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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

          
M.Djibrine Assali, ancien secrétaire général de l'UST.Il est aujourd'hui en exil.

C’est avec une extrême indignation, que la rédaction du blog,  a appris dans la soirée, de  source digne de foi d’un opposant tchadien en exil, qui nous a alertés au sujet de  la nouvelle relative à une décision émanant d’un prétendu  huissier de justice mandaté, pour expulser du domicile la famille de M.Djibrine Assali, aujourd’hui dans l’opposition armée basée à l’est du Tchad.

 

Notre source affirme que, le régime de Ndjaména soutient à travers  cette décision d’assignation d’expulsion que la maison où loge depuis une trentaine d’années la famille de M. Assali appartiendrait au Gouvernement et par conséquent elle est priée de l’évacuer sans délai.

 

Rappelons que depuis 1990, date de  l’accession au pouvoir d’Idriss Deby au Tchad, M.Djibrine Assali, figure emblématique de la lutte syndicale tchadienne, était l’une des principales victimes de l’arbitraire, de l’abus du pouvoir et de l’impunité de ce régime autoritaire.

 

Chronologie :

- Le 10 septembre 1992, à cause de son militantisme syndical, M.Assali, ancien secrétaire général de l’Union des Syndicats du Tchad (UST), a été abusivement licenciéde la Société Tchadienne d’Assurance et de Réassurance (STAR) où il était chef du personnel, sur instruction personnelle d’Idriss Deby et des dignitaires de son régime, sans que ses droits professionnels ne soient reconnus. Il y avait travaillé pendant  14 ans et demi et avait rendu des loyaux services.

 

- Le 27 mai 2007, son passeport de service a été confisqué à l’aéroport de Ndjaména alors qu’il s’apprêtait à voyager pour Genève afin de participer à une conférence internationale du Travail.

 

-Le 03 février 2008, il a été accusé par les autorités  de connivence avec des chefs rebelles qui ont attaqué Ndjaména à travers l’existence d’une prétendue fiche adressée par les services des renseignements tchadiens à la Présidence de la République pourtant il n’ y était même au Tchad.

 

Malgré ces mesures de représailles des autorités tchadiennes à son encontre, M.Assali, a su assumer ses responsabilités et garder son honneurs et sa dignité pour défendre les intérêts moraux et matériels des travailleurs tchadiens et braver toute adversité.

 

Coup sur coup, il était mis sous pression des responsables politiques et administratifs  acquis à la cause du régime, pour le décourager à renoncer à son noble combat.

 

Devant cette méthode permanente d’harcèlements  policiers, à son encontre, M.Djibrine Assali, qui se trouvait hors du pays, était contraint à la démission de la tête de l’UST pour s’exiler le 05 juillet 2008 ; il a alors rejoint l’opposition armée afin d’y  apporter sa contribution au changement de ce régime qui humilie et ridiculise sans commune mesure tous les citoyens  qui lui font obstruction.

 

Cette décision de justice d’expulser la famille Assali de son domicile, s’inscrit donc dans la droite ligne des pratiques récurrentes des répressions politiques du régime tchadien à l’encontre de cet intègre  père de famille.

 

Pourquoi  cette telle mesure ségrégationniste d’expropriation et  d’extorsion, vise-t-elle uniquement la famille de M.Assali alors que d’autres familles de leaders politiques et militaires vivent chez elles sans être inquiétées par les autorités ni concernées par une  quelconque disposition juridique ?

 

Le blog exprime donc sa vive préoccupation devant cette disposition infondée qui relève de l’arbitraire contre la famille Assali Hamdallah:

 
- proteste et condamne avec la plus  grande fermeté  toute décision de justice qui transgresse les droits légitimes de la paisible  famille Assali et de ses enfants au Tchad ;
-   appelle toutes les organisations syndicales nationales, africaines et internationales à se mobiliser et se solidariser pour apporter un soutien conséquent à la famille Assali, susceptible de contrarier les autorités  tchadiennes devant leur décision illégitime et inconsidérée.

 

 

Makaila Nguebla