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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


Quand Idriss Deby nomme un de ses « Djandjawit » à la tête de son armée

 

Idriss Deby nomme ce jour mercredi 29/04/09, le Général de Brigade Hassan Saleh Al Gadam Aldjinedi au poste de Chef d’Etat Major Général des Armées en remplacement de son neveu l'inculte Général Abderahim Bahar Itno ceci à quelques heures seulement des marches annoncées des Forces de l’UFR (Union des Forces de la Résistance) conduites sous le commandement du Général Tahir Wodji.

 

Ancien rebelle et Leader de la Concorde Nationale du Tchad, Aldjinedi est originaire de Batha, région située à l’Est du Tchad. Il aurait accompli ses études à l’Ecole Militaire de Tripoli et n’avait jamais, avant son ralliement à Idriss Deby, bossé dans l’armée tchadienne. Il est un proche parent du feu Assil Akhabache (leader du CDR) dont un des petits fils, Ali Ahmat Akhabach, le seconde aujourd’hui dans ses responsabilités à la CNT et lequel a été également élevé lui aussi au grade de Générale de Brigade. Ce rappel n’est pas inintéressant car dans ce pays l’adhésion politique est indissociable à l’appartenance ethnique. Dis-moi où tu milite je te dirais à quel groupe ethnique tu appartiens, cet adage est une évidence au Tchad..

 

Au moment où la Résistance Nationale inquiète sérieusement le despote tchadien dans son sommeil, des doutes subsistent à la fois sur la capacité et la marge de manœuvre quand à la conduite de la mission du Général, bon pour la retraite. Il faut dire que n’étant pas un proche parent du despote, donc de la Cour des Itno, son autorité sera sans aucun l’ombre d’un doute contestée par les affidés de son prédécesseur qui ont une conception patrimoniale et moyenâgeuse des institutions de la République. Ces derniers considèrent la République comme une entreprise familiale et qui doit être gérée que par ceux avec qui ils sont liés effectivement par un lien du sang. Confiant du soutien de l’extérieur, ils ont du croître leur gloriole en scandant et prouvant au tchadien comme seul détenteur du monopole de la violence. Ainsi, ils disposent du pouvoir de vie et de mort sur les citoyens tchadiens. Ne pouvant apprivoiser les tchadiens, ils leur promettent la « violence illégitime » pour s’imposer. Ils tuent et oppressent tous ceux qui refusent de faire allégeance à la Cour Itno. Mais jusqu’à quand cela pourrait durer ?  

 

Dans ce contexte de tension palpable, quelle ligne de conduite va-t-il suivre Aldjinedi ? Dans un pays où l’homme, au sens de virilité primaire, n’a d’existence que par son courage, sa bravoure notre susceptible Général risquerait de s’imposer par la force. En bon Tchadien, Aldjinedi ne prendrait jamais la poudre d’escampette. Le seul obstacle qui empêcherait l’exercice de sa mission serait les roitelets analphabètes et en manque de reconnaissance.

 

Il faut rappeler qu’Aldjinedi à l’instar de ses anciens camarades de lutte avait été accusé de Djandjawit, islamiste agissant à la solde du Soudan et d’Arabie-Saoudite et voulant instaurer un régime islamiste au Tchad. Notre Général a-t-il effectué sa repentance pour mériter la confiance supposée du despote ? Est-ce que derrière ce choix se cache plutôt une volonté du despote de sacrifier son ennemi d’hier pour ainsi enterrer définitivement la CNT qui est en mal d’un capitaine digne de ce nom, d’où d’ailleurs l’annonce du probable défection des éléments pour le compte de la Résistance Nationale. Pour ce qui reste des éléments de la CNT, dans ce contexte d’imbroglio ils choisiraient volontiers le sentier de la Résistance que de s’embarquer dans une aventure macabre pour le compte d’un régime qui a tué nombre de filles et fils de leur région. Toutefois, les jours à venir nous édifieront davantage.

 

Il est un secret pour personne que la reprise des combats à l’Est du Tchad est plus qu’imminente. La scène insurrectionnelle tchadienne nous réservera, cette fois-ci, bien de surprises. Parmi les surprises, des sources dignes de foie nous signalent l’entrée en scène d’une nouvelle force rebelle dénommée UFDD-R née de la scission avec l’UFDD. Celle-ci est composée des cadres civils et militaires issus des différentes régions du Tchad. Selon ces mêmes sources ce mouvement « s’inscrit indéfectiblement dans la droite ligne du combat » de l’UFR, autrement dit il participera dans les prochains combats aux côtés des forces menées par le Général Tahir Wodji sous la Présidence de Timan Erdimi. Cette nouvelle force dispose d’un atout capital. Elle a, en sein, des militaires qualifiés, expérimentés et dont le calme et le courage est salué par tous les mouvements rebelles. Elle dispose également d’une antériorité redoutable sur la scène insurrectionnelle tchadienne pour avoir plus d’une fois sérieusement ébranlé le régime de N’djamena notamment en 1992 avec le MDD en 2006 avec les FUC et en 2008 avec l’UFDD. Enfin, il faut noter que ce mouvement est massivement soutenu par les tchadiens. Sa création suscitant beaucoup de curiosité a été accueillie avec enthousiasme par les tchadiens de l’intérieur et de l’extérieur et est le principal objet de palabre du tchadien lambda qui s’impatiente de le voir en action. Fort du soutien populaire, ce mouvement nous réservera bien de surprises.

Autre nouveauté, la région sud du Tchad risque de connaître l’incursion des éléments de Djibrine Dassert, un ancien de l’armée tchadienne. Ceux-ci n’ont jusqu’à présent pas participé aux différents raids. Depuis les montagnes de Melfi, centre du Tchad, grâce à leur maîtrise du terrain, ils infligeraient certainement une défaite foudroyante aux éléments du despote.

 

 

Dans ce contexte d’affrontement armé, les populations tchadiennes doivent prendre dès aujourd’hui les dispositions nécessaires pour préserver leurs vies et bien. Cette fois-ci, toutes les régions du Tchad risquent hélas de connaître les conséquences de ces énièmes raids éclairs avec ses lots de victimes civiles. Une vigilance exceptionnelle est toutefois demandée aux civiles tchadiens.      


Bondjo Gombo" <bondjosse@yahoo.fr