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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

                                                                                                    
 Mohamed Saleh Ibni-oumar
 


Aujourd’hui, le Tchad a connu une journée « chômée, fériée et payée » à l’initiative de la présidence. Cette journée a été l’occasion de la tenue d’une mascarade qui serait presque drôle si la situation ne s’était révélée aussi tragique. En effet, une marche de soutien a été organisée en l’honneur d’un des plus grands sanguinaires qu’ait connus l’Afrique ces vingt dernières années, Idriss Déby Itno.  En tête de ce cortège de ce carnaval, nous pouvons retrouver une bande d’opposants politiques de salon, Mozarts de l’opportunisme et de la flagornerie, qui n’avaient d’autres visées que de s’attirer les bonnes grâces du palais rose et peut-être de s’assurer un ministère et la multitude d’avantages qui l’accompagne. Leur soif effrénée de pouvoir les conduit à s’aveugler et à ne pas comprendre qu’ils ne sont que les dindons de la farce, les pantins d’un Idriss qui à ses heures perdues, s’emploie à « sauver » le Tchad du réchauffement climatique et de la montée des océans (si océans il y a au Tchad…). Ces opposants en pantoufles présidentielles ne sont effectivement que la caution d’Idriss Déby face à la communauté internationale, la preuve fallacieuse donnée aux droits-de-l’hommistes et autres occidentaux bien-pensants que le multipartisme existe et que la République du Tchad est un Etat de droit et de libertés. Mais au Tchad, cette marche, qui s’apparente plus à de la bouffonnerie qu’à une véritable manifestation politique, ne saurait duper personne.

Pas plus que la CPDC ne le saurait en refusant de participer à la mascarade organisée par le régime débyste. Oui, ils ne sauraient faire oublier à quel point ils ont trahi la mémoire de leur porte-parole, Ibni Oumar Mahamat Saleh,  assassiné ignominieusement par le régime débyste au début de l’année 2008. Et même s’ils n’ont pas participé à la mise à mort de Pr Ibni, les membres du CPDC l’ont assassiné une deuxième fois par leur forfaiture. Le bourreau tue toujours deux fois : une fois par sa hache, une seconde fois par l’oubli. Car, aussi incroyable que cela puisse paraître, la CPDC a vite jeté aux oubliettes l’héritage des courageux combats de leur porte-parole. Plus encore, ils l’ont foulé aux pieds, l’ont voués aux gémonies en se montrant complice du régime d’Idriss, ce même régime dont les sbires ont torturé à mort celui qui mérite la dénomination de héros.  Et le refus de participer à la marche d’aujourd’hui ne changera rien à leur traîtrise. Sous leurs masques de démocrates se cachent en réalité le visage repoussant de l’avilissement. Ces hommes politiques ont dévoyés les idéaux et les principes fondamentaux de la CDPC énoncés par le Pr Ibni, ils ne défendent plus la constitution mais, tels des rapaces voraces de quolibets et de richesses, ils se défendent eux-mêmes, prêts à pactiser avec un homme qui a mené le Tchad en enfer. Jouets de Déby, cautions du palais rose, criminels de par leur indifférence, les membres du CDPC se sont assujettis à ce président illégitime et ne sauraient connaître un autre destin que celui de leur nouveau maître : la déchéance.

En guise de conclusion, soyons quelque peu poètes dans ce monde de fureur et chantons Jacques Dutronc :  «Il y en a qui contestent Qui revendiquent et qui protestent Moi je ne fais qu'un seul geste Je retourne ma veste. »

Tout est dit, je crois…