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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak



Le Député Ngarlejy Yorongar

BP 4197 N’Djaména-Moursal

Tchad

Email : yorongar@yahoo.fr, Site : www.yorongar.com

A mes très Chers Frères et Sœurs musulmans de toutes les Mosquées des villages et villes du Tchad

Je ne saurais comment vous remercier pour toute l’attention que vous ne cessez de manifester à ma modeste personne depuis plusieurs années en invoquant Allah Le Créateur et Le Miséricordieux en ma faveur dans vos prières tant individuelles que collectives.

En effet, toutes les fois que je suis dans une mauvaise passe avec le pouvoir en place, vous ne cessez de voler à mon secours par la prière. Ce dont je vous remercie mille fois.

N’eut été vos prières auxquelles Dieu de Bonté et d’Amour a favorablement répondu, je ne serai plus de ce monde à partir de ce 3 février 2008.

Alors que je n’ai rien à me reprocher, je suis resté chez moi sans tenter de prendre mes jambes au cou comme la plupart des leaders des partis politiques. Le 3 février 2008, à ma grande surprise, les militaires réguliers ont débarqué chez moi pour procéder à mon enlèvement. Ils m’ont conduit dans un camp militaire situé juste à côté du jardin du chef de l’Eta à Farcha. Dans la nuit du 5 au 6 février 2008, M . Ibni Oumar Mahamat Saleh est mort dans sa cellule. Le 19 février 2008 à 02 heurs du matin environ, habillé en djalabia, une sorte de linceul, les yeux bandés d’un bandeau rouge comme la couleur de mon parti et une grosse chaîne liant mes deux jambes, extrait de ma cellule pour être conduit au cimetière de Ngonbah, installé entre deux tombes, j’ai décidé de prier mon Tout Puissant Dieu. A peine ma prière terminée, l’un des deux tueurs a tiré deux coups de feu en ma direction et ils m’ont laissé pour mort. Grâce à Dieu, la tombe qui est située à ma droite a arrêté la trajectoire des deux balles m’épargnant ainsi de la mort certaine par balle, balle promise et programmée depuis le début du mois de février 1999 à une soixantaine de mes parents de Bébédjia et Doba convoqués pour la circonstance. Après le départ de ces deux tueurs vers 03 heures du matin, je me suis levé. Troublé et désorienté, je suis la direction de la voiture de mes deux tueurs. A quelques mètres de là, j’ai aperçu un tas de briques à ma gauche. Ce fut la hutte des gardiens de la forêt située à quelques mètres des tombes. Je la contourne et j’ai frappé aux deux portes. En sortent deux grands gaillards qui m’ont pris pour un fantôme. Ils m’ont conduit chez mon ami, Bourmassou Djibersou[3]. J’ai alors décider de rentrer chez moi à Moursal, mais ma sœur, les deux gardiens et mon ami Bourmassou m’en ont dissuadé. C’est ainsi que j’ai décidé de partir à Nguéli pour me retrouver ensuite au Cameroun et en France afin de témoigner de ce que j’ai vu, entendu et vécu lors de ma captivité dans cette prison secrète, témoignage publié dans Afrique-Education n°247 du 1er au 15 mars 2008 (annexe 1).

La délégation de la commission qui est partie à Paris pour m’auditionner s’est transformée en avocate patentée de mes bourreaux. Mieux, ce sont les observateurs[4] au sein de cette commission, qui se sont succédés pour présider mon audition, ce qui m’a amené à les récuser sans ménagement pour mettre fin à cette manipulation.

En dépit du danger qui reste et demeure toujours permanent pour ma vie, j’ai décidé de rentrer dans mon cher pays, le Tchad car, Seul Allah le Tout puissant peut décider de la vie ou de la mort de chacun de nous et il me l’a prouvé du 3 au 20 février 2008 au jardin présidentiel de Farcha et dans la nuit du 20 au 21 février 2008 au cimetière de Ngonbah.

Ma Collègue, la Sénateur française Alima Boumédienne-Thiéry, membre du comité des Droits de l’Homme des Parlementaires de l’Union Interparlementaire de Genève (Suisse) m’a accompagné à N’Djaména pour s’assurer que je sois bien rentrer de l’aéroport à mon domicile à Moursal. Gloire à Dieu Très Haut m’a toujours et encore sauvé d’atroce mort  annoncée et programmée depuis 1999. C’et la quatorzième fois, ce dont je Le remercie.

Aussi, au nom de Allah Tout Puissant et Bienfaiteur, je profite de l’occasion pour adresser également à chacune et à chacun de vous, à votre famille et à votre entourage mes vœux de bonheur, de santé, de prospérité, de longévité et surtout de paix pour le nouvel an 2009.

Je vous demande de continuer à prier pour moi et pour la paix au Tchad.

Puisse Notre Créateur Allah vous combler de sa riche bénédiction et vous récompenser tout en maintenant son étendard protecteur sur vous.

Encore une fois, mille merci à mon Puissant et Miséricordieux Allah.

Au nom d’Allah Tout Puissant et Bienfaiteur, je profite de l’occasion pour adresser à chacun de vous, à votre famille et à votre entourage mes vœux de bonheur, de santé et de prospérité pour le nouvel an 2009.

Puisse Notre Créateur Allah Le bienfaiteur vous combler de sa riche bénédiction et vous récompenser tout en maintenant son étendard protecteur sur vous.

Je vous demande de continuer à prier pour moi et pour la paix au Tchad.

Veuillez agréer, mes Chers Frères, l’expression de ma profonde considération dans le précieux nom d’Allah le Miséricordieux. AMINE.

N’Djaména, le 1er janvier 2009

Adresse mail : yorongarn@yahoo.fr ou yorongar@gmail.com;

Site Internet : www.yorongar.com




Lettre numéro de voeux!!

Le Député Ngarlejy Yorongar

BP 4197 N’Djaména-Moursal

Tchad

Email : yorongar@yahoo.fr, Site : www.yorongar.com

A toutes les Eglises des villages et villes du Tchad

(A l’attention de mes très Chers Frères et Sœurs en Christ)

Je ne saurais comment vous remercier pour toute l’attention que vous ne cessez de manifester à ma modeste personne depuis plusieurs années en invoquant Dieu Créateur et Miséricordieux en ma faveur dans vos prières tant individuelles que collectives.

En effet, toutes les fois que je suis dans une mauvaise passe avec le pouvoir en place, vous ne cessez de voler à mon secours par la prière. Ce dont je vous remercie mille fois.

N’eut été vos prières auxquelles Dieu de Bonté et d’Amour a favorablement répondu, je ne serai plus de ce monde à partir de ce 3 février 2008.

Alors que je n’ai rien à me reprocher, je suis resté chez moi sans tenter de prendre mes jambes au cou comme la plupart des leaders des partis politiques. Le 3 février 2008, à ma grande surprise, les militaires réguliers ont débarqué chez moi pour procéder à mon enlèvement. Ils m’ont conduit dans un camp militaire situé juste à côté du jardin du chef de l’Etat à Farcha. Dans la nuit du 5 au 6 février 2008, M. Ibni Oumar Mahamat Saleh est mort dans sa cellule. Le 19 février 2008 à 02 heurs du matin environ, habillé en djalabia, une sorte de linceul, les yeux bandés d’un bandeau rouge comme la couleur de mon parti et une grosse chaîne liant mes deux jambes, extrait de ma cellule pour être conduit au cimetière de Ngonbah, installé entre deux tombes, j’ai décidé de prier mon Tout Puissant Dieu. A peine ma prière terminée, l’un des deux tueurs a tiré deux coups de feu en ma direction et ils m’ont laissé pour mort. Grâce à Dieu, la tombe qui est située à ma droite a arrêté la trajectoire des deux balles m’épargnant ainsi de la mort certaine par balle, balle promise et programmée depuis le début du mois de février 1999 à une soixantaine de mes parents de Bébédjia et Doba convoqués pour la circonstance. Après le départ de ces deux tueurs vers 03 heures du matin, je me suis levé. Troublé et désorienté, je suis la direction de la voiture de mes deux tueurs. A quelques mètres de là, j’ai aperçu un tas de briques à ma gauche. Ce fut la hutte des gardiens de la forêt située à quelques mètres des tombes. Je la contourne et j’ai frappé aux deux portes. En sortent deux grands gaillards qui m’ont pris pour un fantôme. Ils m’ont conduit chez mon ami, Bourmassou Djibersou[1]. J’ai alors décidé de rentrer chez moi à Moursal, mais ma sœur, les deux gardiens et mon ami Bourmassou m’en ont dissuadé. C’est ainsi que j’ai décidé de partir à Nguéli pour me retrouver ensuite au Cameroun et en France afin de témoigner de ce que j’ai vu, entendu et vécu lors de ma captivité dans cette prison secrète, témoignage publié dans Afrique-Education n°247 du 1er au 15 mars 2008 (annexe 1).

La délégation de la commission qui est partie à Paris pour m’auditionner s’est transformée en avocate patentée de mes bourreaux. Mieux, ce sont les observateurs[2] au sein de cette commission, qui se sont succédés pour présider mon audition, ce qui m’a amené à les récuser sans ménagement pour mettre fin à cette manipulation.

En dépit du danger qui reste et demeure toujours permanent pour ma vie, j’ai décidé de rentrer dans mon cher pays, le Tchad car, Seul Dieu Tout Puissant peut décider de la vie ou de la mort de chacun de nous et il me l’a prouvé du 3 au 20 février 2008 au jardin présidentiel à Farcha et la nuit du 10 au 21 février 2008 au cimetière de Ngonbah.

Ma Collègue, la Sénateur française Alima Boumédienne-Thiéry, membre du comité des Droits de l’Homme des Parlementaires de l’Union Interparlementaire de Genève (Suisse) m’a accompagné à N’Djaména pour s’assurer que je suis bien rentré de l’aéroport de N’Djaména à mon domicile à Moursal.

Gloire à Dieu Très Haut m’a toujours et encore sauvé d’atroce mort  annoncée et programmée depuis 1999. Mon enlèvement du 3 février est la quatorzième fois, ce dont je Le remercie dans le précieux Nom de son Fils Jésus Christ.

Joyeux Noël, mes Chers Frères et Sœurs en Jésus Christ.

Aussi, au nom de Dieu Tout Puissant et Bienfaiteur, de son Fils Jésus Christ et du Saint Esprit, je profite de l’occasion pour adresser également à chacune et à chacun de vous, à votre famille et à votre entourage mes vœux de bonheur, de santé, de prospérité, de longévité et surtout de paix pour le nouvel an 2009.

Je vous demande de continuer à prier pour moi et pour la paix au Tchad.

Puisse Notre Créateur vous combler de sa riche bénédiction et vous récompenser tout en maintenant son étendard protecteur sur vous.

Veuillez agréer, mes Chers Frères en Christ, l’expression de ma profonde considération au précieux nom de Notre Sauveur Jésus Christ. AMEN.

N’Djaména, le 24 décembre 2008

Adresse mail : yorongarn@yahoo.fr ou yorongar@gmail.com;

Site Internet : www.yorongar.

 

 

 

 


[1] J’ai fait garder jalousement ; pour toutes fins utiles, le djalabia sous forme de linceul offert par l’ANS, les sandalettes des deux gardiens de la forêt et de cimetière de Ngonbah, la casquette de mon ami Bourmassou Djibersou. De même, la douille de la balle qui a été tirée sur mon chauffeur est entre les mains de l’Amnesty International à Londres (Angleterre).

[2] Ce sont Maîtres Eric Plouvier et Olivier Foks, commis par l’Union Européenne pour la représenter.

[3] J’ai fait garder jalousement ; pour toutes fins utiles, le djalabia sous forme de linceul offert par l’ANS, les sandalettes des deux gardiens de la forêt et de cimetière de Ngonbah, la casquette de mon ami Bourmassou Djibersou. De même, la douille de la balle qui a été tirée sur mon chauffeur est entre les mains de l’Amnesty International à Londres (Angleterre).

[4] Ce sont Maîtres Eric Plouvier et Olivier Foks, commis par l’Union Européenne pour la représenter au sein de ladite commission.