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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak



Arche de Zoé : Idriss Déby interpelle à nouveau Nicolas Sarkozy
Linternationalmagazine.com, publié le 14/07/2009

"Je ne peux penser un seul instant qu’un chef d’Etat qui a donné sa parole puisse se dédire", affirme Idriss Déby à propos de Nicolas Sarkozy.

Le Président tchadien Idriss Déby a affirmé cette semaine que dans l’affaire de l’Arche de Zoé, "les dommages et intérêts revenant aux familles des victimes n’(ont) toujours pas été payés". Quelques 6,3 millions d’euros de dommages et intérêts avaient été demandés par la justice tchadienne aux membres de cette association française en dédommagement aux familles des enfants enlevés.

"Le président français, Nicolas Sarkozy, m’avait garanti que son pays allait contribuer à l’indemnisation des victimes", affirme Idriss Déby. "Je continue jusqu’ici à croire que Nicolas Sarkozy fera ce qu’il a dit. Je ne peux penser un seul instant qu’un chef d’Etat qui a donné sa parole puisse se dédire".

La France ne paiera pas...

Mais pour le ministre français des affaires étrangère Bernard Kouchneur, les membres de l’Arche de Zoé condamnés au Tchad étaient seuls redevables des sommes dues. "La dette civile reste due par les membres de l’Arche de Zoé, condamnés par la justice tchadienne. L’Etat français ne saurait se substituer aux intéressés pour le règlement de cette dette", a déclaré le ministère français des Affaires étrangères, interrogé sur les reproches exprimés par le président tchadien.

Les six Français avaient été condamnés le 26 décembre 2007 à N’Djamena à huit ans de travaux forcés pour tentative d’enlèvement de 103 enfants qu’ils prétendaient orphelins du Darfour et voulaient confier à des familles d’adoption en France. Transférés en France le 28 décembre, ils avaient vu leur peine transposée dans le droit français à huit ans de prison par le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) le 28 janvier 2008 et avaient été graciés par le président tchadien le 31 mars suivant.

En avril 2008, le Premier ministre François Fillon avait jugé "hors de question que le contribuable français paie" ces dommages, et Paris avait assuré n’avoir pris aucun engagement financier en échange du transfert et de la grâce des Français.