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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

« Dans un passé récent, raconte un ancien footballeur tchadien, les activités sportives constituaient des moments de rencontres idéales. Elles alimentaient des débats passionnels. Les Tchadiens de tous bords se retrouvaient dans un climat d’entente cordiale, pour pronostiquer sur les résultats. »


En définitive, le sport et l’art apparaissent comme deux activités qui créent des interactions entre les communautés d’un même terroir. Ils permettent l’identification d’une nation dans la mesure où beaucoup de pays, au-delà de leurs performances économiques, jouissent d’une aura internationale grâce à l’exploit de leurs élites sportives et artistiques. Si de l’intérieur, des Tchadiens sont divisés sur la base de minables considérations, ailleurs, ils parviennent à surmonter les clivages qui les opposent. Cette forme de solidarité et d’entente s’est développée en une certaine période au sein des étudiants tchadiens. Comme le dit un politologue tchadien, la plupart d’entre eux ressentent « le désir d’appartenir à un groupe. Cette solidarité est mue par un besoin de sécurisation parce que chacun se sent isolé à l’étranger ».


Les routiers : le partage des souffrances communes Dans les autres professions, on cite aussi comme modèle les routiers pour avoir souvent eu l’esprit coopératif. L’un vient spontanément en aide à l’autre dont le véhicule tombe en panne sur un chemin. De même, il y a quelques années, il existait chez les militaires une solidarité très remarquable. Une solidarité de « corps ». Mais l’époque de cette assistance mutuelle est révolue chez les hommes en tenue. Aujourd’hui, il arrive de voir des militaires passer à tabac un autre militaire pour peu de chose parce que ce dernier ne serait pas de leur région ou de leur ethnie. « Dans les casernes, on vit toutes sortes de discriminations. C’est ce qui m’avait obligé à quitter l’armée », dit un officier de l’Armée Nationale Tchadienne, à la retraite. On dit souvent que « l’art est beau quand le cœur, la main et la tête travaillent ensemble ». Ceci explique peut-être cela.



Laoro Gondjé