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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Nous n’allons pas polémiquer sur le terme arabe « Afou عفو » employé par M Ahmat Yakoub qui voudrait dire plus précisément, dans ce contexte, « Amnistie » et non excuse comme interprété dans les medias tchadiens en ligne. En politique, le sens exact des mots a une importance capitale dans ce sens qu’il détermine les intentions réelles de l’autre.
Mais passons ; ce n’est qu’une nuance que nous avons cru nécessaire de relever.

Dans tous les cas, s’il y a des excuses ou demande d’amnistie à faire pour que la paix revienne sur notre pays, ce n’est pas au président soudanais de la faire. La guerre, quelque soit ses motifs, ses interférences et ses implications de part et d’autre, elle concerne, d’abord, les tchadiens. Les tchadiens, qu’ils soient soutenus par le Soudan ou la France, ils sont les premiers concernés par cette guerre et les plus touchés par elle.

Ouvrons les yeux. Il n’y a pas de paix dans l’injustice. Une paix durable entre les gouvernants et le peuple ne pourrait être réalisable que dans des conditions qui prennent en compte les aspirations légitimes du ce dernier. À moins qu’on nous demande la reddition pure et simple ; ce qui est, pour le dirigeant actuel du Tchad, un rêve dont on ne pourra le lui empêcher.

Ouvrons les yeux. Notre mal est d’abord interne. Les dirigeants tchadiens de tout temps n’ont jamais voulu reconnaitre leur défaillance. Ils cherchent toujours des boucs émissaires hors de leurs frontières. Ils oublient ou feignent d’oublier qu’entre les Etats il n’y a que des intérêts. Essayons d’être nous-mêmes. Reconnaissons nos responsabilités sur ce qui cause notre faiblesse de toujours ; la guerre.

Le Soudan va demander des excuses au « prêt du président Idris Deby » (ce sont les termes de M Ahmat Dabio) ? Ok. Mais qui va présenter des excuses pour les familles d’assissinés à N’Djamena et dans les provinces par les hommes de Deby dont des politiques et militants de droit de l’Homme comme Lokeine Bardé, Me Behidi, Bichara Digui…bref et le dernier en date Dr IBNi Oumar Mahamat Saleh ?

Qui va présenter des excuses aux mères de filles violées ou kidnappées par les proches du pouvoir ?

Qui va présenter des excuses pour le retard enregistrer par notre patrie par la faute de ceux qui multiplient leurs biens immobiliers à l’étrangers sans penser à construire ne serait-ce que des briqueteries modernes au Tchad ?

Et last but not least, qu’on arrête avec les formules creuses du genre « il faut revenir à la légalité, saisir la main tendu du président etc.)

De quelle constitution nous parle-t-on ? (أتؤمنون ببعض الكتاب وتكفرون ببعض) ). La constitution est un tout. C’est à prendre ou à laisser. Elle était claire dans ses termes concernant les révoltes ou les révolutions que les tchadiens sont en devoir de déclencher. Relisez-là messieurs ! La constitution dit que la lutte des tchadiens est en même temps légale et légitime.

Oui, la révolte est légale (selon la constitution) et légitime à cause de l’injustice qui caractérise le système de Deby. Que les hommes du régime retiennent, entre autres, ceci : une action pourrait être illégale selon le droit positif, mais elle n’est pas forcement illégitime. Le pouvoir de Deby, à travers sa législation, pourra dire que les révoltes des tchadiens sont illégales, mais l’injustice, qui caractérise ce même pouvoir, légitime ces révoltes. Ce n’est pas la peine d’aller voir Dr Lyadish (un homme de droit) pour cela. On ne peut parler d’illégitimité de révolte dans un pays où sévit une injustice caractérisée.

La rédaction d’Al-Ifrighi