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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


Climat. Le réchauffement de la planète mettra en péril l'agriculture... si rien n'est fait.

Afrique : un désastre annoncé

D'ici 2050, les températures auront trop fortement et trop rapidement augmenté sous l'effet du changement climatique pour permettre à l'Afrique sub-saharienne d'adapter ses pratiques agricoles.

Hypothèse. Une augmentation de la température de + 5,2 °C à la fin du siècle.

Conséquence. Pour les agriculteurs africains, ce réchauffement induira des conditions de cultures inédites.


Les auteurs d'une étude internationale sont « particulièrement inquiets » pour le Sénégal, le Tchad, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Sierra Leone, « où les conditions futures n'auront rien à voir avec ce que les cultivateurs n' ont jamais connus », indiquent-ils.


Selon les dernières projections du Massachussets Institute of Technology (MIT), l'hypothèse moyenne de réchauffement (sur 400 scénarios envisagés) conduirait à une augmentation de + 5,2 °C à la fin du siècle (avec une probabilité de 90 % que cette hausse se situe entre 3,5 °C et 7,4 °C).


La précédente estimation du MIT, en 2003, misait sur une augmentation de 2,4 °C.

Cette recherche, qui s'intéresse aux trois principales céréales produites et consommées en Afrique - maïs, millet et sorgho - a été conduite par l'Université de Stanford en Californie et le Global Crop Diversity Trust (Fonds pour la diversité des cultures, basé à Rome).

Selon ces travaux, publiés cette semaine dans la revue scientifique Global Environmental Change, il est urgent d'identifier et de conserver les semences capables de supporter des conditions qui, « dans quasiment la totalité des pays africains, seront plus chaudes que n'importe quelle année la plus chaude jamais enregistrée ».
Impossible de réagir après-coup


« Ce n'est pas comme la faillite du système bancaire où on peut réagir après coup », remarque Cary Fowler, du Global Crop Diversity Trust. « Si nous attendons qu'il fasse trop chaud pour cultiver du maïs au Tchad ou au Mali, il sera trop tard pour empêcher un désastre susceptible de déstabiliser une région entière et au-delà ». Les auteurs estiment cependant que la plupart des fermiers africains pourront trouver de nouvelles variétés de céréales chez leurs voisins, là où les conditions climatiques sont déjà proches de celles qu'ils connaîtront en 2050. Par exemple, les fermiers du Lesotho, l'un des pays africains les plus frais, peuvent compter sur des maïs actuellement cultivés par leurs confrères du Mali, l'un des pays les plus chauds du continent.


Plusieurs pays - Soudan, Nigeria, Cameroun, Mozambique (...) - présentent déjà un climat très semblable à celui qu'éprouveront de nombreux pays du continent d'ici 2050. « Malheureusement, très peu de variétés qui y sont actuellement utilisées sont disponibles dans les banques de semences ».


Mais pour les six pays jugés particulièrement préoccupants, « les chances de trouver des ressources génétiques tolérantes aux hautes températures sont beaucoup plus faibles ».

« Des changements aussi brutaux des modes de production risquent d'entraîner une sérieuse dégradation des conditions de vie (...), mais aussi des famines, une baisse de la croissance économique et aussi des risques de guerre civile » estiment les auteurs.

Source: http://www.lejsl.com/fr/france-monde/article/1702980,1426/Afrique-un-desastre-annonce.html