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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Tchad : La fin de la dictature est si proche

 

 

L’homme, en effet, croit en sa  dernière tournée à l’est du Tchad, comme la réalisation d’un grand dessein devant conduire les Tchadiens à la paix, la quiétude, la stabilité et le mieux-vivre en lui assurant une place honorable dans l’histoire du pays. Non, la seule victoire qui compte à ses yeux est d’être au pouvoir et d’y rester le plus longtemps possible, pour que lui et les siens puissent jouir de tous les privilèges de la République à la manière d’une sangsue et tant pis pour les victimes.

Mais, nous disons qu’un fruit ne tombe que lorsqu’il est mûr, mais avec la tempête de la Resistance Nationale, mûr ou pas, il tombera.

 

Quant à nous la Resistance Nationale, force est de constater que nous avons fait chou blanc, et ce, bien sûr, au regard de nos propres critères de la victoire sur le terrain.

Le Tchad n’est toujours pas une République encore moins une Démocratie. Son prestige dans la région n’a jamais été aussi bas. Les libertés fondamentales y sont systématiquement violées. Le prétendu ’’ miracle économique’’ a fait long feu. La corruption règne en maîtresse absolue. Le peuple vit dans une atmosphère de peur, de suspicion et de découragement.

Or toutes les tentatives pour mettre fin à cet état de fait qui dure depuis plus d’une décennie ont échoué.

La stratégie politique de l’entrisme et du’’ changement de l’intérieur ’’a simplement permis à certains de troquer le singulier pour le pluriel, l’honneur pour le déshonneur.

La stratégie de certains compatriotes, comme le groupe de Libreville la CIDI et la sœur Delphine Djeraïbé  basée sur modération, les appels au dialogue, n’ont fait que renforcer l’arrogance du dictateur et prolonger le calvaire des otages politiques et le peuple tchadien.

 

La stratégie des certains Compatriotes, toujours prêts à jouer dans un mouchoir de poche qui leur a été alloué et selon les règles imposées par le dictateur;  disent vouloir ’’faire avancer les choses’’ ou  profiter des brèches du système’’, n’ont fait que contribuer à leur intégration dans le faux pluralisme et le jeu malsain dans lequel excelle le bouffon suprême.

 

L’UFR ne doit  jamais perdre de vue que cet homme n’à que trois objectifs dans la vie : le premier est de s’accrocher au pouvoir, le second est de s’accrocher au pouvoir et le troisième est de s’accrocher au pouvoir. Il faut donc travailler en fonction de la seule hypothèse mobilisatrice à savoir que le dictateur, à moins de n’y être contraint et forcé, ne quittera jamais le palais rose  et essayera en 2009 de nous refaire le coup de février 2008.

 

Mais au-delà de tout ce gâchis de dignité et d’énergie pour la classe politique, imaginez ce que signifie pour l’avenir du Tchad  le maintien d’un dictateur au pouvoir jusqu’à la   fin 2009 et au -delà.

Une dictature obsédée par l’organisation de sa façade, l’étendue des dégâts qu’elle occasionne à une société ne se mesure qu’après sa chute. Mais même avec tout le souci que met le dictateur à soigner cette façade, l’étendue des dégâts se voit comme le soleil à travers le fameux tamis percé de notre proverbe bien connu.

 

La société, bâillonnée et qui ne peut exploser à cause de la chape de plomb policière qui la recouvre Implose. Crimes, assassinats.  Des jeunes à l’étranger sont en constante progression et veulent rentrer au pays. Mais c’est l’étendue de la misère psychologique des Tchadiens qui fait aujourd’hui le plus mal : haine de soi et de l’autre, mépris du pays et de l’Etat, abattement, découragement, cynisme et opportunisme .Voilà les fruits amers de la dictature et c’est avec eux que la population est obligée de  construire  les rapports sociaux.

Rechercher le dialogue  à l’intérieur du système est une grave erreur de le considérer  comme un tout monolithique. A tous les étages du pouvoir, existent des hommes et des femmes conscients du danger que le dictateur et son clan représentent non seulement pour le pays et l’Etat, mais aussi pour leur propre avenir. Quelle personne sensée de 30 ou 40 ans est prête à hypothéquer son avenir pour défendre le droit de voyous, unanimement honnis, à mettre le pays en coupe réglée et demain à feu et à sang pour continuer leurs rapines.

 

 

Si la dictature se pérennise et se durcisse au pouvoir, comme cela a été clairement indiqué par le dictateur,  lors de sa tournée à l’est du pays, le Tchad s’acheminera vers plus de stagnation, de déliquescence et  de cloisonnement. Le peuple tchadien   ne retrouvera sa liberté et sa fierté qu’avec le changement tant attendu qui ne viendra que de l’UFR.

 

 

Nous lançons un appel  à tous les Tchadiens, aussi bien dans l’opposition que dans tous les rouages de l’Etat  y compris dans l’armée à rejoindre les forces de résistance nationale afin de précipiter la chute de ce régime dictatorial et corrompu.

 

 Il faut rompre avec toutes les stratégies sus- mentionnées  sinon elles continueront à nous faire tourner dans le même cercle vicieux de l’impuissance et de l’indignité. Elles sont déjà un contre-exemple pour une jeunesse trouvant dans leurs échecs tous les justificatifs pour le recours aux armes.

 

Tous les citoyens, là où ils sont et à tous les niveaux de responsabilité doivent s’inscrire dans ces objectifs, se les approprier, aider à leur réalisation, car sans  leur contribution, la classe politique à elle seule n’y  pourra rien faire.

La Resistance Nationale entend en débattre sur place avec les représentants de la société civile et les leaders politiques, pour qu’ensemble, nous puissions travailler  au déblocage d’une situation grosse de tous les dangers et accélérer l’avènement d’un Tchad libéré enfin de l’indignité.

 

Abdelmanane Khatab