Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak



Dr Djimé Adoum,

La semaine qui vient de s'écouler nous apprend beaucoup de choses surtout par rapport au Continent africain.  Certains pays avancent mais d'autres s'enfoncent davantage.  Jacob Zuma est élu président de l'Afrique du Sud.  Le Tchad est en guerre et le Niger trouve une petite lueur pour un retour au calme.  A qui la faute?  Voyons ensemble les éléments qui soutiennent les différents résultats. 
 
L'Union africaine n'arrive pas à déterminer ou à prendre les décisions qui s'imposent pour aider certains pays membres à se stabiliser ou à régler les conflits chroniques.  Nous rappelons à l'avance que les pays diffèrent dans la manière de gérer leurs problèmes.  L'Union panafricaine doit trouver des éléments de grandeur.  Les méthodes de pétite taille ont vu leur limite et ne semblent pas être adéquates et adaptées aux défis du 21ème siècle.
Le géant sud-africain trouve bel et bien le chemin de la stabilité politique. 
 
L'ANC a remporté les élections et les députés ont élu M. Jacob Zuma président de la république après le Matiba et M. Mbeki.  Contrairement à la politique étrangère de son prédecesseur, tout porte è croire que M. Zuma cherchera à focaliser ses efforts sur les problèmes de la pauvreté et de la santé dans son pays.  Aura-t'il le luxe d'oublier ses voisins?  Nous savons qu'une Afrique du Sud prospère entourée des pays pauvres et mal gérés n'échappera pas à la règle:  au risque même de perdre leur vie, les pauvres iront à la recherche de l'emploi.  Le gouvernement Mbeki en a déjà vécu l'amère expérience.  Le nouveau président n'aura pas le luxe de focaliser tous ses efforts dans sa cuisine interne.  Il doit trouver quelques petits moments qui lui permettront de jeter un coup d'oeil sur le reste de l'Afrique.  Le Président Zuma doit s'adapter aux exigences de sa position.  Cela fait partie des éléments de la grandeur.
 
Le Président Mamadou Tandja a rencontré les maquizards touaregs.  Les deux protagonistes semblent avoir trouvé un terrain d'entente pour faire taire les armes et s'attaquer au problème crucial du sous développement du Niger.  Les gros gisements d'uranium d'Imouraren dont la production est estimée à 5000 tonnes/an pourra durer 35 ans.  L'investissement à lui seul s'approche de la bagatelle de 800 milliards de francs CFA.  Si ces investissements sont gérés dans la plus grande transparence afin d'éviter les angles obtus, la mane fournira une grand bouffée d'oxygène pour le décollage économique du pays de M. Tandja.  Le Président Tandja fleurte aussi avec la possibilité d'un troisième mandat. Les nigériens lui accorderont-ils ce souhait ou sera t-il question de manipulation?  Les résultats du référandum nous en diront plus.  Wait and see!
 
La guerre a repris au Tchad et a occasionné des pertes humaines.  Le gouvernement tchadien accuse le Soudan d'être à la base de l'incursion des maquizards dans le territoire national.  Des voies se sont élevées de part et d'autre pour condamner le renouement avec la violence.  Les Nations unies, l'Union européenne, les Etats-unis condamnent l'action des maquizards et demandent au pays voisin de cesser tout soutien aux insurgés.  Ils exhortent les parties en conflict de renouer avec le dialogue afin de trouver une solution pacifique.  Les tchadiens peuvent certainement faire preuve de grandeur et trouver la solution au mal qui mine le pays.
 
L'Union africaine a aussi condamné les actions des maquizards mais le fait de n'avoir pas indexé Khartoum irrite le Président Deby.  Il n'a pas aussi apprécié le comportement de la Chine et de la Libye lors de la réunion du Conseil de sécurité sur le Tchad.  Rappelons que le Guide libyen est aussi le président en exercice de l'Union africaine.  Compte tenu de la perception de cette partialité, le Président Deby se dit prêt à revoir ses relations avec la Chine et l'Union panafricaine.  Il se dit aussi prêt à couper les relations diplomatiques avec Khartoum si le concept de bon voisinage continue à se détériorer.  Le Président Deby menace de soutenir la Cour Pénale Internationale dans ses efforts quant au "mandat d’arrêt à l’encontre du Président soudanais Omar Al Bashir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité." 
 
Enfin!  Pourquoi les instances internationales ont-elles du mal à cerner les problèmes surtout sur le Continent africain?  Commnent se justifie le fait qu'elles comptabilisent bien la misère des peuples meurtris mais semblent trouver un malin plaisir de rester inefficaces quand à l'application des règles du jeu qui sont connues de tout le monde?  A quand la fin de cette comédie?