Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

16 Aout 09/ Deby et Albachir comparaison de réalisations
 
Le 11 aout 2009, le Tchad célèbre son quarante-neuvième anniversaire d’indépendance. Sur les 49 ans d’indépendance nominale du pays, 20 sont vécues sous le régime Deby. Le pays n’a connu, pendant l’ère Deby, que la régression sur tout le plan.

Sans être économiste, nous devons considérer que la régression c’est aussi lorsqu’un pays, par rapport à ses atouts, et par rapport à une période donnée, son évolution ne suis pas le rythme progressif normal.
Et donc, le Tchad a beaucoup régressé sur tous les plans. Essayons d’observer cet aspect de régression domaine par domaine et par rapport à notre ennemi…pardon, à l’ennemi de Deby qu’est le Soudan d’Albachir. En fait, une comparaison entre les deux hommes.

Albachir et Deby, deux chefs militaires arrivés au pouvoir par un coup de force. Mais à la différence du second, le premier est porté au pouvoir par son parti qui luttait depuis des décennies. Ce n’est donc pas un vulgaire coup d’Etat comme cela se passe dans la plupart des pays du tiers-monde. ALbachir est porté au pouvoir par une idéologie. Idris Deby Itno est porté au pouvoir par le concours des circonstances de l’époque, de l’après chute du mur de Berlin non sans le soutien de son actuel premier ennemi qu’est ce même Albachir qui le prenait pour quelqu’un de proche idéologiquement.

On se rappelle de la chanson du soudanais qui disait « Al-Inghaz hina wa AL-Inghaz hinak, bitrol hina wa bitrol hinak ». Le choix donc de l’appellation du MPS (Mouvement patriotique du Salut) n’est pas fortuit. Les soudanais disent ثورة الإنغاذ qui veut dire littéralement en français (la révolution du Salut) le tchadien Deby appelle son action de حركة الإنغاذ qui veut dire le Mouvement du Salut.

Albachir a tous les problèmes du monde à cause de son idéologie et sa souveraineté d’action et Deby a tous les problèmes du monde avec ses concitoyens à cause de sa mal gouvernance. Le Tchad de Deby est classé à l’avant dernière place comme Etat le plus corrompu par transparency international. Le Soudan vient juste avant le Tchad en termes de corruption selon la même institution.

Le premier de ce domaine est bien entendu l’homme dans tout ce qui se rapporte à lui puisque c’est le l’élément moteur de l’évolution.
Deby a, dès son arrivée, pour premier objectif, la destruction de l’être tchadien dans tout ce qui se rapporte même à son éducation, sa nourriture, sa culture et surtout son honneur et sa dignité.

Sur le plan éducationnel, l’école est devenue l’hombre d’elle-même. L’enseignement est au rabais bien que quelques écoles sont construites ça et là. La formation laisse à désirer. Les enseignants sont constamment humiliés et par leurs élèves et par les parents d’élèves que sont les colonels et généraux du clan au pouvoir et ses alliés des circonstances.

Manger ne serait-ce que deux fois par jours est un luxe pour une large catégorie des tchadiens. Et encore quoi manger !

Une nouvelle culture est imposée aux tchadiens. La dépravation des mœurs. Les tchadiens et les tchadiennes étaient fiers et chastes. Aujourd’hui, le libertinage est devenu une forme de culture. C’est une mode, une sorte d’évolution morale.

Sur le plan des infrastructures dont on nous rabat les oreilles nuit et jour à la télévision nationale, il n’y a rien à dire. Les écoles dont on parle ne sont en fait que des petites boites bonnes pour poulailler. D’ailleurs, elles se lézardent quelques fois avant leurs réceptions. Un exemple et non de moindre est celui d’un lycée montré à la télévision qui s’est lézardé cinq mois après sa construction.

Les routes qui sont pour la plupart construits sur fonds étrangers, sont des vrais lacés des chaussures. Il faut être un bon acrobate pour ne pas les quitter à la moindre inattention justement parce que les fonds qui leur sont alloués sont purement et simplement détournés aux profits des pontes du pouvoir. A propos de pouvoir, pour être candidat à un poste important, il faudrait d’abord vider les caisses de ton précédent poste. Cela nous l’avions dit étant à maintes reprises ; une répétions inutile. En fait, on répète la même chose depuis la prise du pouvoir par Deby parce qu’il n’y a pas du nouveau.

Sur le plan de la bonne gouvernance, le pays est classé avant dernier en termes de corruption. La dilapidation est devenue chose nécessaire pour les exécutants du régime. Les fonds alloués à l’exécution des travaux est de construction sont purement et simplement détournés aux profits de ces exécutants avec le consentement du président et le chef du département concerné moyennant un pourcentage de la somme détournée.

Le phénomène étant devenu une tradition, les quelques projets que le président tient à ce qu’ils soient réalisés sont supervisés par lui-même. La preuve nous est donnée par le président lui-même en supervisant même les chantiers de construction d’école primaires de quatre classes. N’est’ il pas vrai que les hommes chargés de ce travail ne sont pas ceux qu’il faudrait pour le faire ?

Imaginons un instant l’ennemi de deby, Oumar Albachir, allé inspecter l’exécution des travaux d’une université ou une autoroute. Et pourtant, dans notre cherche, comme l’avions déjà dit, nous avons découvert que le Soudan est classé pays corrompu juste avant le Tchad par transparancy international.

Mais avant d’aller voir les réalisations de ce pays corrompu que le soudan, dont le président a pris le pouvoir presque au même moment que le tchadien Deby, il faut préciser aux camarades qui de manière plus au moins naïve, font apparaitre dans leurs écrits que le régime a commencé à faire quelques réalisations. Ce qu’il faut préciser dans ce sens, est que même ces soi-disant réalisations sont à mettre à l’actif de l’opposition armée. Pourquoi ? Eh bien, pourquoi le régime a attendu dix-huit années avant de commencer à bouger ?

C’est la propagande de la rébellion armée qui s’appuis sur l’absence totale des réalisations économiques et infrastructurelles qui a poussé Deby à nous jeter cette poudre aux yeux.

Maintenant, faisons une petite comparaison entre les deux régimes en dix-neuf ans de pouvoir :

Soudan

Infrastructures scolaires : sur ce plan, au Soudan, on ne parle plus du nombre d’écoles, d’universités et instituts spécialisés construits ou en constructions. Cette tâche est depuis longtemps classée « no major probleme ». On parle ici d’efficacité et des rendements de ces institutions.

Chaque étudiant y compris les étrangers qui apprennent au soudan, bénéficient d’un stage de perfectionnement dans un pays tiers de leur choix. Combien des tchadiens sont partis pour d’autres pays d’Europe, d’Asie ou d’Afrique dans ce but, tous les frais sont supporté par leurs universités respectives.

Tout assistant à l’université à le droit, s’il le veut , de cesser d’enseigner et poursuivre ses études (recherches diplomantes) tout en recevant son salaire d’enseignant et toutes les allocations afférentes à son rang, en plus d’un stage de recherche dans un autre pays de son choix. Inutile de parler des facilités qu’il reçoive dans les domaines qui concerne son stabilité (octroi de terrain et autre avantages).

Rappelons qu’avant le régime actuel du soudan, il n’y a que trois universités dignes de ce nom. Aujourd’hui, le nombre a atteint une cinquantaine, dotées des équipements les plus modernes. La ville de Khartoum a une bonne dizaine à elle seule. Sans parler des instituts spécialisés.
Les hôpitaux modernes de haute gamme se multiplient à une vitesse vertigineuse.

La prise en charge des patients est presque gratuite pour une large frange de la population à revenu modeste. L’assurance maladie, rien que pour la ville de Khartoum, couvre plus de 45/100 de citoyens à revenu modeste. Que dire alors dans les provinces ?

La qualité de soins ? Khartoum est l’une des destinations privilégiée des tchadiens qui veulent se soigner à l’étranger. Plus de 75 /100 de besoins en médicament est produit au Soudan. Soixante-seize usines de fabrication de médicaments.

A suivre.

Source: Alhiwar Al-ifrigh