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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Lors du récent Forum de participation des ONG,  tenu à Banjul (Gambie) à l'occasion de la 45ème session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP), un défenseur des droits de l’homme sénégalais,  M.Djibril Baldé, président de l’Action pour les Droits de l’Homme et l’Amitié (ADHA), s’est indigné devant le silence des  participants sur le cas tchadien, qu’il juge avoir été escamoté.

 

 M.Djibril Baldé,  a pu constater que durant le déroulement des travaux, le Tchad, pays,   troublé par une durable crise sociopolitique et des violations récurrentes des droits de l’homme, n’a pas été au cœur des préoccupations des défenseurs des droits de l’homme africains.

 

De retour à Dakar, M.Baldé a aussitôt approché notre rédaction du blog, pour exprimer son inquiétude à ce sujet. Il ne parvient pas du tout à réaliser que toutes les questions les plus mineures des pays africains, soient traitées sauf, celle du Tchad qui, malgré son caractère gravissime, a été occultée.

 

Notre interlocuteur, terriblement affecté, nous rapporte par ailleurs, avoir  remarqué qu’aucune proposition de résolution sur le Tchad, n’a été soumise à l’appréciation de l’assemblée. Il dit : « ce pays est confronté à un conflit armé d’envergure où toute la sous-région est embrasée du fait de la nature d’un régime belliqueux qui refuse de dialoguer avec son opposition politique et militaire pour parvenir à  un règlement politique de la crise tchadienne. »

 

Ce constat d’amertume, largement ressenti et partagé par  les Tchadiens eux-mêmes ; lesquels estiment que  le régime de Ndjaména, a réussi à étouffer de manière drastique les voix des membres des organisations de la société civile les plus contestataires au point d’affaiblir leur marge d’actions en termes des revendications et des dénonciations au niveau national et international.

 

Ainsi, il faut donc prendre l’année  2001 comme repère où la  répression du régime, s’est abattue sans relâche jusqu’en février 2007 contre les personnalités politiques de l’opposition démocratique et autres figures de la société civile.

 

Le pouvoir en place au Tchad, a profité des événements malheureux de Ndjaména celui de  février 2007, pour arrêter arbitrairement des responsables politiques dont :

 

- M. Ngarléjy Yorongar, député du groupe parlementaire de la Fédération Action pour la République (FAR) à l’Assemblée nationale ;

 

-M.Lol Mahamat Choua, ancien chef de l’Etat et Président du  Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP) ;

 

-Mais aussi et surtout fait disparaître le Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh, leader du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) dont sa famille biologique, politique, le peuple tchadien et la communauté internationale dans son ensemble reste entièrement bouleversée par son cas.

 

A cela viennent s’y greffer les cas des activistes des droits de l’homme pourchassés à Ndjaména, ont dû quitter le Tchad  pour s’exiler dans les pays limitrophes et ailleurs.

 

Depuis lors, il faut comprendre que le drame tchadien, devrait être la préoccupation majeure et légitime des participants à tous les  niveaux sommets internationaux.

 

Mais force est de constater que la France, alliée inconditionnelle du régime d’Idriss Deby, fait obstruction et pèse de tout son poids pour que le cas tchadien, soit délibérément occulté partout où se tiennent des réunions de plaidoyers et des groupes de pression à l’échelle africaine et internationale.

 

Pour briser ce défi qui n’est guère insurmontable,  il appartiendrait à toutes les sensibilités sociopolitiques tchadiennes les plus mobilisatrices, de rompre avec l’approche sélective du traitement du mal tchadien afin de l’aborder objectivement de façon thérapeutique et sans calculs politiques ni arrière pensée dans l’esprit de chacune d’entre elles.

 

La France, qui fait face à ses propres défis, ne pourra venir  en aide à un régime décrié comme celui d’Idriss Deby,  lorsqu’il sera confronté  à  un élan national  des protestations générales émanant  d’une tranche des populations tchadiennes désabusées et  mobilisées contre lui.

 

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, les observateurs les plus percutants, considèrent que le régime de Ndjaména, demeure fragile malgré le soutien indéfectible de Paris.

 

Le peuple tchadien doit donc oser !

 

Makaila Nguebla