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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

La Cour Pénale Internationale (CPI)  se prépare d’émettre un mandat d’arrêt contre le Président soudanais Oumar Hassane El-béchir, pour crimes contre l’humanité et actes de génocide au Darfour.

A quelques jours de cette date fatidique, ici à Dakar  et en Afrique en générale, la question soulève débat, les  interrogations se fusent et se heurtent un peu partout dans tous les milieux publics.

 

En effet, le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), l’argentin Luis Moreno Ocampo, assis depuis le siège de cette juridiction internationale, sans être sur le terrain et en phase des réalités  humanitaires au Darfour, s’est fondé sur des rapports surréalistes  d’Ong travaillant dans la région, pour inculper  plusieurs responsables soudanais dont le Président Oumar Hassane El-béchir.

 

De l’avis de nombreux juristes africains et étrangers avec lesquels, nous avions échangé à ce propos, tout porte à croire que le procureur de la CPI, ne dispose véritablement d’aucun argument juridique convaincant pour accuser le Président El-béchir, de responsable et auteur de génocide.

 

Le comble , dans ce contentieux qui oppose Khartoum à la CPI, est qu’il est permis de constater que  le Gouvernement soudanais, les Etats-Unis d’Amérique,  le belliqueux et annexionniste Etat d’Israël n’ont ratifié ni signé la convention de Rome de juillet 1998 relative au crime contre l’humanité.

 

Mais force est de déplorer qu’aucun responsable politique  américain ou Israélien n’a fait l’objet d’aucune interpellation ou inquiétude, pour un quelconque acte de violation à l’encontre de ladite convention, signée jusqu’à présent que par une soixantaine des pays.

 

Pourtant, les Etats-Unis et l’Etat d’Israël sont directement responsables des violations massives et  systématiques des droits de l’homme dans divers points du monde : Irak, Afghanistan et Palestine et bien d’autres.

 

Qu’attend la CPI pour inculper Rumsfeld, Ariel Sharon, plongé dans un coma depuis quatre (4ans) ?

 

Pourquoi, alors trouver El-béchir ou le Soudan, comme un maillon faible pour incriminer  ?

 

Aujourd’hui, au regard des plaintes et des inculpations qui visent des dirigeants des pays en voie de développement, il y a lieu de se demander sur la motivation réelle jusqu’à là inavouée de la Cour Pénale Internationale, censée élever la justice internationale à un rang beaucoup plus honorable et respectable.

 

Pour revenir au cas, du Soudan, la Cour Pénale Internationale doit reconsidérer sans délai, sa vision déjà stéréotypée et figée pour aider au retour de la paix et à la cohésion nationale dans ce pays, qui, a trop souffert des affres des conflits armés crées à cause des   convoitises des puissances étrangères pour des raisons géostratégiques.

 

 

Tant que la Cour Pénale Internationale, n’aura fourni des preuves tangibles, suffisantes  avec un argument juridique de taille, sa démarche sera jugée d’arbitraire et  dépréciée aux yeux de l’opinion publique africaine, qui voit d’un mauvais œil tout ce qu’elle trame ou conspire contre le Soudan.

 

 

L’inculpation de Oumar Hasssane El-béchir, dirigeant d’un pays non signataire de la convention de Rome, est un délit majeur qui risquerait d’écorner l’image de la CPI.

 

Makaila Nguebla