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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


Rébellion tchadienne : ils tombent comme des fruits murs.

Ils s’effritent. Les seigneurs de guerre tchadiens tombent comme des fruits murs. Mahamat Nour Abdelkerim est mis hors jeu. Eljineidi  travaille aux ordres d’un esclave selon ses termes, ce qui fait déduire certains qu’il est logiquement moins qu’un esclave ?   Hassaballah Soubiane vient de faire allégeance à Deby. Son parcours est connu et ressemble à tous les autres prédécesseurs chefs de guerre : de son tourisme armé au Soudan, il prouve sa capacité de nuisance (hommes et armes) puis la propose en vente à Deby. Quel est l’argument ? Rechercher la paix au nom du peuple tchadien. Voilà Soubiane a fait un tour chez Kadhafi pour faire passer la transaction et rentre pour toucher son magot à Ndjamena.


Hassabbalah Soubiane est un pauvre monsieur qu’on a pas encore fini d’humilier. On lui a collé en face au premier : « Article 1 : Le Respect de la Constitution de la République du Tchad. » Qu’est-ce que ça signifie? Ça veut Soubiane dit « amin » à la constitution qui autorise Idriss Deby à se représenter indéfiniment. Voilà la merde qu’on a fait avaler à Soubiane contre quelques millions de francs CFA. On verra bien si retour à Ndjamena, les crimes de Deby auront mystérieusement disparu le temps de quelques heures. 


 
L’UFCD est saigné à blanc avec les multiples ralliements à son defaveur. Le chef Adouma Hassaballah est incapable de contrôler l’hémorragie.  Une lente agonie se pointe à l’horizon et bientôt  la vision pourrait s’assombrir pour basculer complètement dans le noir. Ça commence à murmurer que c’est le moment pour vendre les actions de nuisances armées avant que le cours à la bourse de l’affairisme armé ne s’effondre.  Qui entre Adouma, Nouri, Erdimi, Koulamallah va suivre d’ici Soubiane ? Je vous laisse deviner. Nous autres, nous connaissons déjà qui va se dépêcher pour aller lécher les chaussures de Deby.


L’UFDD du général Mahamat Nouri a accouché tellement  de progénitures de groupes dissidents que cette bande est devenue comme une vieille dame d’où tous les enfants sont sortis du ventre. Elle ne garde que sa coquille, son enveloppe corporelle pour ses derniers jours. En attendant la grâce de Deby.


Timan Erdimi a été celui par qui, de l’histoire de la rébellion armée, la défaite ayant causée le plus de mal est arrivée. Timan est sorti de cette expérience avec une bonne raclée, assez sonné, doutant et se questionnant qu’est-ce qu’il est venu chercher dans ce bordel ? Incapable de justifier la défaite, incapable de mobiliser, incapable de tenir un discours rassembleur, incapable, incapable et incapable. Timan Erdimi est là et c’est tout. Kalass.


Les actuels chefs de guerre tchadiens sont finis. Ils ne recommenceront pas de sitôt l’aventure militaire à l’Est. Leur âge les interdit. Les moyens des forces gouvernementales les dissuadent. L’environnement social et la conscientisation font que le business n’est pas assez lucratif comme il ya 10 ou 15 ans. Le temps a simplement changé et leur a imprimé  ses lois et vérités. Implacable ! Par le silence ou le non-verbal, les seigneurs de guerre ont avoué et reconnu cette nouvelle réalité terrible et destructrice pour l’affairisme à mains armées.


Quoi dire d’autres ? Est-ce vrai que c’est la dernière génération des seigneurs de guerre tchadiens ? L’affirmation de Joe Al Kongarena sur le site www.librafrique.com annonçant la dernière génération des seigneurs de guerre tchadiens me paraissait tellement gratuite et superficielle il ya plusieurs mois. Aujourd’hui, elle me tombe dessus comme un coup de massue. Ce n’est pas l’analyse de Joe Al qui m’assassine et tue en moi tout engouement et espoir pour la résistance nationale. Ce sont les seigneurs de guerre eux-mêmes qui viennent établir la véracité de cette analyse et lui donne une allure prophétique.  Tous les signes, les démarches et les agissements des chefs de guerre  indiquent aujourd’hui que nous avons bien à faire à une génération de seigneurs de guerre appelée à disparaitre dans un avenir proche.


Les temps sont durs. Ce qui me fait encore trop mal, ce sont ces jeunes qui se sont voués corps et âmes à communiquer, à défendre, à argumenter, à promouvoir, à faire campagne pour la cause de la résistance nationale et qui ne sont même pas remercier, reconnus pour le sacrifice de leur corps et esprit. Les vieux trouvent la force dans les jambes pour courir seuls auprès de Deby et manger. Ah! Les temps sont durs.


Brahimy Mahamat Abdelkerim

Biltine10@yahoo.fr