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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

 

Au pouvoir depuis 1967, M.Oumar Bongo Ondimba, s’est éteint hier à la  clinique Quirón de Barcelone en Espagne,  de suite d’un arrêt cardiaque, après 42 ans d’exercice sans partage à la tête du Gabon.

 

Son décès, a suscité un concert d’émotions et de témoignages à son égard, qui varient selon les rapports entretenus avec lui durant son vivant.

 

Toutefois, pour les analystes étrangers  les plus critiques et ses opposants politiques, le Président Oumar Bongo, est le verrou d’une société  gabonaise retardée qui a tant souffert d’un déficit démocratique, du pillage de ses ressources naturelles, de  sa mal gouvernance politique et économique et de toutes autres dérives autocratiques.

 

Retard socio-économique : le Gabon, qui a exploité son gisement pétrolier depuis les années 1970 dans la même période que les pays du moyen-orient  à l’instar de Dubai, figure dans la triste liste au même titre que les pays les moins avancés au monde selon les indices de développement donnés par les experts du PNUD.

 

Alors que les Emirats arabes Unis, sont des devenus des pôles économiques qui attirent les investisseurs étrangers de par le monde.

 

Selon certains témoignages qui nous sont parvenus des personnes ayant visité le Gabon, le pays, n’a rien d’impressionnant.

 

J’ai également, remarqué que le Gabon, envoie abondamment ses étudiants à l’étranger en leur offrant des faramineuses bourses , sans y songer de recourir à la création des grandes universités au niveau local pour faciliter la formation intensive et massive de ses cadres.

 

 

Le régime de Oumar Bongo, est connu de tous à l’échelle universelle, par sa longévité.L’ancien Président américain, Bill Clinton n’a-t-il pas dit et écrit que lors que lui, était étudiant, Oumar Bongo, était déjà Président, lorsque lui (Bill Clinton), était Président des Etats-Unis d’Amérique, Oumar Bongo est encore au pouvoir, et d’en ajouter et de conclure, que lorsqu’il a quitté le pouvoir, Oumar Bongo Odimba est toujours au pouvoir. De ce point de point de vue, il y a matière à réflexion.


Rien ne peut donc justifier ce concert de louanges hypocrites.

 

 

Pour les observateurs les plus conciliants liés par des intérêts occultes ; ils le décrivent comme un sage, un pacifiste et autres termes adoucissants.

 

Tout compte fait, à notre niveau, nous pensons que le Président gabonais, s’est illustré par une gestion particulière du patrimoine national de son pays, créant ainsi une grave inégalité sociale au sein d’une proportion importante de ses populations, en privilégiant les uns tout en délaissant les autres.

 

Au plan africain, son approche des résolutions des conflits politiques, reste classiques, fondée essentiellement sur la corruption de ses opposants que sur une démarche rationnelle, consensuelle et  juste des questions politiques.

 

En 1996, il a organisé un sommet sur le Tchad à Libreville, pour aider les acteurs politiques à trouver une solution politique à leur différend, tout en préservant les intérêts d’Idriss Deby que ceux de son opposition démocratique ou militaire.

 

Les Gabonais et les Tchadiens, ont le seul tort, d’avoir en commun des dirigeants autocratiques et illégitimes qui se pérennisent au pouvoir grâce aux moyens de l’Etat et le recours à des réseaux internationaux.

 

Sa mort, ouvre  une nouvelle page dans l’histoire du Gabon, mais aussi celle de l’Afrique où les dirigeants africains doivent retenir à jamais que le pouvoir n’est qu’une ombre et l’ombre n’est jamais éternelle.

 

Ses opposants et partisans sont désormais, partagés entre peine et soulagement !

 

Makaila Nguebla