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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Mandat d’arrêt contre El-Bechir : le Soudan affirme être prêt
Selon une source bien informée, la CPI pourrait émettre son mandat d’arrêt contre le président el-Béchir dans les semaines à venir, l’accusant de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour.

Le Soudan a déclaré mardi qu’il ne serait surpris par aucune décision que prendra la Cour pénale internationale (CPI) contre son président Omar el-Béchir. "Si un mandat d’arrêt est lancé par la CPI contre le président el-Béchir, le gouvernement soudanais ne sera pas surpris", a déclaré le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, Ali al-Sadiq.

Al-Sadiq a aussi déclaré à la presse que l’éventuelle décision de la CPI " ne changera rien dans les plans et les progrès du gouvernement soudanais pour régler la crise du Darfour"."Le gouvernement sait exactement que la CPI est seulement un instrument politique pour punir le Soudan, qui doit être affaibli comme le souhaitent les puissances occidentales", a indiqué al- Sadiq, pour qui le moment choisi de la décision de la CPI est de troubler les relations du Soudan avec la nouvelle administration des Etats-Unis.

Une remise en cause des efforts de paix selon l’UA

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Campo, avait appelé en décembre la communauté internationale à se préparer, "plus tôt que tard", à la décision des juges de son tribunal sur l’inculpation du président soudanais Omar Hassan el-Béchir.

Contacté par téléphone par la rédaction d’International Magazine sur les dates éventuelles de cette mise en inculpation, le bureau du procureur n’a pas souhaité en dire plus, se contentant de confirmer que le dossier d’inculpation était en cours. En juillet 2008, M. Moreno-Ocampo avait déja demandé à l’équipe de trois juges de la Cour d’inculper le président el-Béchir entre autre pour génocide et crimes contre l’humanité au Darfour.

Pour l’Union africaine, la menace de la CPI de poursuivre le chef de l’Etat soudanais compromet les efforts de paix actuellement déployés par elle et l’ONU dans la région de l’Est de l’Afrique en proie depuis des années à des crimes sans nom.