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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

                  La marche vers la victoire  

                               Yes We Can

 

 Les mouvements politico-militaires tchadiens ont décidé de designer officiellement par « consensus » un  responsable de la nouvelle structure politico-militaire de la rébellion en la personne du Camarade  Timan Erdemi comme président de l’union des forces de la résistance (UFR) dans la perspective de renverser le régime d’Idriss Deby Itno. Il est certain que les leaders ont tiré chacun  la couverture vers  soi, mais finalement  Timan a réussit à récupéré le grand morceau avec l’appui du General Mahamat Nouri président de l’alliance nationale. Mais la marge de manœuvre de ses responsabilités de nouveau chef est très limitée. La décision a été approuvée sans conviction par les uns et par contre désapprouvée catégoriquement  par d’autres, mais la base  a émis des réserves. Nous comprenons leurs craintes, mais c’est la règle du jeu, il faut accepter la  démocratie consensuelle. Pour  le nouveau chef Timan Erdemi qui  vient d’être désigné à la tète de cette  entité très importante, entre la souffrance du peuple tchadien, et la confiance portée en lui par ses camarades de lutte et son cousin Idriss Deby le choix est claire.

 

L’UFR est conçue pour assurer la relève du MPS et empêcher l'installation du chaos. L’UFR créée à Hadjer Marfeine en décembre dernier où dans son manifeste politique-t-on trouve ce passage qui est très intéressant : « C’est devant ce contexte que des patriotes décident de prendre les armes pour mettre fin au règne de l’arbitraire, de l’injustice et du grand banditisme. » La démarche unitaire des mouvements signataires vise à enclencher une action militaire en vue d’un changement politique véritable conforme aux aspirations profondes du peuple qui proie sous le joug d’un régime despotique incarné par Idriss Deby ». L’UFR a décidé  dœuvrer par tout les moyens pour favoriser un changement de régime et établir au Tchad  une démocratie parlementaire qui « garantirait les libertés fondamentales, rechercherait des solutions pacifiques aux situations de conflits qui embrasent le Tchad. »


L'annonce de cette dynamique unitaire au sein de la  résistance  inquiète particulièrement le président Idriss Deby Itno, qui craint tout particulièrement de devoir se justifier auprès de son ami Nicolas Sarkozy lors de son séjour dernier à Paris, qui à mon avis aucun signe que l'accueil de ce dernier n'a pas du tout été chaleureux.

 

Dans ce contexte, Deby s'est vu obligé de « contre-attaquer ». Il a multiplié les ouvertures, notamment ces voyages en direction des pays proches comme, la France, la Libye où le président Deby s'est rendu en visite qualifiée de courtoisie sans doute pour exploiter l'alliance rebelle et ouvrir une brèche dans le processus de paix. Il comptait amener les rebelles accusés souvent   des  « mercenaires » à la table des négociations. Ce faisant, Deby pensait renvoyer la « balle politique » dans le camp libyen pour empêcher toute escalade militaire qu'il sait pertinemment « perdue d'avance ».

 

Selon toute vraisemblance, et en fonction nos informations obtenues auprès du terrain un changement au Tchad serait ficelé et placé sur une rampe de lancement. Le compte à rebours sera engagé dès qu'une action militaire  est commise dans les Territoires libérés, et qui prouverait l'implication du MJE.

 

 

Abdelmanane Khatab