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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Après un refus obstiné et injustifié de nous associer aux travaux de la commission pour l’unification de l’opposition, on nous demande enfin de compte de prendre part à la cérémonie de signature des statuts et règlement intérieur de l’UFR.

Malgré cela et bien que la décision de notre invitation ait été prise selon nos informations depuis le 25 décembre de l’année dernière, ce n’est que le 12 janvier 2009  que nous avons reçu la lettre de faire-part !  Nous devrons sans doute nous contenter de la justification contenue dans la lettre : « des circonstances subjectives et objectives » n’auraient pas permis de nous associer aux discussions sur l’union de l’opposition ! Mais quelles sont ces circonstances ?

Il est triste de constater que le mouvement précurseur, le FPRN/UFC qui, le premier, a écrit à tous les autres pour proposer justement cette même réflexion commune soit sciemment écarté de la concertation et, ce, malgré toutes les suites positives qui avaient été données à sa correspondance en date du 24 juillet 2008 (avec certains d’entre vous, nous avons posé le problème dès avril 2008, c’est-à-dire au lendemain de la bérézina de février). Ou bien n’étaient-ce, comme nous avons été emmenés à le penser, que des réponses pour la forme sans aucune intention d’application.  On comprend alors que certains mouvements en réunion s’opposent ouvertement à l’entrée du FPRN/UFC, du CDR mais également de toute autre organisation politico militaire dans de la commission pour l’unification de l’opposition armée.

Pourquoi tant d’intolérance ? Comment peut-on exclure une partie de l’opposition de pourparlers au sein de celle-ci et prêcher par ailleurs un dialogue inclusif avec le gouvernement ? Comment ne pas avoir des doutes sur la qualité de… futurs démocrates de ceux qui font déjà preuve de tant d’ostracisme ?

Nous comprenons donc aisément que nous ne soyons pas accueillis à bras ouverts, que notre présence puisse créer quelques angoisses chez ceux qui ont cherché à jeter sur nous l’anathème et nous frapper d’ostracisme sous les prétextes les plus fallacieux. En effet que n’a-t-on pas dit et entendu ?  On a dit, parlant de nous : « ces gens ne savent pas ce qu’ils veulent » ; « nous avons demandé à ces gens de venir mais ils ont refusé » ; « ces gens sont dérangeants » ;…

Une observation rigoureuse de leurs comportements doit permettre de classer les différents groupes de l’opposition armée car les faits et gestes comptent plus que tous les débats doctrinaires et tous les discours dans ce paysage. Dans un panorama où tout devrait aller pour le mieux, l’opposition n’est jamais arrivée à s’unir véritablement car la plupart des regroupements se sont fait avec beaucoup d’arrière-pensées mettant en avant les intérêts égoïstes de la course à l’aisance matérielle des chefs. C’est ainsi que depuis trois ans, les alliances se font et se défont à un rythme incroyable.

Aussi, si après beaucoup d’hésitations, nous avons consenti à participer à cette recherche de l’unité des forces de l’opposition, c’est que nous avons accepté d’être jugés par l’histoire en étant les témoins de celle-ci, même si nous avons de sérieux doutes sur la réalité de la volonté politique de certains à parvenir à une organisation unitaire et intégrée.   Mais aussi et surtout nous avons voulu apporter un démenti  formel aux nombreux mensonges qui ont été véhiculés.

Certains sont allés jusqu’à dire que nous aurions repoussé des offres de coopération bilatérale pour se justifier face à leurs propres militants qui ont cherché à comprendre pourquoi le FPRN/UFC était marginalisé. Propos inexacts de la part de gens ou groupe qui eux-mêmes n’ont jamais voulu de nous pour des raisons qui leurs sont propres.

Malgré toutes ces aberrations, nous restons convaincus au FPRN/UFC et au CDR que tant que l’opposition politico militaire restera divisée, ses assauts successifs contre la soldatesque de Déby constitueront peut être un danger personnel pour Déby lui-même mais sans doute pas pour le “débysme”.

Près de vingt (20) ans de pouvoir inchangé ont forgé des mentalités et des habitudes détestables et sans doute tenaces qu’il nous faudra extirper en même temps que la bête malfaisante qui en est à l’origine. Nous avons donc besoin de nous unir, d’unir nos forces pour relever les défis du changement et nous imposer ensemble comme alternative crédible, fiable et viable. Sans cette union, sans le resserrement de nos rangs, il nous sera impossible de faire bouger les autres forces vives de la nation. Notre peuple éduqué par toutes les années d’adversités et d’épreuves ne peut plus être mobilisé sur des simples discours ou des intentions même exprimés sous forme de programme ou autre manifeste.

Avec tous les mouvements représentés à ce forum ou avec certains de leurs dirigeants,  nous avons une riche expérience de coopération. Des moments épiques passés ensemble et qui nous aiderons sans doute dans la recherche et la consolidation d’un nouveau modus vivendi.

Nous venons donc  vers vous, sans complexe et sans rancune, afin de parvenir ensemble à une saine et franche coopération dans un climat rasséréné, loin des procès d’intention, en retrait des querelles mesquines et à l’écart des calculs politiciens, dans le plus grand intérêt du Tchad et du peuple tchadien.

Naturellement, nous tenons à exprimer la plus grande réserve sur la forme et le fond de tout ce qui a été discuté et adopté en dehors de nous. Nous fournirons en temps utile à l’organe approprié nos observations. Et voici quelques exemples :

-         A propos du manifeste : sur la forme, nous observons tout d’abord que le préambule est plus long que le corps; sur le fond, il y a manifestement une confusion entre programme de transition (sensé gérer les affaires courantes) et un programme de gouvernement (qui de surcroît et ici comporte des réformes structurelles) qui ne laisse par ailleurs aucune latitude au « Forum National » dont la mission devient confuse.

-         Concernant les statuts : la nature organisationnelle de l’UFR n’est précisée nulle part ; on ne sait pas très bien s’il s’agit d’une structure coopérative qui coordonne les activités de ses membres ou s’il s’agit d’un corps monolithique amalgamant toutes ses composantes ; le chapitre III relatif aux armées nous paraît confus du point de vue de la sémantique.

-         Par rapport au Règlement Intérieur : les attributions de certains membres du Bureau Exécutif ainsi que les conditions d’adhésion nous paraissent nécessiter quelques aménagements.

Que l’objectivité et la logique accompagnent le reste des discussions pour qu’elles puissent aboutir. Nous émettons le vœu que tous les textes adoptés pour la fondation de l’UFR soient appliqués sans aucune arrière-pensée, de bonne fois donc et avec la plus grande résolution par tous ses membres.

Que Dieu bénisse nos travaux, éclaire nos débats et guide nos pas sur le chemin de l’union.

Vive l’opposition unie et forte !

Vive le Tchad

  Source: Tchadoscopie