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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


Mlle Raoudha Bouazzi, Tunisienne,
établie au Canada et responsable
du comité de soutien de Zine El-Abidine
Ben Ali.

Blog de mak : interview exclusive avec Mlle Raoudha Bouazzi, universitaire et enseignante chercheuse tunisienne, responsable du Comité  : « les amis de la Tunisie et les fidèles à Ben Ali ».
Montréal-Canada.


Mlle Raoudha Bouazzi, enseigne au Canada et milite au comité de soutien international pour la candidature à l’élection présidentielle du chef de l’Etat sortant tunisien Zine El-Abidine Ben Ali.

A l’approche de cette échéance électorale du 25 octobre prochain,  dans son pays d’origine, elle se livre à cœur ouvert à  notre blog, auquel, elle est habituée d’intervenir par ses différentes contributions et réflexions.


Elle défend son candidat et souligne ici  les valeurs démocratiques et des droits de l’homme, auxquelles,  la Tunisie   est attachée depuis l’avènement au pouvoir du Président Zine El-Abidine  Ben Ali.


Lire son interview exclusive.

 

1- Blog de mak : Bonjour Mlle Raoudha Bouazzi ! Auriez-vous l’amabilité de vous présenter à nos lecteurs ?

-    Mlle Raoudha Bouazzi : Bonjour, Raoudha Bouazzi 25 ans, enseignante et chercheuse tunisienne , responsable du comité les amis de la Tunisie et les fidèles de Ben Ali à Montréal-canada

-    J’ai une maitrise de systèmes d’information obtenu en  Tunisie et titulaire d’un  diplôme d’ études approfondies (DEA) en génie logiciel au Canada. Je suis également trésorière financière de comité international  « Soutenir Ben Ali » à l’étranger



2- Faisant partie du comité de soutien  extérieur en faveur de la candidature à l’élection présidentielle de 2009 du chef de l’Etat tunisien, Zine El-abidine Ben Ali, vous êtes également très active au plan médiatique. Dites-nous qu’est-ce qui  motive votre  choix politique ?

 

- Mlle Raoudha Bouazzi : Depuis le 7 novembre 1987 ,notre Président  Ben Ali développe tous les secteurs (Les Tunisiens jouissent de soins hygiéniques ,logement, travail , situations sociales honorables en respectant les droits humains des citoyens

 

3-   En dépit des exploits  socio-économiques notables, réalisés par  la Tunisie ces deux dernières décennies sous le règne du  Président Ben Ali, plusieurs organisations  associatives  locales et étrangères  reprochent  à son régime, un déficit démocratique,  absence des libertés publiques fondamentales et violations récurrentes des droits de l’homme. Que pouvez-vous dire à ces voix discordantes ?



 - 
Mlle Raoudha Bouazzi : Promotion des Droits de l'Homme et de la Démocratie

Depuis le Changement de 1987, la Tunisie, pays ayant de longues traditions de réforme, a placé la protection et la promotion des droits de l'Homme parmi ses préoccupations prioritaires. Sous l'impulsion du Président Zine El Abidine Ben Ali, elle a pris une série d'initiatives en vue de promouvoir les droits de l'Homme qu'ils soient politiques, civils, sociaux, économiques ou culturels.

La protection des droits civils

La Tunisie a accordé une attention particulière à la protection des droits civils de l'être humain. Pour ce faire, elle a entrepris nombre de réformes à l'effet d'aménager le cadre juridique idoine pour la sauvegarde et la protection de ces droits. Elle a, en outre, ratifié sans réserve la Convention des Nations Unies de 1988 contre la torture et autres formes de traitement ou de sanctions sévères, inhumaines ou avilissantes. A la suite de quoi, il a été procédé à l'amendement du Code pénal par l'addition de dispositions définissant le délit de torture.

  

4- Pour gagner la présidentielle de 2009, le Président Ben Ali doit faire face à d’autres figures de l’opposition dont : Mohamed Bouchiha, candidat du Parti de l'unité populaire (PUP);
-   Ahmed Innoubli, candidat de l'Union démocratique unioniste (UDU);
-    Ahmed Brahim du mouvement Ettajdid;
-    Mustapha Ben Jaafar, candidat du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL)Croyez-vous sincèrement à la volonté du pouvoir tunisien de  jouer au jeu démocratique dans  cette  élection de 2009, en termes de transparence et des régularités de scrutins, par rapport aux  précédentes  et que le meilleur gagne ?

- Mlle Raoudha Bouazzi :
Outre les réformes consacrant l'indépendance de la Magistrature, telles que la suppression de la Cour de sûreté de l'Etat et de la fonction de Procureur général de la République en 1987, il a été procédé à l'introduction d'amendements constitutionnels et législatifs en vue de promouvoir les libertés fondamentales.

Au nombre de ces réformes, nous citerons la loi constitutionnelle en date du 27 octobre 1997 qui délimite le rôle des partis politiques dans la vie publique et élargit l'aire de recours au référendum en ce qui concerne les questions déterminantes pour l'avenir du pays. Les amendements apportés à l'article 40 de la Constitution ont ainsi consacré la pluralité des candidatures à la présidence de la République. Aussi la Tunisie a-t-elle connu, en octobre 1999, et pour la première fois dans son histoire, une élection présidentielle pluraliste au cours de laquelle le Président en exercice a été en compétition avec d'autres candidats pour le poste de Président de la République. Alors la volonté de pouvoir tunisien qui a joué toujours dans les élections qui sont pleines de transparences et des régularités.

 

5-   Pourquoi l’alternance politique n’est-elle pas  possible depuis deux décennies au sein du Rassemblement Constitutionnel  Démocratique (RCD) , parti du Président Ben Ali ?


- Mlle Raoudha Bouazzi :
Le pluralisme démocratique trouve son illustration dans la présence de six partis politiques à la Chambre des Députés. En outre, il existe dans le pays au total huit partis politiques qui exercent leur droit à l'organisation d'activités et de réunions, à l'expression de leurs points de vue et à la publication de leurs propres journaux. Ces partis politiques ont également des représentants au sein des instances locales, régionales et nationales. Ils ont aussi droit aux subventions financières de l'Etat pour le financement de leurs activités et la diffusion de leurs journaux.

La loi constitutionnelle promulguée le 27 octobre 1997 stipule que " les partis politiques doivent respecter la souveraineté du peuple, les valeurs de la République, les droits de l'Homme et les principes relatifs au statut personnel " ; le même texte consacre l'engagement des partis politiques à " bannir toute forme de violence, de fanatisme, de racisme et toute forme de discrimination".

En outre, la Constitution tunisienne n'autorise pas l'exploitation de la religion ou de la race à des fins politiques. Ainsi, l'article 8 stipule qu' "un parti politique ne peut s'appuyer fondamentalement, dans ses principes, objectifs, activités ou programmes, sur une religion, une langue, une race, un sexe ou une région ".

En Tunisie, il existe plus de 8.000 associations qui bénéficient de la protection de la loi sur les associations promulguée en avril 1992, qui stipule qu'une association ne peut être dissoute que par décision judiciaire. Les associations représentent l'un des piliers de base de la société civile.



6 -
    En Tunisie, l’opposition  réclame plus d’ouverture politique, tandis que les organisations de la société civile exigent le respect des libertés publiques et des droits les plus élémentaires des populations. Comment expliquez-vous ce verrouillage de l’espace politique et associatif par les autorités tunisiennes ?

 

- Mlle Raouadha Bouazzi : Tout en ouvrant à promouvoir les droits politiques et civiques, la Tunisie s'emploie à garantir également les droits sociaux, économiques et culturels de ses citoyens. Le texte amendé de la Constitution a élevé au rang d'engagement collectif le devoir de respect des valeurs de solidarité et d'entraide.

Outre l'assistance aux citoyens nécessiteux et l'action en faveur de la promotion de certaines régions du pays (appelées " zones d'ombre "), la Tunisie s'emploie à garantir à tous ses citoyens des chances égales pour profiter des fruits du progrès et de la prospérité, d'une manière équitable.

La classe moyenne représente en Tunisie près de 80 % de la société. La moyenne d'espérance de vie à la naissance est estimée à 73 ans (contre 67 ans en 1987). Le taux de scolarisation des enfants âgés de 6 ans est supérieur à 99%. D'un autre côté, le revenu par habitant est actuellement estimé à 3.358 dinars par an. Le pourcentage de connexion au réseau d'eau potable est de 94%. Il est de 96% dans le réseau d'électrification. Le nombre des utilisateurs du réseau national de communication est proche de 3 millions, le pourcentage de raccordement au réseau de communication étant passé de 3 utilisateurs/100 habitants en 1987, à 15 utilisateurs/100 habitants à la fin de 2002. Le nombre des abonnés au téléphone portable est actuellement de l'ordre de 1,5 million.

Les nouveaux amendements constitutionnels ont renforcé la protection de la vie privée de l'individu et consacré le principe d'inviolabilité du caractère confidentiel des communications et des données personnelles.

L'article 5 de la Constitution confirme l'importance que la République Tunisienne attache aux droits de l'Homme dans leur universalité et leur globalité. Il accorde à la dignité de l'être humain une place privilégiée.

-          La consécration, dans le texte de la Constitution, de l'inviolabilité des communications et de la protection des données personnelles va de pair avec les grands pas franchis par la Tunisie dans le domaine de la connexion au réseau Internet et de la mise à profit des technologies modernes de l'information. En fait, il existe en Tunisie plus d'un demi-million d'internautes. En outre, les instituts supérieurs, les universités, les centres de recherche scientifique ainsi que les établissements hospitaliers, les banques et les entreprises ont été reliés au réseau Internet

 

7-      En tant que femme,  militante  politique, vous êtes  pour le maintien au pouvoir du Président Ben Ali,  alors que  d’autres femmes comme : Mme Radhia Nasraoui, Mme Sihem  Ben Sidrine et Mme  Soundous Garbouch , militent au sein des organisations qui dénoncent les dérives autoritaires du régime en place. Êtes-vous sensible à leur combat ou pas ?

 

- Mlle Raoudha Bouazzi : Les droits de la femme, partie intégrante des droits de l'Homme

Grâce au Code du Statut Personnel promulgué le 13 août 1956, la femme tunisienne a pu bénéficier de l'égalité en droits par rapport à l'homme, y compris le droit de choisir son époux et le droit de demander le divorce légal devant une instance judiciaire (avec possibilité de paiement de dédommagement à la partie plaignante). L'âge légal minimum du mariage a été fixé à 17 ans pour les filles et à 20 ans pour les garçons.

En 1993, des amendements juridiques ont été introduits en vue de renforcer l'égalité et d'instaurer des relations de partenariat entre les conjoints.

Un fonds spécial a été créé en vue de garantir le paiement de la rente au bénéfice de la femme divorcée et de ses enfants. La loi interdit toutes les formes de discrimination à l'encontre de la femme, aussi bien dans l'emploi qu'au sein de la société en général. En 1998, a été instauré le régime de copropriété entre les conjoints, dont mention est faite dans le contrat de mariage. L'adoption du Code de droit privé a permis d'instaurer des règles modernes pour la solution des litiges familiaux à caractère international. En outre, la Tunisie a ratifié tous les instruments onusiens relatifs aux droits de l'Homme.


A l'heure actuelle, la femme est présente dans tous les domaines de la vie active. Elle représente ainsi 25% de la population active, 25,7% des magistrats et 26% des avocats. Le nombre des entreprises gérées par des femmes et d'environ 10.000. Les écoles primaires sont fréquentées par 99% des enfants âgés de 6 ans, garçons et filles. L'élément féminin représente 55% de l'ensemble de la population estudiantine. Dans la vie publique, les femmes représentent 11,5% des membres de la Chambre des Députés et plus de 20% des membres des Conseils municipaux. Nombreuses sont également les femmes qui assument de hautes responsabilités au sein du Gouvernement et du corps diplomatique.

-          Bon, pour Raoudha Bouazzi, je suis contre les débats.

-          J’adore mon pays et j’ai un contentement et sobriété qui se basent  sur le patriotisme ce qui me poussent  à soutenir Ben Ali et protéger ma patrie contre les ennemis de succès.



8-
Comment envisagez-vous l’avenir de la Tunisie, sans une ouverture démocratique effective  au sens plein du terme ?

 

-          Mlle Raoudha Bouazzi :Il y’a une ouverture démocratique . La Tunisie est en sûreté chaque Tunisien pousse de profond soupirs pour que la Tunisie reste sans violence avec un bon gré pour resplendir notre pays.


9-
     
Quel est votre dernier mot à notre blog et à nos lecteurs ?



- Mlle Rouadha Bouazzi : Ma passion de jeunesse insiste sur la victoire de Ben Ali et j’espère que la Tunisie reste toujours en sûreté et que Dieu protège encore la Tunisie et accorde la santé et le bonheur à notre président Ben Ali


-
          Merci beaucoup Mak pour votre confiance et talent.


 

 Interview réalisée par Makaila Nguebla

Pour le blog de mak.