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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

La décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) de délivrer un mandat d’arrêt à l’encontre du Président du Soudan Oumar Hassane El-béchir a suscité des réactions à travers quelques commentaires postés par des auteurs anonymes sur notre blog.

 

Conscients des reproches dont nous faisons l’objet, nous saisissons cette opportunité pour apporter une précision à la Cour Pénale Internationale (CPI) et à certain nombre d’observateurs au sein de la communauté internationale  divisée.

Nombreux sont ceux ou celles qui s’agitent autour de la crise du Darfour sans ternir compte des avis des acteurs et observateurs sous-régionaux notamment des Tchadiens dont le destin du pays est intimement lié au Soudan par la géographie et l’histoire.

 

Nous sommes donc, partis du simple constat que le Tchad et le Soudan qui partagent des frontières communes, n’ont jamais atteint un seuil critique pour que les relations entre les deux pays et les deux peuples frères, soient autant  détériorés  au point de devenir si affreuses et exécrables.

 

En effet, l’aggravation spectaculaire de ce conflit qui embrase la sous-région, faut-il le rappeler, ne peut justifier dans la mesure où depuis l’accession à la souveraineté internationale du Tchad, du régime de François  Tombalbaye, en passant par le Général Malloum, Goukouni Weddeye jusqu’au pouvoir de Hissein Habré, Soudanais et Tchadiens, ont vécu dans le respect mutuel des relations des bons voisinages.

 

Au début des années 1990, Idriss Deby, soutenu à l’époque par l’actuel régime de Khartoum, a conquis le pouvoir au Tchad, aprés avoir  puisé toutes ses potentialités humaines et matérielles depuis la région du Darfour, sa véritable forteresse, sa base arrière  et son tremplin.

 

C’est à l’insu des autorités soudanaises qui ont pourtant contribué à son ascension à la magistrature suprême, que Idriss Deby, de façon discrète et sournoise, avait promis aux populations du Darfour, qu’une fois au pouvoir au Tchad, qu’il les aidera à son tour dans leurs revendications civiques et politiques au Soudan.

 

Sans rien faire aux populations du Darfour, en l’occurrence, les Zaghawa, ethniquement proches de lui, le Président tchadien, très connu dans le processus de mises à feu à l’échelle sous-régionale avec notamment les renversements des régimes mêmes les plus démocratiquement élus, a armé, financé  les groupes rebelles de cette région du Soudan.

 

En outre, il a  cautionné l’éclatement en 2003 du conflit armé au Darfour qui a ému aujourd’hui, la communauté internationale qui s’est faite écho sans  chercher à situer la responsabilité initiale des différents protagonistes.

 

Tchadien, militant et défenseur des droits de l’homme, nous avons eu le privilège de prendre la parole et participer directement à des conférences de presse , aux tables rondes et ainsi que divers  cadres de réflexion qui traitent de la question du Darfour en vue d’aider à la résolution de ce conflit par des voies et  moyens pacifiques.

 

Notre objectif, s’inscrit dans une logique  de stabilité politique entre le Tchad et le Soudan, afin de mettre terme  aux souffrances des populations déplacées du Darfouri  de rejoindre leurs foyers  et que  des mécanismes soient mis pour qu’elles recouvrent leurs droits bafoués par le biais d’une  justice  équitable digne qui n’affecte pas la cohésion sociale des populations locales désireuses encore de vivre ensembles.

 

Les autorités soudanaises et les insurgés du Darfour,  qui ne parviennent pas à trouver des solutions aux différends qui les opposent, ont plus besoin de la compassion de la communauté internationale.

 

C’est bien dans cette vision, que nous n’avons pas partagé la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) et de son procureur Louis Moreno Ocampo, qui  s’enferment  dans une posture de justice vindicative et revancharde au détriment de la paix et la stabilité entre les différents peuples.

 

Dans cet esprit, nous estimons donc, que notre démarche est légitime, ne souffre d’aucune ambiguïté et ne peut être taxée d’aucune partialité de surcroît.

 

Makaila Nguebla