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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Ecrit par Dr. Djimé Adoum, tchadnews.info 

Le ciel aidera-t'il le pays des Sao (dexième partie) s'est inspirée des contacts téléphoniques et des courriels que nous avons reçus de nos aimables lecteurs.  Ils nous ont appris beacoup de choses que nous avons voulu partager avec vous.  Les réactions des uns et des autres sont parties des questions que nous nous sommes posées dans la première partie.  Voyons ensemble ce dont il est question dans la deuxième partie.

Rappelons les questions que nous nous sommes posées dans la première partie:  "Comment peut-on imaginer la tenue d'un tel forum à quelques kilomètres de la terre des Sao pour lequel les gouvernants ne semblent pas vouloir accorder la moindre importance?  Il est inconcevable que des gens qui ne puissent pas imaginer le sens et l'importance d'un tel forum puissent aider le pays à sortir de l'ornière.  Ils seront les premiers à nous taxer de tous les noms d'oiseaux mais si de tels faits sont monnaie courante, il devient de plus en plus évident que ceux qui gravitent autour de la chose publique ne se soucient que de leur intérêt personnel."

Les questions que nous nous sommes posées quant à l'absence des tchadiens du 8e Forum de l'AGOA qui s'est tenu à Nairobi au début du mois d'août avaient pour raison les faits suivants: 

  • Les hommes ou femmes d'affaires rencontrent leurs homologues des autres pays, surtout les américains qui sont venus en grand nombre.  Ces rencontres permettent aux acheteurs et vendeurs de se tisser des relations d'affaires et de mieux comprendre ce dont les achéteurs ont besoin et sous quelle condition.  
  • Les gouvernants pour leur part peuvent s'entretenir avec leurs homologues de l'Administration Obama (puisque nous parlons surtout de l'AGOA) pour savoir si des mesures préférentielles peuvent être prises à leur égard.  Pour que cela puisse avoir lieu, il faudrait donc la présence physique de ceux ou celles qui sont directement concernés. 
  • Beaucoup de contrats ou d'engagements sont souvents signés ou ficelés lors de ces rencontres. 
  • Un seul participant parti de Washington a representé le pays. 

Vu le manque à gagner, nous avons donc jeté un regard sur l'absence quasi totale des tchadiens à ces assises.
A la lecture de notre intervention, nos lecteurs nous ont avancé quelques raisons qui empêcheraient les gouvernants de voyager.  Selon certains, nos gouvernants ne sortent pas souvent parce qu'ils ont peur "de perdre leur place dans le labyrinthe des intrigues qui suffoquent le pays".  En d'autres termes et selon ces lecteurs, les gens passent beaucoup de temps dans les magouilles au pays et ont peur de s'eloigner du paturage à cause du manque à gagner dans cette navigation à vue.  A en croire certains, ils ont observé des conférenciers ou des séminaristes qui n'ont participé que dans 3 heures sur 7 heures de durée.  Ils ont passé les 4 heures en dehors des salles, collés à leur téléphone portable entrain de téléguider les magouilles à distance.

Selon d'autres  sources, le 8e Forum a été suffisamment vulgarisé au niveau de l'administration mais qu'en fin de compte le Tchad a brillé par son absence.  Que l'on ne nous dise pas que les gens sont si occupés qu'ils ne trouvent pas le temps de voyager sur Nairobi pour prendre part à cette importante assise.  S'il faut faire l'arithmétique des choses, plus les gouvernants restent au bled, moins il y a de chance de connaître ce qui se passe dans le monde contemporain en dehors des frontieres nationales.  

Conséquence:  La non participation dans de tels forums occasionne un grand manque à gagner pour l'économie tchadienne.  Notons que plus de 80% de la population tchadienne vit dans les zones rurales, et en dehors de la production du coton, cette population est engagée dans une agriculture et un élevage de subsistance.  Cela veut dire et à cause de tous les aléas que nous connaissons, les ruraux produisent à peine pour safisfaire leur besoin alimentaire.  Pour que cette agriculture et cet élevage évoluent vers une production mixte (autosuffisance et marché), les deux secteurs auront besoin des outils de production et des technologies mieux adaptés aux éxigences du marché.  C'est en participant à ces forums que les techniciens et décideurs trouveront des informations fiables quand à la quantité et la qualité du produit dont auront besoin les acheteurs, soient-ils africains ou américains.  

Ces connaissances permettront aux gouvernants de concevoir une politique incitatrice pour permettre aux opérateurs des deux secteurs de s'épanouir.  Le pays aura beaucoup plus à gagner dans le long terme!