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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Dakar, le 13 septembre 2009

 

Le Collectif des Amis de la Guinée CAG

 


                        A
Son excellence Monsieur Ban Ki Moon,

Secrétaire Général des Nations Unies.

 

 

Objet : nécessité d’installer en Guinée, un Bureau Politique des Nations Unies afin de  circonscrire les causes plus profondes, structures et terrains propices à des évolutions sociales négatives pour pouvoir favoriser à long terme l’instauration d’une «stabilité structurelle»

 

Excellence, Monsieur le Secrétaire Général,

 

Le Collectif des Amis de la Guinée  CAG est un regroupement  international de guinéens et de non guinéens, tous unis par une inquiétude commune ; l’instabilité grandissante et le risque de crise majeure en Guinée Conakry. Ses membres évoluent dans tous les secteurs d’activité et sont installés dans tous les pays du monde.

 

Le Collectif des Amis de la Guinée pense indispensable, UNE PREVENTION cherchant à influer sur les acteurs  et  qui prévoit des mesures à prendre en fonction de la dynamique de la perspective imminente d’un conflit armé en Guinée.

D’où la nécessité d’installer en Guinée, un Bureau Politique des Nations Unies afin de  circonscrire les causes plus profondes, structures et terrains propices à des évolutions sociales négatives pour pouvoir favoriser à long terme l’instauration d’une «stabilité structurelle»

 

La Guinée doit être aidée et, les Nations Unies peuvent le faire. Elles peuvent l’aider à développer une société structurellement capable de vivre dans la paix, grâce à une prévention axée sur  une politique de paix et une modification des  comportements d’acteurs antagonistes, prêts à user de violence dans cette situation de crise aiguë.

 

Le Collectif des amis de la Guinée (CAG) peut aider le bureau Politique des Nations Unies de Conakry, à mettre en œuvre des mesures servant à éviter une crise en Guinée et partant, dans la sous région.

 

Le Collectif des Amis de la Guinée (CAG) dispose d’assez de ressources humaines de qualité dans tous les camps antagonistes ce qui lui donne la possibilité d’amoindrir les :

Les obstacles politiques,

Les obstacles psychologiques,

Les obstacles bureaucratiques

 

L’Organisation des  Nations Unies a La capacité d’agir préventivement car elle dispose de capacités et de ressources suffisantes (formation, institutions, personnel, moyens financiers) et de moyens et méthodes efficaces de gestion préventive des conflits.  

 

Le Collectif des Amis de la Guinée (CAG) en plus de son expérience des hommes et du terrain, apporte une touche spécifique qui s’appuie  sur les conditions sociales et politiques influant sur les processus de développement, notamment celles qui revêtent une importance particulière pour la stabilité sociale et politique, telles que la promotion et le renforcement de la démocratie et de l’État de droit. 

En Guinée, la diplomatie informelle peut faire énormément plus que toute autre forme de médiation (surmonter la méfiance, promouvoir le dialogue, stimuler l’intérêt pour la paix, endiguer la montée de la violence).

 

Une coordination entre le Bureau Politique des Nations Unies et le CAG dans un « paquet préventif» de moyens à mettre en œuvre, est une urgence pour prévenir la crise qui s’annonce en Guinée et qui va déstabiliser toute la sous région pendant des décennies.

 

 Les guerres risquent de déstabiliser les paix précaires en Côte d’Ivoire, au Libéria et en Sierra Leone.

 

La Guinée Bissau et la Casamance (qui d’ailleurs a commencé) vont se mettre à l’heure de guerre.

 

Les jours heureux pour les trafics d’armes et de drogues, la prostitution et les déplacements de population, les maladies et tous les fléaux liés à ce type de crise vont se développer et toute l’Afrique Occidentale va s’embraser, mettant en cendre toute une décennie d’actions positives de l’Organisation des Nations Unies.

 

 Le problème n’est pas que Guinée, il n’est plus que Guinéen.

Il est devenu le problème de son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies.

 

 

Les Raisons qui poussent à demander l’intervention des Nations unies :

 

La  République de Guinée, est considérée, en raison de sa longue cohabitation avec les dictatures militaires comme un abonné permanent du pavillon des cancéreux de l'instabilité politique et économique.

Les citoyens sans défense d’Afrique sont partisans de nouveaux modes d'intervention. Ainsi, au plan africain : la MINUAD (Mission de l'Union Africaine au DARFOUR) et, tout récemment, l'envoi d'un corps expéditionnaire sur l'Île D'ANJOUAN, pour l'en débarrasser d'un trublion.

Le concept s'est aussi européanisé. Pour mémoire, la Mission ARTEMIS en ITURI, dans le Nord Est de la République Démocratique du Congo (R.D.C), du 6 Juin au 6 Septembre 2003, ayant permis la pacification de cette vaste zone et la protection des populations prises en otages par des chefs de guerre.

A une toute autre échelle, l'Opération EUFOR TCHAD/RCA de mars 2008, avec le déploiement des troupes européennes à l'Est du Tchad et au Nord-Est de la République Centrafricaine, pour protéger les populations civiles et, accessoirement, les pouvoirs établis.

 

 

Le CNDD et la démocratie en Guinée.

 

 L’avènement du CNDD au pouvoir, suite au décès du Général Lansana CONTE le 23 Décembre 2008 avait suscité un espoir pour la population guinéenne.

En dépit de la violation des dispositions de l’article 34 de la loi fondamentale relative à la transition démocratique, la Guinée a préféré la légitimité à la légalité compte tenu des circonstances.

La légitimité populaire a davantage gagné suite aux premières déclarations de principe du CNDD : la tolérance, la justice, la démocratie, le respect des engagements internationaux et la dissolution des institutions mal en point.

 

 

Prévention des conflits


La prévention des conflits interpelle la communauté internationale car elle participe à garantir un environnement pacifique.

 

LES ACTIONS INTERNATIONALES EN FAVEUR DE LA PREVENTION DES CONFLITS

L’ONU et les autres organisations internationales ou régionales prévoient, dans leur charte, des dispositions pour la prévention des conflits. Elles les appliquent diversement dans toutes les situations de crises qu’elles traitent.

L’UNESCO est aussi active dans les initiatives relatives à l’action préventive des conflits.

 

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) mène des actions en faveur de la bonne gouvernance, du maintien de l’ordre public, de l’allègement de la pauvreté, de la surveillance des élections, des droits de l’homme, du rétablissement des services dans les domaines de la défense et la sécurité, de l’administration, de la santé, de l’éducation, de la justice …

 

Quant au Secrétaire général, en vertu de l’article 99 de la charte et des résolutions normatives des organes délibérants des Nations unies, il agit à travers les missions de bons offices qu’il entreprend personnellement ou par l’entremise d’un représentant spécial qui sert de médiateur entre les parties à un conflit, parfois en liaison avec le déploiement limité d’observateurs militaires.

L’ONU a également mis sur pied des opérations préventives de paix. L’opération la plus réussie est la Force de déploiement préventif des Nations unies en ex-République yougoslave de Macédoine (FORDEPRENU).

 

 « Adopté par la plupart des organisations internationales et régionales et popularisé par les secrétaires généraux de l’ONU, le concept de prévention des conflits appelle aujourd’hui à une mobilisation de tous les acteurs internationaux oeuvrant pour la paix et la sécurité.

Mais une attention particulière n’est pas souvent accordée aux signes précurseurs d’un conflit et beaucoup d’instances ne disposent pas de moyens conséquents.

De nombreux facteurs nationaux et internationaux annihilent l’efficacité de cette action préventive et favorisent ainsi l’éclatement des conflits.

C’est la raison pour laquelle, il n’y a qu’une action coalisée qui rendra efficace la prévention des conflits. Car il n’y a point de sécurité internationale tant que de nombreux pays seront en guerre.

De ce point de vue, la prévention est un choix indispensable et une nécessité impérieuse aux niveaux national, régional et international. Car elle assure non seulement la sécurité à long terme, mais elle est également un élément essentiel pour le développement durable. »

Lucien Manoukou


C’est cette coopération que le Collectif des Amis de la Guinée propose à l’Organisation des Nations Unies pour éviter le GENOCIDE qui se prépare en Guinée.

 

GENOCIDE

 

La Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948) définit, en son article 2, le génocide comme l’un des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

Meurtre de membres du groupe;

Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;

Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;

Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;

Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

 

Tous ces actes constituent des atteintes aux droits de l’homme et peuvent aussi être qualifiés de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre selon le contexte dans lequel ils ont été commis.

Les parties à la Convention confirment que le génocide, qu’il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime du droit des gens qu’elles s’engagent à prévenir et à punir (article 1er). Parce qu’elle fait partie du droit international coutumier, la Convention est réputée s’appliquer dans tous les pays, qu’ils l’aient ou non signée ou ratifiée.

 

La communauté internationale est seule en droit d'intervenir pour prévenir un génocide.

Si elle intervient dans l'urgence, lorsque les massacres ont commencé, il est bien souvent trop tard et pourtant, elle ne peut être sûre d'avoir levé une menace de génocide. Elle aura en tous cas la satisfaction d'avoir sauvé des vies.

Si elle n'intervient pas et qu'un génocide est perpétré, elle est complice. Elle l'est tout autant, sinon plus, si le Conseil de sécurité a mis en place une force de dissuasion et qu'il la retire lorsque le génocide a commencé, ce qui s'est passé au Rwanda en avril 1994.

A l'inverse, au Timor oriental, en 1998, la menace de génocide était réelle. Les milices massacraient et déportaient la population civile. La mise en place d'une force d'interposition, maintenue tant qu'elle serait nécessaire, a évité un massacre génocidaire, voire un génocide. Ce fut un succès, et il faut s'en inspirer pour penser la prévention dans l'urgence. Et c’est cette supplication qui motive cette action du Collectif des Amis de la Guinée

 

Le génocide et les atrocités qui y sont associées peuvent survenir dans un contexte où différents groupes nationaux, raciaux, ethniques ou religieux s’affrontent sur des questions identitaires.

Parfois, les gouvernements, partis politiques et groupes sociaux exacerbent et alimentent ces conflits; parfois, ils sont incapables d’intervenir et d’assurer l’égalité entre ces groupes sociaux ou s’y refusent obstinément.

Les conflits trouvent rarement leur origine dans les différences réelles ou perçues entre ces groupes mais plutôt dans les inégalités politiques et économiques qui en découlent.

Ainsi, tel ou tel groupe se trouvera en butte à la discrimination, à la marginalisation et à l’exclusion, sera la cible d’appels à la haine et à la violence ou se verra privé de ses droits fondamentaux et libertés civiles.

Des violations graves des droits de l’homme comme les arrestations et les détentions arbitraires ou les déplacements forcés précèdent souvent le génocide. Un passé de violence fondée sur la race, l’ethnie ou la religion, des crises politiques ou économiques et l’existence d’un régime totalitaire ou autoritaire contribuent à créer un terrain propice pour le génocide. Un groupe est alors pris pour cible, ses membres sont considérés comme dangereux, indésirables, indignes ou inférieurs, et la violence se déchaîne.

 

 

Actions du Collectif des Amis de la Guinée pour prévenir un génocide et des atrocités massives

 

- Informer la communauté internationale de l’existence de violations graves et massives des droits de l’homme et du droit international humanitaire, fondées sur l’origine ethnique et la race et qui, si rien n’est fait pour les prévenir ou les faire cesser, comportent un risque de génocide;

- Prévenir la communauté internationale  du risque de génocide;

- Proposer à la communauté internationale  des actions pour prévenir  tout génocide;

 

Le Collectif des Amis de la Guinée est certain que la situation en Guinée est plus qu’alarmante et que le risque de génocide existe.

C’est pour cela que le Collectif prend sur lui de prévenir le Secrétaire général des Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine et toutes les représentations diplomatiques pour que des mesures préventives soient prises en Guinée dans les plus brefs délais.

Le Collectif propose l’installation en procédure d’urgence, d’un bureau politique des Nations Unies en République de Guinée pour instaurer le plus rapidement possible, une Politique publique de résilience nationale basée sur :

Le Dialogue et la confiance.

L’amnistie générale

La pacification.

La fraternisation.

Le retour dans les casernes.

Consolidation de la confiance.

Prévenir plutôt que de guérir.

 

Il faut une pratique de bonne gouvernance politique et économique, le respect du principe de l'impartialité de l'Etat, le rejet de l'exclusion, la culture du dialogue politique permanent, en instaurant un climat de confiance pour prévenir tout conflit.

 

Mais, par dessus tout, il faut que les dirigeants acceptent le principe d'une alternance démocratique.

 

Malheureusement, voici ce que nous avons :

 

Lors de sa rencontre avec les magistrats et les hauts cadres de l’administration et devant certains leaders politiques, le 8 juin 2009, Dadis dit et le répète :

« Si nous on quitte, le pays va se diviser en 4 régions naturelles. Les troupes n’attendent que nous. Ils vont se partager le pays. Il y aura la guerre civile. Quand ça pète, ce jour là, les 24 h qui vont suivre vous allez avoir ce qu’on appelle interposition de la CEDEAO. Le Nigeria va débarquer dans la capitale guinéenne. Le Liberia, on envoie vers la Forêt, la Sierra Leone en Haute Guinée, le Pakistan ( ? Pas membres de la cedeao) en Moyenne Guinée…. 
Le jour où le ministre de la défense et moi allons juger nécessaire de quitter le pouvoir, vous n’aurez pas le pouvoir hein ! Vous les civils, vous n’aurez pas le pouvoir ! C’est le feu qui va s’éclater et la Guinée va être obligée d’envoyer une force d’interposition. Contingents nigérian, libérien et pakistanais pour contrer les différentes fractions au sein de l’armée ».

 

6ème REUNION DU GROUPE INTERNATIONAL DE CONTACT SUR LA GUINEE (GIC-G) CONAKRY, 3-4 SEPTEMBRE 2009

 

COMMUNIQUE FINAL

 

1. Lors des consultations avec les parties prenantes guinéennes, y compris le Président du CNDD, le Groupe International de Contact sur la Guinée a été confronté à de nouvelles réalités en ce qui concerne le principe de la non candidature aux élections du Président et des membres du CNDD, ainsi que du Premier Ministre. En outre, il a regretté l'absence de consensus sur le Conseil National de Transition et a déploré les entraves à la liberté d'expression des citoyens, des média et des partis politiques.

 

2. Le Groupe considère qu'une telle remise en cause des engagements antérieurs du CNDD contrevient aux fondements du partenariat établi avec la Communauté internationale en vue du retour à l'ordre constitutionnel.

 

3. A la lumière de ce nouveau contexte, le Groupe estime nécessaire de procéder à des consultations en vue de prendre les décisions appropriées.

 

4. Le Groupe encourage vivement les parties prenantes guinéennes à persévérer dans la poursuite du dialogue en vue de parvenir à des solutions consensuelles pour la sauvegarde du processus de transition.

 

Outre la CEDEAO et l'UA, les organisations et pays suivants ont participé à la réunion : les Nations Unies, l'Union Européenne, l'Union du Fleuve Mano (UFM), l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le Représentant de la présidence en exercice de la CEDEAO (le Ministre délégué des Affaires Etrangères du Nigeria), le Burkina Faso, membre non permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, l'Allemagne, l'Espagne, le Japon, les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies : les Etats-Unis d'Amérique, la France, le Royaume Uni et la Russie. La Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International ont également participé à cette réunion.

 

Dans l’espoir que vous saurez être sensible à ce génocide qui pointe le nez pour dans pas bien longtemps, je vous remercie Monsieur le Secrétaire Général pour tout ce que vous daignerez faire pour que le peuple de Guinée ne connaissent pas les affres d’une guerre civile.

 

Pour le Collectif des Amis de la Guinée,

El Hadj Hamidou Diallo

fendec@yahoo.fr

00 221 77 444 21 94.

 

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