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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak



Idriss Deby,
photo ci-contre, fait partie des
dirigeants africains
atteints par la pathologie
de conserver le pouvoir.
Dans la logique d’un tel système politique en rupture avec l’orthodoxie démocratique, où le peuple est déchu de sa souveraineté au profit du chef de l’Etat, c’est sans surprise que la conservation du pouvoir devient l’unique centre d’intérêt des dirigeants africains. Parce que dans ce système, pour qu’un individu, un clan, un groupe ethnique existe, il lui faut être au pouvoir. En dehors, tout est organisé par les dirigeants eux-mêmes de sorte que l’on soit réduit à néant : toutes les ressources du pays et tout ce qui est postes et fonctions d’influence et de décision sont concentrés entre leurs mains et leurs clans.

Dans ces conditions, perdre le pouvoir devient synonyme de catastrophe de fin du monde. Dès lors, en Afrique, le jeu politique ne consiste plus seulement à lutter pour conquérir le pouvoir, mais une fois que cela est fait, il faut encore lutter pour le conserver le plus longtemps possible, sinon ad vitam. Ce, non pas en convainquant le peuple par la qualité de la gestion qu’on en fait, mais en usant du brigandage politique avec comme instrument une armée à laquelle on aura pris le soin de colorer dans son ethnie. Peu importe qu’un dirigeant africain ait gagné ou perdu les élections, adossé à cette armée qui lui est vouée corps et âme, appuyée par des milices puissamment armées constituées par des jeunes de son ethnie, les centaines et les milliers de morts que font ces groupes ne sont que de vulgaires détails.

Source: abidjan.net