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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Idriss Déby et ses hommes ont une manière cynique et inique de fêter l'anniversaire de l'enlèvement et de la séquestration (3-21 février 2008) et de la tentative d'assassinat de Ngarlejy Yorongar dans la nuit du 20 au 21 février 2008 au cimetière de Ngonbah. En effet, le 12 février 2009, Yorongar fait l'objet d'une cabale qui met en cause un chef d'Etat africain, deux anciens Premiers Ministres africains, un représentant spécial du Secrataire Général des Nations Unies et un colonel tchadien mécontent que Yorongar ne connaît ni d'Adam ni d'evève. Puis, il y a deux semaines et le 7 mars 2009, Yorongar reçoit, coup sur coup, deux convocations ou plûtôt deux tracts d'un prétendu pool d'enquêteurs dirigé, paraît-il par un Zakawa dont l'identité n'est pas connue pour l'instant. Toutefois, Yorongar écrit à Jean Alingué Bawoyeu, Ministre de la Justice pour lui demander d'ordonner une enquête sur ces tracts en attendant ses propres enquêtes sur cette cabale portée d'ailleurs à la connaissance du Premier Ministre le même jour (12 février 2009. En voici la lettre et ses annexes adressées au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

République du Tchad                        Unité-Travail-Progrès

Assemblée Nationale

 
Le Député Ngarlejy Yorongar

 

A Monsieur le Ministre de la Justice,

Garde des Sceaux

à N’Djaména

Objet : Deux tracts reçus à mon domicile ;

Monsieur,

 

1)- Il y a une semaine, un Monsieur se disant de la police judiciaire sans décliner son identité, m’a apporté un texte portant la mention «Pool d’enquêteurs judiciaires» suivi de «invitation» ne comportant ni entête officielle, ni timbre, ni adresse et encore moins les noms du signataire par ordre du «DPJ-IP» (annexe 1). J’ai demandé à ce Monsieur, si je peux avoir copie du décret portant création, organisation, fonctionnement et composition de ce pool, s’il est réellement créé par le gouvernement «à moins, lui ai-je fait remarquer, qu’il ne soit l’un de ces canulars auxquels je suis habitué…». Deux contacts téléphoniques y sont mentionnés sans plus. Toutefois, il y est apposé un cachet suspect. Avant, de me quitter, je lui ai demandé, si je suis tenu de répondre à un tel tract, ou pas. Il me répond que je ne suis soumis à aucune obligation de répondre. C’est sur ces entrefaites que ce Monsieur s’en est allé.

 

2)- Et puis, le samedi 7 mars 2009, jour non ouvrable, faut-il le rappeler, il est revenu avec un autre tract plus douteux que le précédent, portant toujours les mêmes mentions. Toutefois, le sceau n’est pas le même que le précédent (annexe 2). Les signatures semblent cependant visiblement être les mêmes.

 

Aussi, je vous rappelle que la commission sur les évènements du 3 février 2008 m’a déjà auditionné sur trois procès-verbaux à Paris et que ces procès-verbaux d’audition sont, je suppose, entre les mains du gouvernement pour toutes fins utiles.

 

En conséquence de ce qui précède, j’ai l’honneur de vous demander d’ordonner une enquête judiciaire pour déterminer le ou les auteurs de ce tract et leurs complices, car déjà, le 12 février 2009, j’ai fait, par exemple, l’objet d’une grossière cabale sans compter des menaces et des provocations sans cesse au téléphone depuis mon retour. Les auteurs de cette dernière cabale du 12 février 2009 ont, dans un coup fourré monté de toutes pièces, mis respectivement en cause un pays africain et son Chef d’Etat, deux anciens Premiers Ministres des pays d’Afrique dont l’un est aujourd’hui à la tête d’une institution panafricaine, l’un des représentants spéciaux du Secrétaire Général des Nations Unies dans un conflit africain et un colonel tchadien mécontent d’avoir été mis à la retraite à tort.

 

Je vous saurais gré des dispositions que vous voudrez bien prendre pour que diligence soit accordée à l’enquête sur ce tract. 

 

N’Djaména, le 10 mars 2009

 

Ampliations au :

-         Président de l’Assemblée Nationale,

-         Premier Ministre,

-         Procureur Général