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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Ce dernier temps, au chapitre des ralliements, le pouvoir de Ndjaména, affirme avec  tambour battant, avoir marqué des points.

 

 La propagande médiatique de la Télé Tchad, aidant, quelques véhicules de troupes armés, badigeonnés avec des sigles de différents mouvements armés de l’est, ont été présentés aux téléspectateurs tchadiens comme des opposants qui auraient rallié le régime en place d’où  l’emploi irrationnel par les autorités politiques tchadiennes du terme : « rallier la légalité ».

 

Mais à croire une information confidentielle, parvenue à notre rédaction,  les témoignages des rapportés,  riment avec le regret d’un  contraste  immédiat,  saisissant  chez les uns !

 

En effet, notre source révèle la confidence, d’un ancien opposant, rallié au pouvoir central, qui témoigne avoir regretté son choix politique de réconcilier avec un régime qui ne change pas dans sa vision de gestion politique et administrative du pays. »

 

 

L’opposant en question, aurait quitté le pays pour se réfugier à l’étranger depuis  les événements malheureux de Fakih Ali, de 1993 où plusieurs ressortissants ouaddaiens, ont été mitraillés à Ndjaména et dans la localité de  Nindjelim,  par les gardes présidentielles sans que justice ne soit rendue aux victimes.

 

Pour rappel, le 08 août  1993,  le régime militaire d’Idriss Deby, a ordonné à ses combattants  de réprimer dans le sang  à Ndjaména et dans la région du Ouaddaien des populations civiles qui protestaient pacifiquement contre son pouvoir.

 

La manifestation, droit acquis aux peuples et garantie par les conventions internationales, reste constamment  violée au Tchad sous Idriss Deby.

 
Après quatorze (14 ans) d’exil, l’ancien opposant au régime, a dû constater manifestement que les choses se sont considérablement dégradées et que le pouvoir reste entièrement confisqué par Idriss Deby, géré par lui-même et réduit  strictement au niveau d’un groupe clanique à qui tout le peuple tchadien est condamné à faire forcément allégeance désormais.

 

« Tout le monde est essoufflé face à Idriss Deby et aux siens.»

 

Notre interlocuteur ajoute également, que le nouveau rallié s’est senti choqué et  frustré par l’usage régulier des thuriféraires régime qui n’ont de cesse à qualifier « des mercenaires », les principaux  leaders de l’opposition armée dans les cérémonies publiques et de meetings.

 

Il dit : «  Nous avons l’impression d’être directement visés par ces  gens qui nous  traitent des mercenaires, bien que nous ayons choisi la voie de la paix pour rentrer au bercail. »

 

 Le principal  problème avec Idriss Deby, réside au niveau de  son défaut de management  à l’égard des hommes qui ont, pour une raison ou autre,  choisi de regagner son régime dans l’espoir de l’aider ou de le recycler.

 

Mais il y a aussi, l’écart de langage, le comportement avilissant, dévalorisant et méprisant de ses proches vis à  vis de toutes les personnalités politiques de l’opposition comme pouvoir, peu importe,  leur appartenance ou tendance politique.

 

Le côté hautain du régime et son regard péjoratif d’apprécier les choses,  ne favorisent pas  la résolution de la question tchadienne par le biais d’un langage conciliant et  consensuel avec ses adversaires politiques.

 

C’est pourquoi, plusieurs observateurs nationaux et étrangers du bourbier tchadien, s’accordent à dire que ni Idriss Deby encore moins son entourage, ne sont prêts à changer positivement d’où l’impasse  sociopolitique et institutionnelle dont ils ont délibérément, voulu plonger le pays sans recourir aux  perspectives de paix,  proposées ici et là mais aussi  ailleurs par les différents intervenants   nationaux  soutenus par des partenaires  étrangers.


 

Makaila  Nguebla