprendre à comprendre à se libérer. Les peuples se sont élevés de tout temps pour combattre les régimes liberticides, absolutistes et, obscurantistes afin de bâtir une existence harmonieuse et un Etat moderne. Il n’y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à sa liberté, à ses droits, à tout. Toute renonciation est incompatible avec la nature de l’homme et, c’est ôter toute moralité à ses actions que d’ôter toute liberté à sa volonté.

Fait le 17 Novembre 2011

Jean-Didier Kamnadji, Président de la CDC/PR                              Représentant de l’Alliance FPR chargé de la politique et des relations extérieures.