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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


Dr Djimé Adoum, acteur indépendant.
Il oeuvre pour le dialogue politique
inclusif au Tchad.

Nous nous inspirons du 8e Forum sur la coopération commerciale et économique entre les Etats-Unis et l’Afrique sub-saharienne (African Growth and Opportunity Act  - AGOA) qui s’est tenu à Nairobi au Kenya le mercredi 5 aout 2009 pour essayer de répondre à cette question.  Nous informons nos lecteurs à l’ avance qu’il n’est pas opportun de traiter le sujet d’une manière exhaustive.  Nous essaierons tout de même d’apporter quelques éléments pour soutenir les raisons qui nous ont emmenés à poser cette question. 

Nous rappelons à nos aimables lecteurs que tous les pays de l’Afrique sub-saharienne ne souffrent pas de manière unilatérale des mêmes maux, tels la corruption, la pauvreté, le  manque de démocratie et la mauvaise gouvernance.  En matière de démocratie, le Botswana, le pays du Matiba, le Mozambique et le Ghana sont des exemples parmi tant d’autres.  Ces pays-là ont réalisé des avancées spectaculaires.   Le pays des Sao, le Cameroun, le Niger, le Soudan piétinent et ont un long chemin à parcourir avant de sortir des ténèbres. 

 

Nous nous sommes un peu appesanti sur cette introduction pour situer l’AGOA dans son contexte historique.  A titre de rappel, l’AGOA est un mécanisme américain créé exclusivement par le Congrès américain et le Président Clinton en 2000 pour faciliter l’accès des pays de l’Afrique sub-saharienne aux marchés américains.  Pour que les pays accèdent à ces marchés, ils doivent remplir certaines conditions.  Même si les gouvernants africains semblent avoir oublié ces conditions, il leur a été rappelé tout récemment par le premier président noir des Etats-Unis lors de sa visite au Ghana.  Selon le discours du Président Obama les gouvernants africains doivent « mettre fin à des pratiques antidémocratiques et brutales, à la corruption et adopter des règles de bonne gouvernance»

 

Ce qui choque le plus dans tout cela c’est que les américains sont descendus en force au Kenya.  Nous pouvons  citer par exemple la secrétaire d’Etat américain, Madame Clinton, le secrétaire américain à l'Agriculture Tom Vilsack, le représentant commercial Ron Kirk et le secrétaire adjoint aux Affaires africaines Johnnie Carson.  La délégation américaine comprenait aussi plus de 220 hommes d’affaires de tous les secteurs.  Nous pouvons aussi signaler que la population des Etats-Unis est de 300 millions alors que celle de l’Afrique sub-saharienne est de 700 millions.  Le hic cependant c’est que les barrières et les tracasseries administratives et douanières  intra et interafricaines sont tellement nombreuses qu’elles rendent très difficiles l’accès à ces 700 millions de consommateurs.  Quelque soit le faible pouvoir d’achat de certains consommateurs, le potentiel n’est pas à négliger.  D’ailleurs c’est ce qu’ont aussi relevé Madame Clinton et son entourage.

 

De tous les facteurs qui choquent le plus nous pouvons retenir le manque de sérieux qui animent les gouvernants du pays des Sao.   Suivez-nous et tenez-vous bien : un seul participant a pris part.  Il était donc à la fois représentant et participant – c’est le Premier conseiller de l’Ambassade du Tchad à Washington.  

 

Comment peut-on imaginer la tenue d’un tel forum juste à quelques kilomètres de la terre des Sao pour lequel les gouvernants ne semblent pas vouloir accorder la moindre importance ?  Il est inconcevable que des gens qui ne puissent pas imaginer le sens et l’importance d’un tel forum puissent aider le pays à sortir de l’ornière.  Ils seront les premiers à nous taxer de tous les noms d’oiseaux mais si de tels faits sont monnaie courante, il devient de plus en plus évident que ceux qui gravitent autour de la chose publique ne se soucient que de leur intérêt personnel.  Aussi, nous ne voulons en aucun cas donner l’occasion à ceux qui ont pris les armes de sauter sur l’occasion non plus.  Les récits de ce dernier temps sur leur comportement n’inspirent aucunement confiance.  Le pays est pris en otage et il est temps que nous puissions relever le défit en conjuguant nos efforts pour nous faire une place plus meilleure au soleil.  Le ciel n’est pas prêt à nous aider dans de telles conditions