Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Et si l'on faisait du mal à Sameh ? 

 

Depuis sa naissance en Tunisie, madame Sameh Harakati traverse un cataclysme de malheur.

Cela a commencé à sa majorité avec un très grave accident de la route qui l'a presque conduite dans sa tombe.

Après plusieurs mois de convalescence dans un lit, elle reprend son travail d'animatrice de tourisme.

Lors d'une soirée, elle rencontre son futur mari qu'elle décide d'épouser. Sameh pensait que la chance avait enfin tournée en sa faveur.

Un soir, elle assiste par malchance à un braquage à main armée, quelques temps après elle est interpellée pour complicité avec le témoignage du braqueur qui l'a chargé en croyant que Sameh l'avait dénoncée.

Sameh se retrouve alors en détention, cette épreuve de trop lui déclenche une fausse couche.

Quinze jours plus tard, sa belle mère décède brusquement puis vient le décès de son oncle et de sa grand-mère une semaine plus tard.

Malgré les circonstances, elle est tout de même condamnée au bout d'un an de prison à onze années fermes de détention.

Puis sa vie carcérale bascule dans l'horreur avec des violences en tout genre, sa détention qui était un enfer devient l'habitation principale du diable.

Son état physique se dégrade dramatiquement au point de mettre sa propre existence en danger.

Lors de son procès en appel courant juin 2008, madame Sameh Harakati est condamnée à six années fermes.

Il n'y avait aucune preuve matérielle pour la confondre, la présomption d'innocence aurait dû lui profiter car tout avocat comme tout juge savent que c'est la règle d'or.

Seul le témoignage du braqueur l'a entraîné à poursuivre sa captivité, elle aurait dû être disculpé surtout avec le témoignage final de ce dernier qui innocente définitivement la jeune Sameh Harakati.


Le cauchemar de Sameh se perpétue avec son transfert vers la prison de Sousse. Un transfert en direction d'une détention loin des regards et des droits.

Pour tous ceux qui estiment que Sameh Harakati n'a pas encore suffisamment souffert, nous pouvons en rajouter tout simplement en ignorant ses appels de détresse.

Nous pouvons tous être cruel et sans cœur en cautionnant ses malheurs par le silence.

On n'oublie tous que Sameh peut un jour être à la place de notre sœur, de notre frère, d'un ami ou encore de notre mère.

Mais pourquoi l'aider ? Autant la laisser au fond de sa prison et participer en quelques sortes à son enfer.

Nous pouvons tous lui faire du mal en restant neutre, en tournant la tête vers une autre direction.


Contrairement à ce que vous pensez, vous y participez en ne faisant rien pour Sameh.

Nous avons tous une conscience à preuve du contraire mais notre côté irresponsable nous pousse à rester dans notre coin sans rien faire pour l'aider.

Continuons à lui faire du mal...après tout se n'est qu'une tunisienne sans intérêt et le monde ne s'arrêtera pas de tourner, heureusement que des personnes exceptionnels ou bien même des anonymes font de leurs mieux pour agir avec humanisme, ces personnes ont portés un autre regard sur Sameh.

Nous voulions remercier en particulier, madame Louiza Toscane, madame Nahed Smaoui, le Sénateur Philippe Madrelle, monsieur Habib Elaihar, Lilou, monsieur Nicolas Berger, monsieur Houcine Bardi, Hasni, Foufou, monsieur Paul Lacouture, monsieur Woujouh Baldati, Nadiya216, monsieur Makaila Nguebla...


Et si vous faisiez vous aussi partie de cette liste ?

Pour cela il vous faut agir avec cœur en n'oubliant pas que la passivité est l'ennemi de la justice.

 

   Comité pour la liberté de madame Sameh Harakati


   Le 23 décembre 2008



Retrouvez l'histoire de sameh en visitant son site web: http://tunisie-harakati.mylivepage.com/