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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Depuis le 13 avril 2006, où les éléments du Front Uni pour le Changement (Fuc), qui ont échoué devant leurs offensives  éclaires, lancées contre les troupes gouvernementales à l’est du pays, pour  atteindre  la capitale tchadienne, avant d’être repoussés par l’intervention de l’aviation de l’armée française, aux côtés d’Idriss Deby; le peuple tchadien qui aspire au  changement politique du régime de Ndjaména, par l’option militaire à défaut des voies des urnes, totalement verrouillées par Deby, a vu son espoir diminué puis fondu comme du neige au soleil.


En effet, plusieurs témoignages concordent et attestent, que jamais, un mouvement armé comme  le Front Uni pour le Changement (Fuc), n’a suscité chez les Tchadiens de tous bords, autant de passion, d’engouement et d’enthousiasme au niveau national.


A l’époque du Fuc, on note une réelle détermination des combattants décidés,  d’en découdre avec le pouvoir en place. La preuve,  avec des moyens militaires qui n’étaient pas du tout sophistiqués comme de nos jours,  les redoutables rebelles du Fuc, avaient coup sur coup, investi plusieurs localités à l’est du Tchad, dont : Adré, véritable  forteresse de l’armée tchadienne.


Ils ont ensuite, foncé sur la ville de Mongo puis en un laps du temps, venir se battre à Ndjaména, obligeant Deby à se replier à la présidence et lancer un appel  à la rescousse à  Paris.


Jamais une rébellion, n’a été autant motivée et admirée par les Tchadiens et les étrangers.


A l’époque du Fuc, le plan de communication, était fonctionnel et actif, son porte-parole, le Dr Albissaty Saleh Allazam, intervenait régulièrement sur tous les médias internationaux, la presse en ligne était dynamique et déterminée, d’accompagner la victoire d’une rébellion porteuse d’un réel espoir qu’ est celui  du changement.


Au plan politique et diplomatique,  les chefs d’Etat africains, étaient séduits, le président sénégalais Me Abdoulaye Wade, déclarait officiellement, recevoir à Dakar, le leader de la rébellion tchadienne, en l’occurrence,  le capitaine Mahamat Nour Abdelkerim, afin d’offrir sa médiation.

 

Aujourd’hui, nous avons l’impression que la rébellion tchadienne est dépréciée, elle passe inaperçue, au plan national et international.


Les différents leaders, contestés par la base, souffrent eux-mêmes d’une grave crise de leadership au sein de leurs propres organisations militaires respectives;  ils sont minés par des dissensions internes, qui laissent transparaître un spectacle désolant.



Pour  renaître un souffle nouveau et redonner confiance au peuple, il est urgent et impératif que des changements profonds  s’opèrent  à divers niveaux  à l’enceinte  de cette rébellion tchadienne, sans cela, la crise de confiance persiste, et Deby  au pouvoir, s’éternisera, sans qu’il y ait des  lendemains meilleurs à l’échelle macro et micro de notre société,  tant qu’il s’y trouve à la tête d’une nation désormais déboussolée !

 

Makaila Nguebla