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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Depuis la signature des accords survenus le 25 juillet 2009 a tripoli entre le groupe de A.H. SOUBIANE et le gouvernement tchadien sous l’égide de la Libye ; le silence radio autour de ce pacte camouflerait –il de mauvaises intentions gouvernementales ?


Naturellement, après toutes les signatures des accords des groupes rebelles précédents, en l’occurrence les Djinedi, Mht  Nour et consorts bénéficient de tous les honneurs et rentrent au bercail le plus rapidement possible sur demande de Deby. Mais les méthodes semblent différentes : les points soulevés par le dit accord du MN sont relativement dignes d’un accord à la hauteur de la question nationale et l’écart est de taille entre celui-ci et ceux antérieurs. Les débats semblent été houleux entre le groupe de SOUBIANE et celui présidé par Abderamane Moussa, ce qui explique les deux semaines de tiraillement entre les deux parties qui ont finalement trouvé un dénominateur commun : la paix à deux.


Mais la question reste posée : pourquoi Idriss Deby laisse ce groupe MN pendant plus cinq  semaines à Tripoli? C’est une évidence et nul besoin de démontrer que plus le temps passe, plus les détracteurs en profitent, mieux ils s’activent avec les soudanais et plus les troupes du MN déjà hésitantes pour un quelconque accord avec Deby risquent de changer d’avis. Nous assistons déjà à un début de scission ; saison pluvieuse aidant, sinon les conséquences seront dramatiques pour les deux nouveaux amis.


Même si je ne suis pas du même avis que ceux qui signent des accords parcellaires avec le régime sanguinaire de Deby, moins encore de suivre un groupuscule dirigé par un zélé Timane  ou un Nouri, il n’y a aucun doute que nos camarades du MN sont dans une logique conjoncturellement juste et surtout prévisible. Un Timane à la tête du Tchad nous dirons NON ! (comme Soubiane). Le compatriote Lt Abdallah Moussa avait largement et méticuleusement analysée l’incapacité de ces deux leaders qui, aujourd’hui, n’ont fait que diviser la résistance en petite familles dont il a demandé le retrait pur et simple de la rébellion dans l’intérêt commun du peuple tchadien.


Prévisible, oui, à cause de l’irresponsabilité notoire qui règne à l’est ; l’hypertrophie aveugle d’un Timane -- à la  tête d’une minorité qui abuse de la légèreté des pseudos chefs militaires à sa disposition, une grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf -  et la mollesse de Nouri : des enfants qui s’évadent vers Dubay avec la PGA, une femme en exil à l’image de Hinda Deby, l’égarement de Adouma et Kougou, et Aboud Makay qui est la tare de tous les siens.


Prévisible, oui ; car il faut noter que Soubiane a toujours marqué de son emprunte son passage dans le gouvernement par des prises de position crédibles et légitimes. Il est le premier à s’opposer à la main basse mise sur le MPS qu’il a fondé avec l’actuel président par les anciens collabo de la DDS de Hissein Habré; le seul à pouvoir dire la bonne vérité à son ami de président ; le premier  à démissionner d’un poste d’ambassadeur du Tchad à Washington quand la légitimité et la constitution le lui ont permis : parce que cet homme est un homme de parole donné exempt de lâcheté et de coups bas. Ce sont ses défauts. Sinon, il aurait vilement combiné avec l’UFR sans conviction de lutte comme le font certains spécialistes en la matière. Par là, il faut comprendre que Soubiane a rendu service à la rebellion.

Il est important de se reporter aux accords de Tripoli entre tous les groupes rebelles : Nouri, Aboud, Timane et consort en Octobre 2007 qui se sont soldés par un échec total à cause du comportement douteux du gouvernement tchadien et qui n’a accouché que d’une souris : le coptage de  quelques brebis galleuses. Cette occasion étant perdue par le gouvernement, par négligence ou par méconnaissance de la portée de cet acte combien important en matière de sécurité nationale et d’épargne de vies humaines, elle a permis aux forces rebelles de se requinquer et foncer jusqu’aux portes du palais présidentiel.

Vu l’implication de plusieurs facteurs circonstanciels, il n’est pas du tout impossible que les troupes du MN  sur le terrain, fragilisées par l’absence prolongée de leurs responsables à Tripoli, revoient leur position et viennent renforcer les rangs de leurs ex-compagnons qui les attendent à bras ouverts et bientôt la fin de la saison pluvieuse.

 

Djandja

LE CONARD DECHAINE