Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

L’ambassadeur français au Tchad Bergot insulte la presse indépendante tchadienne: Un déni de démocratie au peuple.


L’ambassadeur Bergot insulte la presse indépendante tchadienne: L’ambassadeur Bergot a-t-il mesuré les enjeux de cette presse évoluant dans un espace sans stabilité des règles du jeu démocratiques et sans maturité politique au débat ?

A La faveur d’un des multiples gouvernements qui se sont succédés en France, est issu un diplomate pour représenter le Quai d’Orsay au Tchad. Jean Pierre Bergot est son nom. Comme toujours, ces beaux messieurs en mission en Afrique sont connus pour les rôles cyniques qu’ils jouent dans les vieilles colonies. Et le Tchad n’échappe pas à cette règle. Se calfeutrant dans leurs villas paradisiaques retranchées généralement dans les périmètres riverains, lacustres ou fluviaux, nos « dopelés » sous surveillance « Mantha ou Epervier » sont des véritables pachas, des courroies de transmission entre l’Elysée et les acteurs de la Comédie du Palais de Djambal Bahr.

Pour sa dernière prestation du 14 juillet 2005, notre fameux diplomate a cru devoir mettre l’accent sur un aspect qu’il juge important pour marquer un jour de fête nationale de la République de Charles De Gaulle : « La liberté de la presse et la déontologie des journalistes au Tchad. »

De mémoire de presse et de témoin d’événements, nulle occasion ne nous a jeté un tel montage de discours à la face et une telle incohérence d’un natif du pays de Voltaire. De quoi rougir tous les énarques français et les adeptes de René Descartes. En l’absence d’un discours et d’une méthode, retenons que notre cher Bergot a juste saisi une occasion qui puisse l’amener a exhiber en d’autres termes les soixante cinq millions de francs cfa comme preuve d’une coopération agissante avec le Tchad en 2005. Il fallait pour cela placer « les mots aimables d’un ton paternaliste » a l’endroit des journalistes tchadiens. Ceux qu’il considère comme des manipulés, sans éthique, inféodés, racistes, agitateurs. En ces propos envers la presse tchadienne, Jean Pierre Bergot fini bien un « discours». Eh oui pas du tout long, exhaustif ni fastidieux.

Du galimatias bergotien sous l’effet d’un champagne pétillant en ce jour anniversaire français, les tchadiens l’on appris, la diplomatie tchadienne a subi un revers. Pendant que le monde entier suit de près le développement de la situation politique et militaire au Tchad, les « penseurs » de la démocratie africaine et des droits de l’Homme ne cachent pas du tout leur sentiment d’agressivité. Pendant que justement sous d’autres cieux des diplomates excellent par les occasions de leurs jours de fête, en France, certains brillent par les émotions soudaines. Faisant fi de la raison, nous avons pensé que l’ambassadeur français serait au moins guidé par le bon sens de citer parmi ses moments de vives émotions, la victoire du Boycott du peuple tchadien du 06 juin 2005, comme ce fut le cas de la victoire de la Grande Bretagne pour abriter les jeux olympiques de 2012. Un manque d’éthique ou une diplomatie manipulatrice qui confond illusion et vérité ? Loin de réclamer a notre cher ambassadeur la première faculté qui est celle de distinguer le vrai du faux qu’il a, sous les yeux, nous lui demandons humblement de découvrir le vrai pour le substituer a l’erreur comme le disait Descartes : « Tous les hommes peuvent distinguer le vrai du faux, mais peu sont capables de découvrir la vérité. »

Jean Pierre Bergot a insulte la presse tchadienne et partant la presse africaine. Que dire alors de l’esprit du Programme de l’Union Européenne et des Bailleurs de Fonds d’Appui a ce secteur ? L’ambassadeur Bergot a-t-il mesuré les enjeux de cette presse évoluant dans un espace sans stabilité des règles du jeu démocratiques et sans maturité politique au débat ? Bien évidemment l’essor de cette presse qui gène se fait dans un contexte politique des plus honni. C’est malheureusement des tristes constats comme ceux des dadjos, Mabas, Tamas, Massalits, Arabes, Kredas, Saras, Hadjarais, Kanembous et autres massacrés, des filles et femmes violées, des terres spoliées, des bétails et de puits expropriés, des élèves et enseignants terrorisés, des fonctionnaires affamés, des entreprises dilapidées, des tchadiens exilés et de la dignité bafouée qui font le quotidien des journalistes dont Jean Pierre Bergot veux museler au prix de 65 millions de cfa. Non telle n’est de l’avis du Groupe Bellagio, de la Fondation Friedrich Ebert, de la Fondation Ford, de la Fondation Rockefeller ou les Coopérations suisses ou danoises qui ont soutenus des programmes similaires d’aide à la presse en Afrique. Ceux la ne viendraient jamais évaluer leurs aides par des calculs d’intérêts partisans.

Au Tchad, des les premiers jours, il a fallu user de cette ruse de dire « l’expression est libre » pour enregistrer les premiers martyrs : le cas de Me Behidi est la tout comme au Burkina, le cas Henri Zongo est l’autre épée de Damoclès. Des états francophones au dessous du seuil de pauvreté gangrenés par la corruption. N’est ce pas monsieur Bergot !


Source: archives africatime.com