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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Le peuple tchadien traumatisé par des régimes d’exceptions, ne parvient toujours pas, à s’adapter à l’évolution internationale qui exige  un environnement démocratisé, une des exigences majeure et des conditionnalités dans les rapports bilatéraux et multilatéraux.

 

Au Tchad, les gens restent  toujours dans une posture de pensée unique où le parti au pouvoir abuse d’eux.

 

Le lancement de la période de recensement de populations,  éclate à grands jours les réalités politiques de notre pays et ses contradictions dans l’ère démocratique.

 

En effet, tout le monde a pu constater  que des hautes autorités  politiques,  administratives, militaires, des chefs de départements ministériels et des responsables des organisations de la société civile, tous, sont  mobilisés à cette occasion en vue de sensibiliser suivant des objectifs politiques.

 

Le recensement de populations est une donnée démographique, qui, en soit n’est pas mauvais dans un pays dans la mesure où il permet d’apprécier l’ensemble des besoins nationaux et de répondre aux vœux des populations dans le cadre de développement global et proportionnel.

 

Toutefois, nous constatons qu’au Tchad, des ministres, des cadres civiles et militaires ainsi que  des membres de la société civile, proche du régime en place, sont réquisitionnés par Idriss Deby pour œuvrer dans le sens de la volonté du pouvoir.

 

C’est la logique de la géopolitique appliquée au Tchad et fondée sur la représentation et la responsabilisation proportionnelle des postes administratifs de cadres  au sein de l’appareil étatique sur des bases ethniques, qui est ici actionnée par le régime tchadien.

 

Ce qui explique d’ailleurs la mise en scène de la TéléTchad, qui couvre l’événement par des reportages axés sur les déplacements des ministres et autres responsables qui se rendent dans leurs groupements sociologiques  d’origines pour sensibiliser et encourager leurs ressortissants au recensement massif.

 

Un compatriote à Dakar, me disait : « Au Tchad, il est difficile de défaire les certaines personnes dont les  mentalités sont troublées  par les symptômes de l’époque de pensée  malgré la démocratie. Car, dans nos villages, les gens n’ont aucune lecture démocratique de la chose publique et les esprits de contestations politiques font défaut. »  A-t-il estimé mon interlocuteur.

 

Sous d’autres cieux, le recensement des populations intéresse certes les politiques mais aussi, les entreprises publiques et les privées désireuses d’investir ou de s’implanter dans certaines zones géographiques du pays.


Au Tchad, cette approche de développement socio-économique, n’intéresse par les gouvernants préoccupés par des visées politiques. C’est pourquoi le recensement suscite donc autant de méfiance et  d’indifférence au sein de la classe politique et d’autres sensibilités sociales averties de notre pays.

 

Makaila Nguebla