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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak




TCHAD  « La rébellion tchadienne n’est pas crédible »,

 

Selon Gourbal D. Nokour


Depuis son accession à l’indépendance, le Tchad n’a jamais connu de stabilité politique. Les présidents se succèdent à la tête ce pays non pas de manière démocratique mais toujours à la suite d’opérations armées le plus souvent sanglantes.

 

 

 

Le seul à rester longtemps au pouvoir après avoir chassé par la force le président Hissen Habré est idrissa deby. Et lui-même se trouve aujourd’hui confronté à des assauts répétés des mouvements rebelles en provenance de l’est du pays, qui ont failli l’année dernière renverser son régime. C’est  la dernière minute, grâce notamment a des soutiens extérieurs, qu’il a pu neutraliser les colonnes rebelles entrées dans N’Djamena et qui étaient sur le point de s’emparer de la présidence.

 

Cette épreuve difficile l’a conduit à se réorganiser pour contrer les mouvements rebelles qui ont de plus en plus des difficultés à mener des offensives. Le raid mené contre eux par l’armée régulière, il y a quelques semaines, les a d’ailleurs considérément affaiblis.

 

Pour Gourbal Djiddi Nokour, le président du parti d’action républicaine et forces armées d’action républicaine (la branche armée  du parti) opposée au régime de Deby, ces revers essuyés ces derniers temps par « la rébellion de l’est n’ont rien de surprenant ». « Ceux qui dirigent la rébellion de l’est sont dans l’écrasante majorité des ex collaborateurs de Deby et certains sont même des parents à lui. Ils ont eux-mêmes du sang sur leurs mains pour être crédibles aux yeux de la population et psychologiquement faibles pour vaincre Deby », justifie Nokour.

 

« Un conflit se gagne quand on a le peuple derrière soi. Malheureusement l’opposition armée de l’est qui tente de le faire partir aujourd’hui est animée par des personnes qui ne luttent pas pour l’avènement de la démocratie. Tout ce qui les intéresse, c’est de chasser le dictateur Deby pour s’installer sur son fauteuil et faire comme lui », ajoute-t-il.

 

Selon lui Deby est aujourd’hui about de souffle et ne tient encore débout que grâce à des soutiens extérieurs dont celui de la France, l’ancienne puissance coloniale. Il pense notamment que la France soutient Deby au détriment du peuple tchadiens, faute « d’alternative crédible », pour préserver ses intérêts au Tchad.

 

« Seulement quand on soutient un dictateur, il faut s’attendre un jour à récolter les conséquences fâcheuses », averti Nokour, estimant toutefois que la rébellion qui mène aujourd’hui des offensives contre le régime Deby n’est pas crédible. Il faut, indique-t-il, des hommes plus crédibles et qui n’ont pas les mains sales à la tête de ces mouvements.

 

Mais il se trouve que les armes n’ont jamais été une solution définitive à un conflit. Après les affrontements, il faut toujours s’asseoir à une table négociations. Malheureusement, par rapport à cette option, Gourbal Djiddi Nokour reste imperméable.

 

« Ce n’est pas possible ! On a négociée plusieurs fois avec Deby, il y a eu plusieurs tentatives de réconciliation, mais ça a toujours échoué. Tous les opposants qui ont accepte de revenir au bercail après des accords, à commencer par Abbas Koty, ont été liquides par la suite par le régime Deby », déclare-t-il.

 

« Tout récemment encore c’était Mahamat Nourri, le président des FUC, qui en a été victime. Il s’est réconcilie ; il est revenu a N’Djamena ou il a été même ministre de la défense quoique le portefeuille soit vide. Finalement, Deby s’est retournée contre lui en emprisonnant plusieurs de ses proches et en chassant a’autres. Lui-même était finalement contraint de prendre le chemin de l’exil. A quoi servent les tentatives de réconciliation alors que c’est vouée d’avance à l’échec », interroge-t-il.

 

Et de conclure : « Notre problème c’est Deby. Il n’est un démocrate ; il est venu au pouvoir par la force et c’est par la force seulement qu’il s’en irait. Lorsqu’ il est venu au pouvoir, il a prêché la démocratie sinon il n’allait pas rester si longtemps ».

 

O. Issa