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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


Rien ne peut justifier le refus des autorités françaises d'accorder un visa d'entrée au député tchadien, Ngarléjy Yorongar,dont la visite en France s'inscrit dans le cadre médical.

Cette décision de refus de visa du Ministère français des affaires étrangères, ne réflète pas du tout à notre avis les valeurs humanistes incarnées et défendues par la France qui font d'elle, une terre traditionnellement hospitalière d'Europe.

Le refus d'octroyer un visa pour des raisons médicales à un homme politique de surcroît député, met en exergue une fois que les relations obscures qu'entretiennent les officiels français  avec un régime qui cristalise  les reproches de tous bords à cause des multiples entorses causées à la démocratie.

La France, au lieu de saisir cette opportunité historique pour se démarquer du pouvoir d'Idriss Deby, confirme les accusations dont elles fait l'objet de la part de l'opinion publique sur sa politique tchadienne.

Vraissemblablement, les autorités françaises ont agit sous l'injonction du pouvoir tchadien, qui a influencé sur leur décision de refus de visa à M.Yorongar, dont la visite à Paris, gênerait naturellement les rapports franco-tchadiens en cette période d'incertitude politique.

Jalouse de sa souverainèté, la  France est aujoud'hui, sous la contrainte de défendre ses intérêts au détriment de ses propres valeurs.

Il est également, une occasion renouvelée pour le député  Ngarléjy Yorongar de tirer la léçon que l'obstacle majeur du processus démocratique et du retour définitif de la paix au Tchad, réside fondamentalement au niveau de la mauvaise volonté des dirigeants française réelle d'aider la classe politique tchadienne de sortir de l'impasse actuel.

Les raisons invoquées par le porte-parole du Ministère français des affaires étrangères pour refuser le visa au député tchadien, sont si légères et peu crédibles:"Nous lui avons proposé d'effectuer un examen approfondi dans les structures hospitalières françaises au Tchad, proposition à laquelle il n'a pas donné suite", a dit M. Desagneaux.

Ces arguments sont infondés, dans la mesure où tout le monde sait qu'au Tchad, les structures hospitalières françaises se comptent  au bout de doigt et les patients tchadiens les plus nantis,  sont généralement évacués vers l'étranger pour recevoir des soins intensifs et de qualité à défaut d'une couverture sanitaire adéquate et digne dans les secteurs publics.

Makaila Nguebla