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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Parti D’Action Républicaine au Tchad

« Deby est ce qu’il est, soupire-t-on à  Paris. Mais où est l’alternative ? En face de lui, il n’y a personne. »

Il existe un  pays qui se  nomme le Tchad,  habité par  une nation tribaliste (clanique), guerrière, développée et désireuse de vivre dans une société démocratique, mais  soumis à une dictature d’un autre âge. Son sous-préfet autant que  son général-président a confisqué toutes les libertés individuelles et collectives dont le droit à des élections honnêtes. Il s’est fait ‘’élire’’  deux fois  par 99% et des poussières. Il se préparait  le 10 juin 2005,   à modifier par referendum la constitution qui lui interdisait un troisième mandat.

Nul n’a de doute concernant le  résultat de la prétendue consultation du peuple. Elle va lui donner ce qu’il exige : tribalisme, vols, viols, blanchiment de l’argent, crimes contre humanités, trafics des drogues, impunité, présidence à vie. Il a bâillonné l’opposition, la presse  et humilié tous les tchadiens comme nulle autre population au monde. Cette dernière  rejette avec horreur une telle perspective.

 

Malgré le désaccord de l’opposition démocratique,  la résistance démocratique intensifiée et la préparation de la riposte au putsch constitutionnel en  marche, le lendemain, les scores habituels ont été annoncés.

Le référendum  est  reconnu  légitime par les garants de la démocratie et de la révolution universelle.  Il  a  commencé par évoquer  le droit d’un  peuple à ne pas dépendre d’un état étranger. Il a fini par ‘’légitimer ‘’l’oppression de ce même peuple par son  pouvoir tribal ou dictatorial se considérant  le maître absolu  d’une population, à l’abri de toute critique, vite baptisée : démocratie. La démocratie est devenue un masque pour le dictateur tchadien qui conserve le pouvoir par  la force  de nos jours.

Aucune nation ne peut se prétendre démocrate à l’intérieur de ses frontières, si elle n’a pas les trois libertés fondamentales que sont : la liberté d’expression, d’association et d’élection. Ce sont ces libertés que le dictateur viole en  se comportant comme un véritable régime d’occupation interne. Le combat pour la démocratie est devenu dans ces conditions  un véritable combat pour une seconde indépendance.

Comme l’histoire de la lutte contre la dictature l’a montrée et en  l’absence d’une force universelle capable d’imposer ses décisions à la dictature, les tchadiens doivent compter sur eux pour chasser leur dictateur.

De plus, le message de l’Union Africaine et des Nations Unis est clair et palpable : Si vous voulez vous débarrasser de votre dictature, faites comme tout le monde : Descendez dans la rue. Faites vous hâcher menu par les mitraillettes comme cela s’est fait partout et comme cela a été le cas chez vous en 1975 et en 1990. Si vous l’emportez, on sera bien content pour vous. Si vous n’y arrivez pas, on sera bien obligé de continuer de traiter avec votre dictateur sur lequel nous ne nous faisons aucune illusion par ailleurs.

Les tchadiens honnêtes ont donc deux choix , soit ils  continueront  à  traiter sans états d’âme  avec de tribaliste-dictateur volant et violant sous leurs  propres yeux,  soit ils résistent au tyran comme tout les peuples. On reconnaît par là même,  dans le saint des saints du droit international,  que dans le cas d’espèce, il n’y a pas de solution de droit mais seulement une solution de force.

Le Parti D’Action Républicaine au Tchad peut garantir au peuple le changement nécessaire, si les oppositions lui promettent de s’unir au nom du Tchad ; au delà de clivage tribal et de constituer une nation. Malheureusement, parmi les leaders de l’opposition qui sont tellement dépassés par l’âge, il en est qui n’arrivent même pas à présenter leurs tribuns sans l’assistance de gardes du corps. Comment ce genre de leaders peuvent-ils visionner l’avenir du Tchad, ça me rappelle l’expression malienne qui dit, « les vieillards regardent l’avenir mais l’avenir regardent la jeunesse ». Ils ont un agenda caché qui est  identique à celui régime, c’est pourquoi, ils n’arrivent pas à vaincre le régime de Ndjamena.

Il n’existe aucune juridiction internationale pour demander justice face à  un pouvoir coupable de violation des  textes qui fondent aujourd’hui, la légalité internationale. Le cas tchadien est justement là pour souligner l’existence d’un trou important dans le dispositif que l’humanité essaye depuis cinquante ans de mettre en place pour que le droit prévale  sur la force.

 

Le régime de N’djamena a bafoué toutes règles internationales et organise de faux  referendums, des élections truquées, comme il y en a  tant dans le sud. Il en va de même pour les pratiques s’attaquant aux libertés fondamentales ou protégeant  la nation.

L’existence de la dictature rend notre chère patrie encore plus périlleuse et renforce la résistance démocratique. Celle-ci serait  aussi une pièce maîtresse dans le maintien de la paix dans le monde puisque ce sont, le plus souvent, des dictateurs à moitié fous qui ont déclenché les plus terribles guerres.

Bien sûr,  les Tchadiens ne vont pas attendre que leur liberté  soit  récupérée par de tels mécanismes, encore loin dans le futur. Ils devront, hélas, beaucoup  se sacrifier pour la mériter. Ils veulent, peuvent, savent éradiquer la dictature au même titre que la lèpre ou que la peste, maladies beaucoup moins mortelles pour l’homme et infiniment moins dangereuses pour l’humanité.

Fait le 12/01/2009

Par le président fondateur de P.A.R
Gourbal Djiddi Nokour
partchad@yahoo.com