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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Union Nationale pour le Développement et le Renouveau

U.N.D.R

Paix-Discipline-Travail

 

 

 

CONSEIL NATIONAL STATUTAIRE

 9-10 janvier 2009

 

RAPPORT D’ACTIVITES

Du 2ème Vice-Président, Chargé de l’Organisation et de la Mobilisation

Célestin TOPONA MOCNGA

Tél :00235.623.27.37

 

L’année dernière, à deux jours près de différence, nous tenions ici même, la session statutaire de notre conseil national. Ce rituel devenu désormais immuable de notre parti depuis sa création, est un gage de sérieux. Cela prouve que l’UNDR est un parti qui est assis sur du concret malgré les difficultés réelles qu’il rencontre du fait du manque de ressources financières et matérielles. Nous tenons ainsi au strict respect de nos textes organiques. Combien d’organisations politiques sont-elles en mesure de faire une telle preuve d’existence et de perspicacité face aux adversités dans le paysage politique national ? Pour dire la vérité, il n’y en a pas beaucoup.

 

Les 6 et 7 janvier 2008 donc, Conseillers Nationaux, représentants des organes affiliés et délégués de nos structures de base, venus de différents comités régionaux, départementaux et locaux, ont planché sur des thèmes ayant trait à la vie du parti et aux grands problèmes de l’heure qui assaillent notre pays du fait de la mal gouvernance politique. Nous avons échangé sans complaisance sur des questions aussi variées que la paix, la sécurité, les élections, les revenus du pétrole, etc. Une résolution a été prise qui réaffirme la vision pertinente de l’UNDR sur la marche tumultueuse du pays. Parmi les positions mises en exergue, il y a la chance qu’a eu le Tchad de voir la signature par les acteurs politiques toutes tendances confondues, avec la facilitation des partenaires internationaux, de l’accord sur le renforcement du processus démocratique le 13 août 2007. Nous avions alors dit qu’il fallait privilégier le dialogue à tous points de vue pour trouver une solution à nos problèmes multiples, parmi lesquels l’imbroglio gouvernement et forces politico militaires. Mais comme toujours, les dirigeants n’ont pas suivi cette démarche et ont plutôt persisté dans leur fuite en avant. Un mois à peine après notre dernier conseil national, le chaos s’est abattu sur le pays, notamment, ici à N’Djaména.

 

C’est dire que l’année 2008 a été pour l’UNDR comme pour le peuple tchadien dans son ensemble, une année funeste. L’attaque rebelle de la capitale les 2 et 3 février 2008 a été un désastre qui a marqué profondément les esprits.

 

Pendant cette tragédie, l’UNDR a failli être décapitée par l’intrusion musclée des éléments des forces gouvernementales au domicile du camarade Président National, dans le terrible but évident de l’enlever et probablement de lui réserver le même sort que son homologue du Parti pour les Libertés (PLD) M. IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH. Celui-ci est aujourd’hui porté disparu après son enlèvement chez lui par les militaires gouvernementaux le 3 février. Chez le Président National de l’UNDR qui était heureusement absent du pays, les brutalités physiques, verbales et morales subis par les membres de sa famille se sont soldées par un blessé par balle.

 

Le Bureau Exécutif, consterné par cette tragédie a condamné avec vigueur cette dérive dans un communiqué de presse, comme il l’a fait encore lorsque les intimidations contre son domicile ont persisté plusieurs jours après les affrontements de la capitale, alors que le pouvoir faisait entendre qu’une délégation était allée au Cameroun ramener le Président de l’URD KAMOUGUE WADAL ABDELKADER qui s’y est réfugié et le Président de l’UNDR qui s’y trouvait également, bloqué après son voyage là bas, par les événements.

 

Le Bureau Exécutif, en gérant cette période difficile, s’est interrogé sur le pourquoi des manœuvres orchestrées contre les dirigeants de l’UNDR ; notre parti qui n’a jamais eu comme stratégie le recours aux armes pour conquérir le pouvoir. En prônant la voie la plus logique pour éviter la dislocation du pays, c'est-à-dire, la négociation, nous voilà paradoxalement devenus la cible des gouvernants. Sinon, comment expliquer cette folie de violence contre le dirigeant et les militants de l’UNDR ?

 

Mais, malgré ces difficultés, une fois le couvre feu, cette période de non droit levée, le Bureau Exécutif a repris ses activités par ses réunions hebdomadaires. C’est dans cette foulée qu’après avoir perçu les fameux 5 millions de FCFA de subvention accordée par l’Etat aux partis politiques, plusieurs missions de sensibilisation ont été dépêchées en mai et juin 2008 dans les régions du Lac, du Logone Occidental, du Moyen Chari ainsi que dans les villes de Massaguet, Dourbali, Madalia Gounou-gaya, Fianga Pala, Torrock, Gagal et récemment Bongor. Le but de ces missions était de rencontrer les comités locaux pour les entretenir de l’actualité politique nationale suite aux tragiques événements des 2 et 3 février. Il était aussi question d’informer les militants des détails de l’accord politique dont l’UNDR fut un des animateurs les plus engagés et signataires ; de dire dans quelles circonstances le Président National a échappé à un enlèvement grâce à son absence du pays, absence normale confirmée par une autorisation officielle de l’Assemblée Nationale dont il est l’un des Députés. A cette occasion également, les militants ont eu des explications sur la non participation de l’UNDR au gouvernement du 23 avril 2008 qui y voit la présence de 4 membres de la Coordination des partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC).

 

A l issue des différentes missions, chaque délégation  a produit un rapport sur la santé du parti.

 

Cette feuille de route que le bureau exécutif a remis  à chaque délégation devrait permettre d’ajuster les actions à partir des forces et faiblesses du parti sur le terrain ; ceci dans la perspective des échéances électorales futures, si l’accord du 13 août qui balise les conditions des scrutins est rigoureusement respecté.

 

De l’épluchage des différents rapports, le bureau exécutif constate qu’effectivement les structures de base du parti n’ont pas disparu mais elles rencontrent d’énormes difficultés  dont les plus citées par ordre d’importance sont d’ordre financiers, matériel et la baisse d’engouement des militants. Une sorte de lassitude s’est emparée de nos structures et le degré de militantisme risque dans ce cas d’en prendre un coup surtout que le pouvoir parallèlement, intensifie les intimidations contre ceux qui « pensent politiquement UNDR ».

 

Dans ce contexte pour remobiliser les militants il va falloir repenser d’autres stratégies si nous voulons attaquer les échéances électorales qui s’annoncent. C’est dire aussi à ce niveau précis que le Secrétariat National à l’organisation et à la mobilisation qui devrait être la cheville ouvrière pour la redynamisation du parti, n’a pas  eu les moyens de sa politique à savoir le manque de finance et de logistique pour sillonner les différents comités. C’est à la faveur de la subvention aux partis politiques que des missions substantielles ont pu être envoyées vers nos bases. Les autres occasions de prise de contact avec nos structures de base étaient plutôt informelles c’est à dire au détour dune mission privée de certains membres du conseil national ou du bureau exécutif des contacts ont été établis dans certaines villes avec des militants.

 

Concernant la ville de N’Djaména, rien de particulier n’est à vous signaler. C’est la torpeur tranquille dans les dix (10) arrondissements municipaux.

 

Le dernier point que je vais évoquer concerne l’évolution presque à reculons de l’esprit et de la lettre de l’accord politique du 13 août 2007. Le Bureau Exécutif a eu à constater comme les autres partis de l’opposition démocratique, que les textes de lois adoptés jusqu’ici par l’Assemblée Nationale remettent en cause fondamentalement cette entente politique. Les points essentiels qui devaient normaliser la situation électorale dans le pays tels que voulus par les partenaires politiques, viennent d’être rejetés notamment lors de l’adoption du nouveau code électoral. C’est ainsi que :

 

-          l’encouragement du nomadisme politique va continuer ;

-          le vote des tchadiens vivant à l’étranger et de nomades qui constituent comme vous le savez les sources de toutes les fraudes et abus constatés lors des élections, est maintenu comme auparavant ;

-          la fiabilisation et la sécurisation des cartes d’électeurs par des documents comportant des données biométriques comme stipulées dans l’accord ont été rejetés ;

-          l’intrusion de l’administration publique dans le processus électoral pour éclipser la CENI a été maintenue en violation flagrante de l’accord politique, etc.

 

La position de l’UNDR reste bien sûr alignée sur celle des partis membres de la CPDC. La lutte doit se poursuivre pour dire au pouvoir que la violation de l’accord du 13 août nous conduira vers l’abîme et qu’il faut qu’il revienne à la réalité et à la raison. Serons-nous écoutés ? L’histoire très prochaine nous le dira.

 

Je vous remercie.