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Publié par Mak

 



La crise au Tchad : la Françafrique à l’œuvre


Un régime aux abois dans un environnement régional déstabilisé.


Longtemps homme-lige de Paris, au même titre que ses homologues Sassou N’Guesso au Congo ou Omar Bongo au Gabon, Idriss Déby Itno doit sa prise de pouvoir à ses qualités manœuvrières politiques et militaires, mais aussi à un appui longtemps resté inconditionnel de la France. Après dix-huit ans d’un régime autoritaire où les élections relèvent de la figure de style plébiscitaire, son bilan est sans appel : échec des expériences pilotes mise en place par la Banque mondiale, relations acrimonieuses avec la communauté internationale, irresponsabilité totale des gouvernants dans les différentes politiques de développement alors que foisonnent les ressources minérales. In fine, un classique du genre en Afrique.


Affaibli par plusieurs années d’autocratie, l’assise politique d’Idriss Déby Itno se réduit aujourd’hui à une infime minorité de son ethnie d’origine, les Zaghawas (entre 3 et 4 % de la population seulement et pour partie au Soudan) et une poignée de fidèles. En effet, la faiblesse du soutien aux Zaghawas du Darfour, une distribution discrétionnaire de la rente pétrolière, une révision constitutionnelle lui permettant de briguer un troisième mandat (qui a achevé de le décrédibiliser) et, enfin, une opposition légale étrillée ad nauseam l’ont rendu infréquentable au point que Paris ne le soutient qu’in extremis et par défaut.

 Face à lui, l’opposition armée encore divisée il y deux ans, et armée par Khartoum fédère un front hétéroclite comprenant d’anciens ministres, des cadres de l’armée, voire l’un des neveux du président tchadien.

Source: www.re-so.net